Chronique de la brutalité sous pandémie 7/ Escamoter la pauvreté

La visite conjointe de deux ministres a permis à l’État de réaffirmer sa volonté de poursuivre sa politique d’éradication des quartiers pauvres et d’effacer la population indésirable du territoire. Il y pratique une étrange martingale : combattre la pauvreté en congédiant les pauvres ! Les habitants vont planter leur case dans le quartier voisin. Deux mères de famille disent leur effarement.

Il faut que certains humains servent de déchet à la société.

Colette Pétonnet*

 

Le billet qui suit se décline en deux temps : le texte de l'auteur suivi des témoignages de deux habitantes du quartier Karobole.

Quartier Karabole, Koungou, mardi 21 septembre. Contrôle policier. © collection daniel gros Quartier Karabole, Koungou, mardi 21 septembre. Contrôle policier. © collection daniel gros
À Mayotte et ailleurs, la législature actuelle mène une politique du logement difficilement compréhensible et contraire à toutes les valeurs humanistes. Arrêter un programme de démolition de logements, quelle que soit leur qualité, sur un territoire qui en manque cruellement, ne va pas de soi. Deux ministres ont réaffirmé haut et fort l’intention du gouvernement de poursuivre et durcir cette politique de la terre brûlée 1. Et tous d’y aller bon train : « Cette politique n’a pas d’équivalent sur le territoire national, et nous avons ainsi pu détruire 1.000 cases en 2020, contre 50 en 2019[2] » se vante un des sbires de la préfecture.

Il n’y a aucune raison que cela cesse. La prochaine opération que la rumeur insistante annonce pour le lundi 27 septembre prochain, fut décidée par arrêté préfectoral le 21 juin dernier[3].

Au préalable, l’administration dépêche régulièrement ses polices dans les quartiers désignés. Mardi matin encore la gendarmerie a procédé dès l’aurore au contrôle administratif des habitants en guise d’intimidation.

Que montre la photographie reproduite ci-dessus : au premier plan, des policiers blancs contrôlent une population noire. Au risque de choquer les « penseurs » rétifs à la notion d’intersectionalité, il montre aussi des femmes et des enfants vivant dans un pays sous-développé. Fût-elle prise à Mayotte ? Qu’importe ! Elle évoquerait  aussi bien tout pays de misère. Terre rouge africaine sous un bitume dégradé ; population noire aux abords d’un habitat pauvre ; à l’arrière-plan, au-delà des premières tôles que ses habitants ont ornées de teintes jaune, orange et bleue joliment assorties, le même type d’habitat s’étale parmi la végétation jusqu’à l’océan écrasé sous un soleil tropical offrant enfin un peu d’exotisme.

La civilisation s’impose dans ce décor pauvre et bienveillant. Un homme porte le masque sanitaire réglementaire et une tenue de travail suggérant un emploi dans les travaux publics. Et trois policiers, chacun suspendu dans son mouvement, sont à leur affaire : débusquer les clandestins, et surtout en l’occurrence : harceler la population de sorte qu’elle dégage les lieux avant l’intervention prochaine des engins de chantier.

Cela se passe à Koungou, commune de Mayotte emportée dans un programme intensif de destruction de l’habitat pauvre. Depuis un an, la préfecture démolit à tour de bras les quartiers d’habitations en tôle. Déjà 10 arrêtés ont été publiés, certains concernant quelques maisons, d’autres pour des démolitions de quartiers très peuplés. Le quartier Karabole est la troisième opération de démolition entreprise sur la commune. Il regroupe au minimum 350 logements parmi lesquels 12 maisons en béton qui subiront le même sort que les logements précaires. Il s'agit de l'opération la plus importante jamais engagée jusqu'à présent.

Auparavant, les 8, 9 et 10 mars, 230 logements composant le quartier dit « Jamaïque » avaient été rasés ; puis, les 30 juin et 1er juillet, le quartier Hamarachi dans le village de Majicavo fut débarrassé de ses 242 maisons. Dans les jours prochains, ce sera le tour du quartier Karabole, rassemblant plus de 350 habitations. Sachant qu’il faut compter environ 5 habitants par logement[4], aura été mise à la rue une population approximative de plus de 4000 personnes.

De telles décisions semblent irréfléchies et inutilement cruelles au regard de la dernière note de l’INSEE sur l’évolution des conditions de logement à Mayotte, publiée en août 2019[5]. « Quatre logements sur 10 sont en tôle en 2017 », avertit d’emblée le rédacteur en sous -titre de la note. « Depuis 1997, les constructions fragiles marquent toujours autant l’habitat mahorais : elles en constituent une part stable d’environ quatre logements sur dix ». Ont changé les matériaux employés pour leur édification, la tôle remplaçant largement le végétal.

Quartier Karabole, Koungou, mardi 21 septembre. Contrôle policier. © collection daniel gros Quartier Karabole, Koungou, mardi 21 septembre. Contrôle policier. © collection daniel gros
Dans la mesure où les logements en tôle abritent les populations les plus pauvres de l’île, les familles les plus éloignées de l’emploi peuvent difficilement accéder au confort relatif des maisons en dur. Ainsi les personnes natives des autres îles de l’archipel des Comores logent majoritairement dans ce type d’habitations précaires (65%) contre 25% des Français nés à Mayotte.

À la difficulté de l’accès à l’emploi ouvert à seulement 12% des personnes étrangères âgées de 15 à 64 ans, (contre 42% de Français), s’ajoute la mise à l’écart des dispositifs de solidarité nationale : allocations familiales, de logement, RSA auxquels n’ont pas droit les étrangers titulaires d’un titre de séjour annuel ou pluriannuel. Les Français natifs de Mayotte bénéficient de prestations au rabais, contrairement à leurs compatriotes venus de métropole. De plus, le revenu médian s’établissant à 262 € mensuels par unité de consommation, comment imaginer qu’une majorité de gens puisse prétendre à mieux que la « cabane en tôle » ou soit prémunie contre les petites bricoles de l’économie informelle par ailleurs durement combattue par l’État[6].

Mayotte semble se bercer d’illusion, comme si l’idée même de la France prémunissait contre l’indigence. Tout ce qui se joue actuellement, des agitations au sommet de l’État jusqu’aux plus sombres ressentiments dans les villages, ne vise qu’à dissimuler une méprise inavouable : le territoire survit difficilement dans un état de sous-développement endémique qui n’a rien à envier à ses voisins. L’idée de départementalisation participe du même leurre : seule une infime fraction de la population bénéficie d’un revenu suffisant pour jouir d’un niveau de vie européen, privilège des métropolitains qu’il ne s’agit pas d’éloigner du confort auquel la naissance les gratifie (à peine 5% de la population) et des quelques 10 à 15% d’autochtones salariés de la fonction publique territoriale dont il faut s’assurer le concours.

Insinuer que la présence d’une population étrangère est responsable de tous maux permet à l’État et aux quelques privilégiés qui tirent profit de la situation de se dédouaner à bon compte d’une incurie administrative historique. Le bilan séculaire de l’administration française raconte une autre histoire de Mayotte, pourtant une des plus anciennes possessions coloniales françaises : au lendemain du référendum de décembre 1975 qui a conduit à sa séparation des Comores, « les infrastructures routières, sanitaires, scolaires, sont embryonnaires. Quelques dizaines de kilomètres de routes seulement sont revêtues, les endémies tropicales sévissent, le taux de scolarisation atteint à peine 20%, il n’existe aucun établissement bancaire et la circulation monétaire y demeure à un très modeste niveau, l’économie domestique reposant à peu près totalement sur l’autoconsommation et le troc »[7].

En à peine quarante ans, l’île sous-développée obtient le statut de département mais l’indifférence de l’État français vis-à-vis de sa population est implicitement réaffirmée : les habitants devront patienter encore longtemps pour bénéficier d'un traitement national. D’ici là, la seule politique qui vaille consiste à effacer tant bien que mal tout ce qui rattache au passé. Au risque de compromettre sa propre identité[8].

Alors pour tenir à distance tout ce qui pourrait rappeler l'attachement comorien de l’île, le gouvernement n’a pas hésité à flatter une population en lui servant, au lieu d’un alignement de leur condition sur tous les droits nationaux, des petits arrangements au détriment de leurs voisins « étrangers ».

Lors de leur récente visite, les deux ministres de l’Outre-mer et de l’Intérieur ont renouvelé leur promesse de lutter contre l’insécurité et renchéri sur leur engagement : moyens contre l’immigration clandestine considérée comme le seul problème du territoire : poursuite et renforcement du programme de destruction des bidonvilles ; durcissement de l’accès à la nationalité ; surveillance accrue des frontières, et cætera.

Mais ils ont reporté aux calendes grecques l’alignement tant espéré par les Mahorais. Le ministre de l’Outre-mer scrute un horizon lointain : « un des grands enjeux de la loi Mayotte, c’est de parachever la départementalisation avec une convergence des droits sociaux à l’horizon 2031[9] », promet-il. Mais d’ici-là, tous sont prévenus : la tâche sera rude, il y a du ménage à faire : “ce qui compte aujourd’hui, c’est de se projeter en 2031, quand on fêtera les 20 ans de la départementalisation. Et en 2031, pour ces vingt ans, ce qu’on ne voudra plus voir, c’est ce qu’on a vu, là, derrière cette colline ! C’est ce qui doit tous nous réunir !”[10]. Qu’a-t-il donc vu d’insoutenable ? Peut-être des bidonvilles ?

Donc il insiste au risque de mettre la charrue avant les bœufs : détruire, dit-il, et bien-sûr procrastiner les programmes de construction de logements sociaux. « Ce qu’on veut c’est qu’il n’y ait pas de nouvelles installations et qu’on continue à déconstruire[11] à côté […] Sur les constructions, nous allons développer des logements avec des loyers à moins de 150€ par mois, une gamme qui n’existe pas sur le territoire, et quand ça existe c’est insalubre, avec des marchands de sommeil, il faut dire les choses telles qu’elles sont. J’espère sortir 150 logements dès l’année prochaine.[12] »

Des milliers de logements à terre et un projet, une promesse qui n’engage que ceux qui y croit comme dit l’adage, d’un petit lot, tout modeste, de 150 logements à prix réduit. Que devient le reliquat d’habitants ? Sans doute les deux ministres espèrent-ils qu’ils auront enfin débarrassé le plancher : car dans le même temps qu’ils annoncent une « convergence » des droits, ils affirment qu’en matière d’immigration, « on ne peut pas appliquer à Mayotte les mêmes règles qui s’appliquent au pays[13] ». La logique de toutes ses opérations se lit en creux, bien entendu : la gestion de la population native des autres îles et les règles d’accès à la nationalité sont à l’étude et bienheureux sera l’indigène de Mayotte assuré de demeurer français et habitant légitime.

Le bouquet final de ce feu d’artifice d’inepties sortira d’une bouche ministérielle grisée : “C’est un changement profond et révolutionnaire pour les Mahorais qui va permettre de lutter contre l’attractivité de Mayotte”[14].

PS. Ce jeudi 23 au matin, l'électricité a été coupée sur l'ensemble du quartier. L'opération a commencé.

*   *   *

Le premier témoignage dévoile la stratégie de l’administration pour déroger à son obligation de relogement. Les quelques familles (apparemment françaises ou mixtes) qui se sont vues offrir un logement ne peuvent pas l’accepter pour des raisons évidentes : l’hébergement est provisoire : trois semaines au terme desquelles la famille doit décamper pour éventuellement un autre logement provisoire. Cette instabilité les place dans une incertitude et une incapacité à se projeter dans l’avenir. Leur destin leur est arraché. Qui peut accepter un tel renoncement ?

La mère de famille est âgée de 39 ans, elle a cinq enfants, de nationalité française par leur père qui a un emploi dans une société de travaux publics importante à Mayotte. La dame possède une carte de séjour renouvelable annuellement. Il est important de noter que cette famille dispose d’un revenu et perçoit les prestations familiales. Elle appartient par conséquent à la tranche des 20% les plus aisés de l’île de Mayotte.

« Hier nous avons été reçus par le CCAS pour nous proposer des logements provisoires. Des périodes de 21 jours, par exemple à Kaweni, à Mamoudzou, par ci par là. Mais on ne peut pas accepter à cause de l’école des enfants. Et j’ai aussi mon beau-père qui habite à Koungou et qui est très malade. Il a besoin de nous. On ne peut pas partir.

« En 2013 déjà on nous avait dit qu’il faudrait partir. Et puis on est toujours là. Nous nous sommes installés ici en 1995 dans le quartier. Des gens déjà étaient passés qui nous avaient dit qu’il allait falloir partir. Le 16 juin, cette année, il y a des personnes de la mairie qui sont venues et qui avaient dit qu’ils allaient nous proposer des maisons pour 21 jours. C’est toujours la même chose. On vient nous dire qu’il faut partir mais la mairie n’a rien à nous donner pour nous loger. Où peut-on aller alors ? A nous, on nous a dit que nous pourrions être logés à Tsingoni, à l’autre bout de l’île. Mon mari a son travail ici. Ma famille habite ici. Mon beau-père est aveugle. Il a besoin de nous. On a même un papier du médecin qui dit qu’il a besoin de nous. Le papa, il est Français, je touche la CAF pour les enfants. Nous avons demandé un logement social parce que nous on y a droit. Mais jamais on nous donne.

Je trouve cela inadmissible qu’on nous chasse comme cela. Tant que nous n’aurons pas un logement normal dans le village ou à côté, on ne partira pas. Le papa, il travaille à Longoni. Le grand-père est à Koungou, il est aveugle. Il a sa maison dans un lotissement SIM dans le coin juste au-dessus. Le médecin a signé un papier pour qu’on reste ici. Mais rien ne fonctionne.

« Les enfants ont leur école ici. C’est cela le plus important. Et en plus si on part d’ici, dans les autres villages, on va nous traiter de délinquant parce que les jeunes de Koungou ont mauvaise réputation. Notre vie se passe ici depuis 25 ans. Comment on peut partir ? Et pour trois semaines seulement. Ça veut dire quoi ? »

*   *   *

Le second témoignage de cette chronique a été offert par une jeune mère âgée de 27 ans. De nationalité comorienne, elle est arrivée à Mayotte à l’âge de 18 ans, chargée par sa famille d’accompagner sa nièce, alors âgée de 3 ans qui nécessitait des soins inaccessibles aux Comores. Elles firent la traversée en kwassa-kwassa. Mariée à un Anjouanais, elle est mère de trois enfants qu’elle élève avec sa nièce à présent ainée de la fratrie. La préfecture n’a jamais répondu à ses demandes de rendez-vous pour dépôt de première demande de carte de séjour et vit donc dans la clandestinité.

« Je fais partie des personnes qui vivent dans le quartier, et je veux dire ce que j’ai sur le cœur. La mairie va détruire le quartier et comme mes voisins, je n’ai aucune solution pour me reloger. Les enfants vont à l’école dans le quartier. La plus grande, c’est ma nièce, elle a 12 ans, elle va au collège à Kaweni en classe de 6ème ; l’aîné de mes propres enfants a 6 ans, et ensuite, j’ai une petite fille de cinq ans et le plus petit il a tout juste un an. Moi, je suis arrivée à Mayotte en 2012. Je suis venue à Mayotte envoyée par ma sœur pour accompagner ma nièce parce qu’elle était malade. J’avais 18 ans à l’époque et j’ai emmené ma nièce à l’hôpital. J’ai été envoyée ici parce que j’étais disponible sans enfant. Actuellement encore ma nièce est malade, elle continue a recevoir des soins. Depuis 2013, je demande une autorisation de séjour pour accompagner un enfant malade avec le docteur, le docteur m’a beaucoup aidée, mais même avec lui ça ne marche pas ; jamais on ne m’a donné [un titre de séjour]. J’ai fait beaucoup de demandes. Mais la préfecture ne répond jamais. Maintenant que j’ai construit ma vie à Mayotte, que j’ai des enfants nés sur le territoire, je demande une autorisation pour motif familial. Mais la préfecture, jamais elle ne me donne un rendez-vous. J’ai de la famille à Mayotte. J’ai mes sœurs et mon père. Mon père aussi vivait ici. Il est décédé à présent.

« Je vis dans ce quartier depuis mon arrivée, j’étais encore très jeune. Je me suis installée avec ma sœur et ses enfants. Et je me suis mariée en 2014 avec un Anjouanais. Lui non plus n’est pas en situation régulière et c’est devenu très compliqué. Le problème pour la maison, je ne trouve aucune aide face à tout ça. Personne ne peut nous aider et en plus, il faut se protéger des contrôles de la police. Je ne peux pas courir le risque d’être renvoyée à Anjouan à cause des enfants car je serai obligée de revenir. Je suis obligée de rester à Mayotte pour les enfants, qu’ils puissent avoir un bon avenir.

« On n’a pas de solution. On n’a aucune solution. On ne sait pas ce qu’on va faire. On ne peut pas trouver de maison. Déjà quand les policiers viennent dans le quartier, je suis obligée de me cacher. Je ne peux pas rester dans la maison. Les policiers, ils ont cassé la porte deux fois. Dès le matin, je surveille, je me renseigne pour savoir si la police elle est dans le secteur. Et je pars me cacher où je pense qu’on ne va pas me trouver. Mon mari, il n’est jamais à la maison. Il fait des petites bricoles, il ne travaille pas mais il trouve toujours des petites bricoles et il n’est jamais là. Je suis toujours toute seule à la maison. Et c’est compliqué avec les enfants. Je ne peux me cacher nulle part ici car la police, elle rentre partout, elle casse tout.

« Au début, nous pensions nous installer dans le quartier où vit ma belle-mère à Majicavo. Mais il n’y a pas de place, il n’y a pas d’argent. Je ne m’entends pas beaucoup avec ma belle-mère car si on vit avec elle ça fait trop de soucis. Il n’y a pas beaucoup de place. Je n’ai aucune idée de ce que je peux faire. Mais ici dans le quartier, c’est la même chose ; personne ne sait quoi faire. Tout le monde espère que la démolition ne se produira pas. Parce que ce n’est pas possible en fait. Ça n’a pas de sens ».

___________ NOTES_________

* Colette Pétonnet, On est tous dans le brouillard. Essai d’ethnologie urbaine. Paris, Éditions du CTES, 2012, p. 510.

[1] YD, « S. Lecornu, dénonce des “complicités mahoraises avec les passeurs” », Le Journal de Mayotte, 1er septembre 2021. Le journaliste dépeint l’ambiance quand il souligne que le ministre prévoit un programme de construction de logements à prix réduit l’année prochaine « pour répondre à la tentation du bidonville ». (C’est moi qui souligne !)

[2] YD, Ibidem

[3] L’arrêté préfectoral est consultable en ligne ici . (Attention le dossier Pdf peut se télécharger automatiquement, il n'apparaît pas forcément à l'écran.)

[4] Voir les estimations statistiques de l’INSEE qui évalue à 4,5 personnes par logement à Mayotte. « Évolution des conditions de logement à Mayotte ». INSEE Analyses Mayotte, numéro 18, Août 2019. En ligne

[5] Ibidem. 

[6] Il n’est pas étonnant que la préfecture s’évertue tant bien que mal de publier mensuellement des baromètres : lutte contre l’habitat illégal ; lutte contre la délinquance ; Lutte contre l’immigration clandestine ; et lutte contre l’économie informelle.

[7]  Thierry Michalon, « Mayotte et les Comores. Droit les peuples à disposer d’eux-mêmes et boulet diplomatique », Le Monde Diplomatique,  Décembre 1984, pp. 10 et 11.

[8] Lire à ce sujet : Sophie Blanchy, « Mayotte, “française à tout prix” », Ethnologie française, 2002/4 Vol. 32 | pages 677 à 687

[9] Patrick Roger, « L’exécutif envisage de durcir les conditions d’acquisition de la nationalité française à Mayotte », Le Monde,  30 août 2021, lien ici.

[10] CD, « L’immigration et l’habitat illégal dans le viseur de Sébastien Lecornu et Gérald Darmanin », Mayotte Hebdo, 31 août 2021, lire ici.

[11] « déconstruire », c’est magnifique ! En tout cas, moins brutal que détruire, n’est-ce pas monsieur Derrida ?

[12] YD, Le Journal de Mayotte, voir note 1.

[13] Patrick Roger, Idem.

[14] YD, Le Journal de Mayotte, idem.

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