Oh Médiapart...

Deux ans de relative indifférence, une bonne heure d'entretien, pour finir "sidérés". Mediapart, désormais sans surprise.

Près de deux ans. Près de deux ans maintenant que je suis porte-parole nationale de La France insoumise. Avant j'avais été membre de la coordination nationale du Front de gauche. Donc elles et ils me connaissent. La rédaction et les journalistes de Médiapart. Pourtant, je n'avais jamais été jusque là invitée, au cours de ces deux dernières années, à l'une ou l'autre des émissions de Médiapart. Jusqu'à mercredi dernier.

L'invitation datait d'avant l'escalade des attaques judiciaires, politiques et médiatiques dont notre mouvement fait aujourd'hui l'objet de manière encore plus intense qu'à l'habitude. Mais elle faisait suite à une série non moins pernicieuses de mises en cause politiques et médiatiques quant à notre engagement dans les mouvements de solidarité aux personnes migrantes...

J'y ai répondu positivement sans grande hésitation, mais un peu circonspecte tout de même, comme je le suis maintenant toujours envers tous les media. J'ai donc participé, entre deux séances à l'Assemblée, à l'émission "Mediapart Live" qui a consisté, pour la partie où j'intervenais, à une discussion d'une bonne heure avec deux journalistes sur les perquisitions qui venaient d'avoir lieu mais aussi sur le congrès du PCF, la sortie d'E. Maurel du PS, la situation en Europe, le désormais fameux "Manifeste pour l'accueil des migrants", le mouvement La France insoumise...

L'échange, de mon point de vue, s'est plutôt bien passé, avec courtoisie et franchise. J'ai beaucoup parlé, parfois trop, ici sans finir une phrase, là en mangeant mes mots, mais toujours en essayant d'expliquer aussi clairement et politiquement que possible ma lecture des choses, et le sens de mon engagement en tant que députée et en tant que militante.

Mais il semble que tout ce que la rédaction de Médiapart aura retenu de ce "grand entretien" c'est un sentiment de sidération. 

"Par la rédaction de Mediapart

Cette semaine dans Mediapart, nous avons été sidérés comme beaucoup par les perquisitions dans les locaux de la France insoumise et au domicile de Jean-Luc Mélenchon (lire le reportage de Pauline Graulle). Sidérés par les paroles et les actes du héraut insoumis et de ses proches (comme la députée Danielle Obono, invitée exceptionnelle de notre émission et pour qui il ne peut s’agir que d’une « attaque politique »)."

Deux ans de relative indifférence, une bonne heure d'entretien ("invitée exceptionnelle" avec deux l), pour finir "sidérés". Médiapart, désormais sans surprise. 

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