Post-décroissance, entreprise 4.0, nouvelle mutation anthropologique …

Nous sommes entrés dans une ère post-croissance avec une nouvelle révolution numérique, où les nouvelles « intelligences artificielles » mégas données ou « Big data » font que les robots changent de statut avec l’« entreprise  4.0. », contribuant ainsi à nouvelle mutation anthropologique...

Entrée dans l’ère post-croissance

La post-croissance désigne l'entrée dans une ère que nous ne parvenons pas encore à nommer, si ce n'est par référence à celle que nous quittons. Les symptômes qui signent la fin d'une époque sont clairs et sans appel : la poursuite de la croissance économique ne constitue plus un projet de société crédible et possible.

Nos sociétés prennent toutefois progressivement conscience que la croissance, si elle a apporté des bienfaits, surtout dans les pays riches, au détriment des plus pauvres, s’est également accompagnée de maux et de dégâts sociaux, énergétiques et environnementaux, dont certains sont irréversibles avec la sixième extinction des espèces. Contrairement aux cinq précédentes extinctions, l’homme, par son nombre et sa puissance économique est le seul responsable. À cela s’ajoute la conviction désormais bien établie que l’indicateur PIB, loin de constituer un guide, ne donne pas les indications nécessaires pour engager, notamment la reconversion écologique. Par exemple : qu’elle soit d’origine naturelle ou anthropique, en cas de catastrophe majeure qui va faire des dégâts matériels considérables et des victimes par milliers, voire dizaine de milliers, les obsèques des victimes avec toutes les activités annexes qui s’y attachent et les réparations des dégâts, avec de gros besoins d’énergie, sans compter les pollutions, vont faire « exploser » l’indicateur PIB... Et l’on se réjouira à posteriori que la croissance a augmenté de...0,3 % au cours du trimestre ...

Dès lors, il faut s’interroger : une ère post- croissance peut-elle vraiment répondre à une urgence écologiste ? Avec la nouvelle révolution numérique quel impact sur les activités économiques et les emplois ? A quels effets de la mutation anthropologique en cours peut-on s'attendre ?

Sans décroissance démographique équitablement répartie, peu d’espoir ?

Sous réserve que en ayons encore le temps, si nous voulons que nos actions puissent être compatibles avec la permanence d’une vie sur cette planète, il nous faut abandonner l’objectif formulé en termes de croissance sous tous ses aspects et accepter qu’une une société » post-croissance », s’il est encore temps qu’elle puisse exister, implique que soit stopper la croissance démographique, car avec une augmentation de la population mondiale d’un milliard d’habitants, par décennie, comme au cours de la période 2009 – 2019, ce n’est pas supportable. Même avec une décroissance économique en réduisant considérablement la consommation et les gaspillages, sans décroissance démographique il y aura inexorablement croissance globale des besoins, fussent-ils réduits au maximum, donc nécessairement augmentation de la consommation avec l’impact sur les ressources et énergies fossiles, les rejets de gaz à effet de serre (GES), le climat. L’échéance d’un effondrement généralisé, tel qu’il est théorisé par les collapsologues sera inévitable mais simplement retardée.

La notion d’un meilleur partage des richesses, aussi louable que ce soit, est-ce vraiment la solution qui pourrait tout résoudre ?

Par l’exemple qui suit, nous avons la démonstration que même si les pays riches baissaient leur consommation en engageant une forte réduction globale de leur niveau de vie ( ils y seront contraints de toute façon) et répartisse aux pays pauvres la part correspondant ou les moyens équivalents, cela ne résoudrait pas la problématique de la croissance et ceux qui s’accroche à ce mythe en théorisant sur une notion de «  décroissance sélective » compatible avec nos besoins minimaux à tous et leur satisfaction… Comme on peut le constater, cette formule relève de l’absurde.

Il faut savoir, par exemple, qu’aujourd’hui un Américain né en 2006, a une espérance de vie qui sera d’environ 80 ans. Au niveau actuel du mode de vie de ce pays, qui est le plus élevé au niveau mondial avec celui des Européens, au cours de sa vie il va consommer : 730 tonnes de pierre, sable et graviers, 29,7 tonnes de ciment, 8,7 tonnes d’argile, 9 tonnes de phosphate, 310 000 litres de pétrole, 266 tonnes de charbon, 161 000 m³ de gaz naturel, 421 kg de plomb, 304 kg de zinc, 594 kg de cuivre, 2,6 tonnes d’aluminium, 13,4 tonnes de minerais de fer, 30,7 tonnes minerais et métaux divers, dont ceux issus des terres rares, 12,9 tonnes de sel, il usera au moins 8 voitures et consommera environ 600 000 litre de carburant. Ces chiffres sont donnés par le «  Minerals Education Coalition « : https://mineralseducationcoalition.org/mining-mineral-statistics

Suivant cet exemple, même avec une réduction immédiate de 30 % cette consommation, si la population Américaine augmente de 24 millions d’habitants par décennie, comme pour la période 2008 – 2018 où elle est passée de 304 millions à 328 millions ( http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/tend/USA/fr/SP.POP.TOTL.html ), à l’issue de trois décennies, on peut imaginer que le volume de consommation global sera revenu au niveau actuel en terme d’impact...Et il faudra recommencer, mais ne sera t-il pas trop tard ? Il est aussi évident que si cette réduction de 30 %, dont l’ équivalent serait partagé avec les pays les plus pauvre de manière a atténuer leur misère, si la poursuite de leur croissance démographique mondiale se poursuivait, le niveau d’impact actuel serait atteint et dépassé avant une seule décennie…

On peut comprendre que parmi les pays les plus pauvres, tel que ceux de l’Afrique subsaharienne, les populations aspirent à vivre comme le modèle Occidental, ce qui est légitime, mais c’est impossible. Entretenir l’illusion que c’est possible par la formule d’une « répartition équitable des richesses » ou celle totalement stupide de « décroissance sélective » si ce continent double, voire plus, sa population et atteint les trois milliards, c’est de la malhonnêteintellectuelle .. Toutefois pour stopper les migrations de la misère et celles climatiques en provenance de ces pays, il faut les aider à améliorer leur situation sur place, pour y parvenir il convient de stopper les mises en place et l’entretien de « kleptocraties » locale dans le but d'avoir accès à bas prix à leurs ressources fossiles (gaz, pétrole, uranium...). Ce qui suppose aussi de  conclure des partenariats économiques les  plus  équitables  possible.

Par définition, une société post- croissance impose un rationnement rigoureux

Ne nous y trompons pas et cessons de nous bercer d’illusions, une société post-croissance imposera, en priorité la mise en œuvre d'une politique de quotas individuels de ressources de base, au moins dans les domaines de l'énergie et de l'alimentation, une politique de rationnement « énergie - carbone » qui se traduira pour chaque habitant, d’abord des pays riches, par un quota annuel de droits d’émissions de CO2 qui encadrera toute consommation d’énergie et d'alimentation, mais aussi un volume précis de carburant. La mise en place sur le plan technique est déjà imaginé par un certains nombre de spécialistes. Sachant que chacun va faire des consommations d’énergie ou d'alimentation différents, des échanges entre citoyens ou des reports sur l’année suivante des quotas pourront éventuellement se faire. Une politique de rationnement, en période d'abondance comme en période de pénurie,n’est pas négative, car cela peut être un moyen pour établir ou rétablir du lien social.

Post-croissance et nouveau statut des robots avec l’entreprise 4.0

Avec l’entreprise 4.0 c’est un concept qui fait référence à une quatrième révolution industrielle, ainsi définie par les experts du forum économique mondial de Davos. Elle est un système interconnecté qui relie machines, méthode de gestion et de production par des robots avec une nouvelle forme «  d’intelligence artificielle » qui leur fait changer de statut. Les nouvelles  intelligences Artificielles « trans-humaniste » restent somme toute très rustique coté des développements à venir…

Cette nouvelle  révolution numérique ( la 4eme, dans  l'ordre) vient depuis le début des années 2010 à la suite des 3 dernières, la 1ere, machine à vapeur, mécanisation et électricité au 19ème siècle, la 2eme avec le pétrole et la production de masse au 20ème siècle, la 3eme avec la robotisation, automatisation et l’informatique depuis les années 70. Elle peut prendre la forme d’une entreprise totalement digitalisée, responsable sur le plan énergétique et environnemental, se passer totalement ou presque de personnel au niveau de la gestion de la production, comme du transport et de la distribution. Actuellement, en particulier avec l’émergence de « l’entreprise 4.0 ». Certaines entreprises de la grande distribution ont déjà inauguré ce type d’organisation « 4.0 ».

Une première expérience sans caissier pour une aussi grande surface commerciale a lieu le dimanche après- midi à l’hypermarché Casino d’Angers. Le distributeur Stéphanois envisage déjà une telle possibilité dans certains de ses magasins du groupe, Monoprix, Franprix ou Leader Price. distribution disposant d’un mode «autonome». Jean- Charles NAOURI, le PDG, affirme qu’il vise 500 points de vente autonome d’ici 2021.

Il n’y a pas que les entreprises de la grande distribution qui peuvent reconvertir la gestion, l’organisation, la production, le transport et la distribution de leurs entreprises actuelles en nouvelle « entreprise 4.0.« totalement numérisés , se passant ainsi d’une très grande partie de son personnel ?

Généralisation des « entreprises 4.0. «  dans l’industrie et le commerce, un processus inévitable

Avec la nouvelle révolution numérique des « intelligences artificielles » les frontières entre le monde physique et digital s’amenuisent pour donner vie à une entreprise qui sera totalement interconnectée dans laquelle les collaborateurs, les machines et les produits interagissent. « L’entreprise 4.0 » est désormais une réalité à laquelle nos sociétés ne pourront échapper. Il est urgent que nos responsables politiques commencent à «  s’atteler, et ce à tous les niveaux, aux problématiques posées qui vont être compliquées par la question démographique et la privation d’emplois, ce qui va considérablement  accroître les difficultés pour parvenir à des solutions pérennes … Les experts du forum économique mondial de Davos ont évoqué une augmentation de cinq millions de chômeurs supplémentaires d’ici 2025 (demain) en U.E.

Si la taxation de la productivité pour l’entreprise 4.0. peut apparaître comme l’une des solutions transitoire, afin de permettre de financer la formation continue et un allongement de la durée des indemnités chômage pour les laisser pour compte de la nouvelle  entreprise numérisée, encore, faut- il que ce soit une décision internationale (OMC). Si seulement la France prenait cette mesure seule, on peut imaginer les conséquences dans une économie libérale mondialisée...

Espoirs et craintes

Dans tous les domaines : entreprises, services, santé, hôpitaux, enseignement, transports, militaires etc. désormais l’Intelligence artificielle s’installe partout avec des applications de substitution totale de l’intervention humaine aux robots par phases successives. Il est évident que l’I.A. va susciter des espoirs, parfois surréalistes, mais aussi des craintes apocalyptiques, dont certaines peuvent être justifiées, compte tenu de notre culture actuelle et du recours trop réactif à la violence.

Aujourd’hui on est en mesure de confier des taches sélectives de décision, notamment, pour la justice, la médecine, l’enseignement, mais aussi faire déplacer des véhicules sans chauffeur ou des drones-taxis sans pilote, y compris faire fonctionner des usines sans aucune intervention humaine grâce aux interconnexions de l’intelligence numérique entre les machines, avec toutes les conséquences d’éthique que cela suppose. Par exemple, s’agissant de la justice pour désengorger les tribunaux, lorsque cela ne relève pas de décisions concernant des jugements dans des situations complexes, où elles doivent être prises en « son âme et conscience », les robots peuvent très bien suppléer les magistrats pour prononcer des sanctions en fonction de critères très précis.

Aller vers un développement de « l’entreprise 4.0 » ne doit pas se faire en détruisant les structures actuelles, ni en construisant de nouvelles installations flambant neuves… Il faut partir de l’existant pour effectuer progressivement des transformations . Une évolution sera beaucoup plus efficace si elle est effectuée par petites étapes, tout en ayant une vision à plus long terme. C’est indispensable si l’on veut éviter une fracture sociale brutale et gagner du temps, car nul doute que de nouvelles activités, aujourd’hui insoupçonnables, apparaîtrons beaucoup et plus compatible avec cette nouvelle ère post-croissance. Au début des années 1990 nous ne pouvions imaginer l’existence des plateformes numériques et leur impact sur notre vie quotidienne actuelle, bien qu’elles puissent soulever d’autres problématiques, notamment sur le plan social.

Entre inquiétude pour les terres rares et les risques liés aux nanotechnologies qui devraient réduire leur consommation

Avec les besoins d’électricité et vu l'explosion de la croissance démographique, En 1973 la population mondiale est près de 3,9 milliards, elle est passée à 7,4 milliards en 2016. La consommation mondiale d’électricité est passé de 6 129 TWH (mille milliards de watts) en 1973 à 23 107 TWH en 2016 et ne cesse d’augmenter ( https://www.edf.fr/groupe-edf/espaces-dedies/l-energie-de-a-a-z/tout-sur-l-energie/le-developpement-durable/la-consommation-d-electricite-en-chiffres ). soit une augmentation près de 4 fois celle de population mondiale dans la même période. Il y a toutefois des écarts considérables entre pays riches et pays pauvres, mais tous, sans exception ont enregistré des progressions continues. Cela a un ct. Avec les entreprises totalement numérisés ou les robots "intelligents"remplacent l'intervention humaine les besoins en électricité et terres rares vont exploser...

Les Terres Rares ( ne sont pas toutes rares) qui sont aussi une énergie tarissable venant du sous-sol ne semble pas être la première préoccupation de nombreux responsables politiques, espérant probablement que les futurs robots apporteront une réponse ?… Sans terres rares, par les métaux qui en sont issus, pas d’intelligence artificielle (IA), pas de robots « intelligents », pas d'Ipad, pas d'écrans plasma ni LCD. Impossible de produire une voiture hybride ou à pile à combustible, pas d'ampoules LED basse consommation… Dans une technologie donnée où elles sont utilisées, les Terres Rares sont difficilement substituables, ou alors au détriment de la qualité et des performances. Il peut en revanche y avoir des basculements de technologies, or, aujourd'hui, la situation est alarmante. En effet, la demande de terres rares est explosive, notre dépendance totale et l'offre est sur le point de s'assécher violemment. Il n´existe peu de matières premières, dont la demande, a été multiplié par 30 fois en 50 ans.

D’importants travaux de recherche sont en cours dans divers pays industrialisés afin de réduire la dépendance par rapport à l’usage de terres rares pour la production d’aimants permanents de très haute performance. Les pistes privilégiées semblent être la mise en œuvre de nanotechnologies réduisant la consommation de terres rares dans des procédés de production des aimants ou à la mise en œuvre de substituts tels que le nitrure de fer, Fe16 N2, dont les propriétés magnétiques sont encore supérieures. Cependant une production industrielle ne paraît guère probable avant 2023-2025. 

Mais attention, selon la plupart des scientifiques, les risques liés aux nanotechnologies seraient sanitaires et environnementaux. La taille des nanoparticules leur permet de traverser des barrières naturelles du corps humain, d'aller dans le sang, le cerveau. Les particules inertes comme le dioxyde de titane, le noir de carbone, pénètrent l'appareil respiratoire et peuvent tapisser l'ensemble de la muqueuse avec des risques de fibrose et de cancer. L'impact touche toute la population dans tous les actes de la vie quotidienne, car il concerne les médicaments, l'alimentation, les cosmétiques, les teintures, les tissus, les produits ménagers.

Il n'existerait actuellement aucun instrument portable adéquat pour mesurer l'exposition aux nanoparticules dans l'air. C’est le risque de pollution ou de catastrophe écologique qui vient de la capacité de dispersion et de persistance des nanoparticules dans l'environnement sans que l'on connaisse leur impact. Il y a également un risque important de recombinaison dans les sols, l’eau, l'air.

Une nouvelle mutation anthropologique

Un nouveau type de société produit un nouveau type d’individu qui est amené aujourd’hui à agir souvent dans un contexte de vie de plus en plus incertain. Après la machine à vapeur, la production d’électricité et l’invention du moteur électrique, suivi du moteur à explosion avec une modification en profondeur du rapport au travail, des déplacements, des relations sociales et du rôle de la femme, notamment avec la première guerre mondiale, ces découvertes avaient provoqué une mutation anthropologique en totale rupture avec les précédentes.

Aujourd’hui, il est incontestable que la société post -croissance, marquée par la nouvelle révolution des « intelligences artificielles », avec pour diverses taches domestiques et professionnelles le transfert total de l’intervention humaine à des robots « intelligents » qui fait émerger l’entreprise 4.0., l’humanité va vivre une nouvelle mutation anthropologique, également en totale rupture avec les précédentes. Dans l’ère post-croissance de la société thermo – industrielle, on se dirige vers un avenir instable, non-linéaire dont les grandes perturbations seront la norme. les conséquences pouvant être autrement plus dramatique, avec en perspective un effondrement généralisé plus rapide que prévu. Les Collapsologues considèrent inévitable un effondrement rapide de la démographie mondiale de plusieurs milliards de personnes. Sauf accident nucléaire majeur ou pandémie gravissime, on peut en douter et quand ils se préparent à « survivre à cette fin du monde » grâce , par exemple, à la « permaculture » ou à un certain type d’organisation fondée sur le replis et la résilience locale, cela rappelle étrangement certains organisations religieuses. Avec un effondrement généralisé il sera impossible de survivre et s’il reste des survivants, ils envieront les morts...

Des nouveaux comportement résultant de la nouvelle mutation anthropologique

Pour en revenir à la vie du moment, avec l’entreprise 4.O. totalement numérisée, de nouveaux comportements vont s’imposer, notamment au niveau des pratiques de consommation. Dans les années 1950 / 1960 l’essentiel des achats se faisaient à l’épicerie ou le commerce spécialisé (quincaillerie, marchand de cycle, de téléviseur et divers appareils ménagers, pèche et loisirs etc. ) du village ou du quartier de la ville, y compris par commerce ambulant en zone rurale à faible population. A partir des années 1970 c’est l’émergence de la grande distribution, avec ses supers ou hyper marchés. Généralement situés à l’extérieur des centre ville fleurissent les zones d’activités commerciales. De véritables temples de la consommation devenus des espaces de loisirs par le « chopping » ...

Parmi l’un des aspect de la mutation anthropologique, avec l’émergence de l’entreprise 4.0. des hypers marchés totalement digitalisés et ouverts 24 H sur 24 sans aucune intervention humaine et le « e.commerce » cela va avoir un coût énergétique et carbone, mais aussi affecter les comportements de consommation. Et nul doute que parallèlement les grandes enseignes de la distribution vont repenser leur système de distribution avec, pourquoi pas,imaginer le retour au commerce de proximité, avec des petites unités de distribution totalement digitalisés et sans personnel. Ainsi on verrait ressurgir, comme autrefois, mais sous une forme bien différente et déshumanisée, des « épiceries 4.0. » ou « des petits magasins spécialisés 4.0. » dans les villages ou au sein d’un quartier important de la ville. Mais le bonheur n’en sera pas là pour autant, car cela n’empêchera pas la grande distribution de maintenir sous forme de vitrine leurs hypers pour inciter, par le " chopping ", à des achats de biens ménagers divers, réfrigérateurs, machines à laver, informatiques et télévisions etc. qui se feraient par le « e.commerce » qu’ils contrôlent. Avec les difficultés accrues dues à la confirmation des  prévisions des experts du forum économique mondial qui se ne pourront que se confirmer, le "chopping' n'étant en la circonstance qu'un loisir à bas prix et un moyen de détourner le "bon peuple" de ses gros soucis...

Pour conclure

Dans l’ère post- croissance des « Entreprises 4.0. » avec mutation anthropologique, si on conjugue les bouleversements climatiques, les conflits inter-culturels d’ordre cultuel qui s’accompagne d’une sixième extinction des espèces et d’une nouvelle série d’explosion de la bombe démographique génératrice de vagues migratoires économiques et climatiques vers la « vieille Europe », on ne peut que s’inquiéter des effets du cocktail explosif que nous léguons à la prochaine génération. D’autant que la plupart des responsables politiques ne s’attardent généralement que sur l’aspect global de ce qu’ils considèrent comme positif des nouvelles intelligences artificielles, seulement dans le sens d’intérêts économiques de court terme, laissant seule « maître à bord » la techno-science du numérique tout réguler… Pour le pire à venir ? 

 

 

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