daniel.martin137588
Retraité. Auteur de romans politique fiction et essais / société.
Abonné·e de Mediapart

147 Billets

0 Édition

Billet de blog 8 mars 2022

Ukraine : Vladimir Poutine et son régime politique ont-ils perdu la raison ?

Avec l’entrée en Ukraine de l’armée Russe, l’impensable s’est produit. Mais alors que Vladimir Poutine misait sur une guerre éclair, ainsi que sur les divisions Occidentales, or rien ne semble s’être passé comme il l’espérait. L’armée Russe piétine face à la résistance de l’armée Ukrainienne et de la population, mais pour combien de temps ? Une escalade nucléaire est-elle possible ?

daniel.martin137588
Retraité. Auteur de romans politique fiction et essais / société.
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Entre appels désespérés à ses alliés occidentaux par Volodymyr Zelensky et impuissance militaire de l’Otan...

Alors qu’Il se redit prêt à des négociations sans conditions avec Moscou, Le président ukrainien Volodymyr Zelensky appelle les alliés de son pays à « fermer le ciel » ou à livrer à Kiev des avions de combat. Mais là encore, « fermer le ciel » ou livrer des avions de combat ce n’est pas aussi simple, car, cela signifierait une ingérence dans le conflit qui pourrait être assimilé par la Russie à une déclaration de guerre par les pays de l’Otan.

Mis à part des livraisons d’armes plus légères par des pays de l’Otan, notamment des missiles Javelin, Stinger et NLAW, qui sont le cauchemar des forces russes et que l'Ukraine utilise pour ralentir l'offensive russe en lui infligeant des pertes matérielles et humaines importantes, l’Otan à refusé  de « fermer le ciel » et le ministre des affaires étrangères Américain ne cessent d’affirmer qu’ils n’interviendrons pas militairement. Dans sa foulée, son homologue Français affirme publiquement que la France n’est pas en guerre contre la Russie, rappelant au passage que l’Otan est une alliance militaire défensive...Dont acte !

Non seulement l’Otan n’est pas une force offensive, mais défensive qui ne peut intervenir que si l’un de ses membres est agressé, et si par soutien militaire à l’Ukraine elle y dérogeait, nul doute que cela entraînerait une escalade avec usage de missiles nucléaires de la part de Vladimir Poutine qui pourrait par réaction et le jeu des alliances déboucher sur un conflit mondial, où les morts envieraient les vivants....

Se pose désormais en urgence à la fois une dénucléarisation militaire à l’échelle mondiale et l’utilité de l’alliance militaire de l’Otan, mais aussi la mise en place d’une défense Européenne

A l’évidence, les ambitions de Vladimir Poutine et la guerre à l’Ukraine qu’il a déclenché démontre que désormais le fameux »parapluie nucléaire » ne sert plus qu’à se protéger, mais peut permettre à un Etat plus puissant qui est doté de l’arme nucléaire d’attaquer militairement un Etat plus faible qui en est dépourvu. Si l’État agressé ne possède pas d’armes nucléaire, l’agresseur qui en possède peut annexer tout ou partie du territoire de l’État qu’il agresse, afin de piller ses ressources minérales, Il sait qu’il ne pourra pas faire l’objet d’une réaction militaire par une puissance militaire équivalente ou supérieure, ainsi que d’une quelconque alliance de pays possédant l’arme nucléaire. La crainte étant que cela débouche sur une guerre nucléaire, avec un conflit mondial encore plus destructeur à la clé…

La situation dramatique que vit l’Ukraine, avec sa cohorte de milliers de morts, de plusieurs millions de réfugiés en U E et de destructions qui est imposée par Vladimir Poutine et le régime politique Russe, se fait sans courir le risque d’une réaction militaire de l’Otan, car il ne s’agit que d’une alliance militaire défensive, comme ne cesse de le rappeler Jean-Yves Le Drian Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères.

Cela démontre bien qu’à l’heure de la révolution numérique, la peur d’une guerre nucléaire qui se ferait avec téléguidage par satellite rend ainsi caduque toute réaction militaire de soutien des Américains seuls ou avec l’Otan au peuple Ukrainien. Mais alors, on peut s’interroger à quoi sert aujourd’hui cette alliance militaire transatlantique ? Vu sa timidité actuelle face à la Russie, on peut aussi s'interroger que si, en cas d'agression de la Russie à la Pologne ou à la Roumanie y aurait-il vraiment une réaction militaire de l'Otan, vu le piège du risque nucléaire ?...

Sur les 30 Etats qui composent l’alliance, excepté le Canada (1949) les États-Unis (1949) , les 2 8 autres pays se situent sur le territoire Européen : Albanie (2009) Allemagne (1955) Belgique (1949) Bulgarie (2004) Croatie (2009) Danemark (1949) Espagne (1982) Estonie (2004) France (1949) Grèce (1952) Hongrie (1999) Islande (1949) Italie (1949) Lettonie (2004) Lituanie (2004) Luxembourg (1949) Macédoine du Nord (2020) Monténégro (2017) Norvège (1949) Pays-Bas (1949) Pologne (1999) Portugal (1949) République Tchèque (1999) Roumanie (2004) Royaume-Uni (1949) Slovaquie (2004) Slovénie (2004). La Turquie (1952), dont le territoire se répartit entre l'Asie occidentale avec 97 % de la superficie totale et seulement 3 % sur l'Europe du Sud-Est doit toutefois être intégré sur la partie du territoire Européen.

On peut dés lors se poser légitiment la question: pourquoi ne pas mettre en place une défense militaire unique au sein du territoire Européen avec ces pays en coopération étroite avec le Canada, les USA ? Ce qui supposerait une dissolution de l’Otan… Si demain, comme ils le demandent, l’Ukaine, la Géorgie et la Moldavie intégrait l’Union Européenne, ce qui va prendre du temps (au moins une dizaine d’années), cela ne signifie pas pour autant que ces pays seraient membre de l’Otan si cette organisation n’était pas dissoute d’ici là... Mais cet élargissement à l'est et la relation privilégiée de l’Ukraine avec l’Otan, qu’elle souhaiterait intégrer, sont perçus comme une menace par la Russie.

Le pays dirigé par Vladimir Poutine avait d'ailleurs demandé à l'Otan au début de l'année 2022 de stopper son élargissement à l'est de l'Europe.

Pour rappel, concernant l’Otan 

Résumé : en 1949, douze pays deviennent les membres fondateurs de l’Otan Créée à l’occasion du traité de l’Atlantique nord, cette alliance de défense mutuelle voit le jour au lendemain de la seconde guerre mondiale, qui a fait près de 40 millions de morts en Europe.

Pendant quarante ans et jusqu’à l’éclatement de l’Union soviétique en 1991, l’Otan fait face à l’URSS. En réaction à l’entrée de l’Allemagne de l’Ouest dans l’Otan, les Soviétiques se dotent de leur propre alliance : en 1955, le Pacte de Varsovie regroupe la plupart des pays communistes voisins de Moscou dans une alliance militaire. L’Otan prévoit de faire usage de l’arme nucléaire en cas d’attaque soviétique, une stratégie dissuasive qui ne mène jamais au conflit armé, c’est le temps de « parapluie nucléaire » dissuasif.

Au début des années 1990 et avec l’éclatement du bloc soviétique, l’Otan doit se trouver de nouveaux objectifs et se donne pour mission de préserver la paix, tant au sein de ses pays membres que chez leurs voisins. Le traité de l’Atlantique Nord n’est jamais modifié mais le rôle de l’Otan devient celui de « gardien de la paix et de la sécurité »dans la région euro-atlantique.

A partir des années 2000, l’histoire de l’Otan prend un nouveau tournant. Le terrorisme et les attaques du 11 septembre 2001 sur le territoire américain déclenchent l’article 5 du traité de l’Atlantique Nord qui prévoit la défense collective des membres de l’Otan. C’est la première fois que la clause est invoquée depuis la création de l’Otan. L’Otan intervient ainsi en Afghanistan mais aussi, et de manière plus restreinte, en Irak, notamment pour former les forces irakiennes.

Mais pourquoi Vladimir Poutine et le régime Russe veulent-il « annexer » par la guerre l’Ukraine ? Cela s’explique t-il par les ressources agricoles, minières et énergétiques que viserait la Russie ?

En décidant d'envahir militairement l'Ukraine, Vladimir Poutine s'attaque à un pays amputé depuis 2014 d'une partie de son territoire : la Crimée à très forte population Russe ou Russophone, dont il faut rappeler que l’annexion et russification de la Crimée s’est fait bien avant 2014 : en 1783, au terme de la première guerre russo-turque (1788-1774), la Crimée jusque là indépendante est annexée par la Russie de Catherine II. Dès 1921, la presqu'île devient une république autonome sous le nom de république du Tatarstan, un geste du pouvoir soviétique visant à réparer les mauvais traitements infligés aux Tatars pendant la période tsariste. Mais ce n'est qu'au XXe siècle que les Russes deviennent le groupe de population le plus important. Annexée en 2014 suite à un référendum où 96,6 % de la population vota pour son retour à la Russie.

Il y a également les régions du Donbass dans l'est du pays qui sont soumises depuis des années aux accrochages récurrents entre l'armée ukrainienne et les combattants séparatistes pro-Russe. Mais alors, quel intérêt pour la Russie d’attaquer un pays qui est amputé d’une partie de son territoire avec l’une des économies les plus faibles d’Europe ?

La question essentielle du contrôle des ressources minérales et de leurs prolongements industriels est-elle vraiment la raison de cette guerre par la Russie ?

Pour justifier cette guerre ignoble et impensable que fait la Russie à l’Ukraine, ne faudrait-il pas voir aussi derrière ce conflit aussi la question du contrôle des ressources minérales et de leurs prolongements industriels ? Tandis que l'Ouest, moins doté, s'oppose à la partition du pays, la partie orientale, principal espace des richesses nationales, y prête le flanc, exemple avec le Donbass à forte population Russe et Russophone.

Connue pour être le grenier de l’Europe grâce à sa production de blé, l’Ukraine dispose aussi de réserves importantes de minerais et d’un accès privilégié à la mer. Un atout majeur qui plaçait le pays au sein d’un large marché régional. Le contrôle de ces ressources pourrait-il pour autant motiver le conflit ? La Russie peut-elle instrumentaliser les richesses de l’Ukraine ?

Une puissance agricole incontestable

Grâce à une immense superficie de terres arables, la première en Europe hors Russie, et en particulier grâce à ses terres noires, très fertiles, l’Ukraine est incontestablement une puissance agricole. Sa production de blé se classe dans les dix premières mondiales. Pour l’ensemble des céréales (blé, maïs, orge, etc.), sa production n’a cessé de croître au cours des trente dernières années.

Le pays est également en pointe pour les oléagineux (tournesol, colza, soja, etc.) et s’est tourné très nettement vers l’international. L’Ukraine est ainsi devenu le premier fournisseur de maïs de la Chine. La valeur cumulée des principales exportations ukrainiennes de céréales et oléagineux atteint 16 milliards de dollars (environ 14,5 milliards d’euros) et dépassait celle des exportations russes (10 milliards de dollars, soit environ 9 milliards d’euros) en 2019. Mais excepté le blé, dont la production Russe est très supérieure à celle de l’Ukraine, les productions Ukrainienne du maïs, tournesol, colza, orge sont supérieures aux productions Russe.

Des minerais et métaux variés mais peu stratégiques, malgré un sous-sol (potentiellement) riche en énergie

Avec l’équivalent de 3 milliards d’euros d’exportations de minerai de fer en 2019, l’Ukraine dépasse son voisin russe (1,9 milliard). Mais pour Yves Jégourel, titulaire de la chaire consacrée aux matières premières au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), cette ressource n’est pas stratégique, dans la mesure où l’Australie et le Brésil monopolisent déjà le marché (plus de 70 % à eux deux), avec des procédés très bien rodés et des aciers à forte valeur ajoutée.

Excepté le manganèse où les exportations de l’Ukraine se situent à 10,5 millions de dollars quand la Russie n’est qu’à 0,3 millions de dollars, pour l’aluminium, le cuivre, le nickel, le titane et le cobalt, les productions et exportations sont insignifiantes par rapport à celles de la Russie.

Septième réserve mondiale de charbon,

A la tête de la septième réserve mondiale de charbon, en particulier dans le bassin houiller du Donbass ( Sud-est du pays), l’Ukraine ne représente toutefois qu’une part extrêmement faible des exportations mondiales (0,1 % contre 16,3 % pour la Russie en 2019). Le pays, qui fut autour de la seconde guerre mondiale l’un des plus gros producteurs européens, a vu ses installations vieillir, puis être lourdement endommagées par le conflit depuis 2014 avec la Russie qui s’arroge finalement la plus large part du marché. Troisième exportateur mondial de charbon, la Russie n’aurait pas vraiment d’intérêt à exploiter les réserves ukrainiennes, d’autant qu’il lui faudrait pour cela investir dans de nouvelles infrastructures, alors que la Russie a déjà du mal à financer la réhabilitation des siennes.

Deuxièmes plus importantes réserves de gaz en Europe

L’Ukraine a les deuxièmes plus importantes réserves de gaz en Europe (un tiers du total), juste derrière la Norvège. Mais sa production ne suffit pas à couvrir la consommation du pays, qui est finalement un importateur net pour ses approvisionnements énergétiques, notamment auprès de la Russie, premier producteur et exportateur mondial. Selon Pierre Laboué, chercheur à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) : « L’Ukraine pourrait disposer de ressources inexploitées en mer Noire. Mais la Russie aurait déjà récupéré 80 % des gisements pétro - gaziers potentiels suite à l’annexion de la Crimée en 2014 ».

Concernant l’uranium

Sur le front de l’atome, l’Ukraine dispose de 2 % des réserves mondiales d’uranium , quatre fois moins que la Russie. Des ressources non négligeables, mais encore une fois difficilement exploitables à un coût compétitif, tant en termes d’extraction que de transformation en combustible. Actuellement, Kiev importe son combustible, auprès des Russes, mais aussi auprès des Américains depuis 2015.

L’Ukraine reste toutefois un petit producteur d’uranium avec 400 tonnes contre la Russie 2846 tonnes, l’Ousbekistan 3500 tonnes ou le Kasakhstan 19 477 tonnes. ( https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2022/03/03/la-russie-envahit-elle-l-ukraine-pour-ses-ressources-naturelles_6116020_4355770.html ).

Et si l’Ukraine ne servait que de tremplin à Vladimir Poutine pour atteindre d’autres objectifs ?

Passons sur l’alibi des « nazis » Ukrainiens, pour justifier son entrepris criminelle sur l’Ukraine, la Russie clame que le conflit est uniquement motivé par la menace que faisaient peser l'Otan et le gouvernement ukrainien sur sa souveraineté… Ainsi, pour parvenir à un accord de « cessez le feu » il devrait, selon le maître du Kremelin, y doit avoir une ceinture d’Etats hors Otan autour des frontières Russe. Autrement dit Pologne et Roumanie devraient sortir de l’Otan, ce qui aujourd’hui n’est pas possible. Il y a également la revendication du rattachement du Donbass à forte population Russe ou Russophone au territoire Russe, ainsi que la reconnaissance internationale du rattachement de la Crimée à la Russie...

Le président Russe n’a t-il pas au fond une autre ambition et peut-il la satisfaire ?

L’évidence, Vladimir Poutine, qui fut formaté par le régime Soviétique, ne semble avoir qu’un désir refaire de la Russie un empire politique plus fort qu’il ne le fut au temps de l’URSS. Une forme de vengeance aussi après le désintérêt, voire le mépris affiché à la Russie par les Occidentaux, à la suite de l’effondrement du bloc communiste du temps de la présidence Elstine dans les années 1990, mais aussi dans les années 2000 après l’accession de Poutine, d’abord comme premier ministre en 1999. Ainsi, vu le lien historique de la Russie avec l’Ukraine, lorsque celle-ci s’est tournée vers l’UE, Vladimir Poutine n’a pu le supporter, car son rêve de grande Russie s’évaporait…Probablement l’une des raisons essentielles de la guerre qu’il a déclenché à l’Ukraine... Mais, si tel est le cas, MR. Poutine devrait savoir qu’entre « rêve et réalité » il y a souvent un fossé infranchissable...

Pour conclure

Quelles que soient les motivations, politiques, économique où de rêves d’une grande Russie pour Mr. Poutine, il serait enfin temps que l’occident et en particulier les USA montrent vraiment les dents pour arrêter les massacres des population et les destructions. Il faut également que les USA cessent leur »bis bis «  économique avec la Chine pour en faire une alliée dans la mise au pas du maître du Kremelin afin de mettre fin à ce conflit le plus meurtrier et destructeur de l’après guerre 1940-1945. Par ailleurs, il semble inopportun aujourd’hui d’annoncer vouloir intégrer l’Ukraine, la Géorgie et la Moldavie au sein de l’UE sous entendu également de l’Otan, ces pays ont d’autre urgences intérieures auxquelles ils doivent faire face...

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — Médias
La redevance sabordée, l’information en danger
Emmanuel Macron l’a décidé presque seul : l’audiovisuel public sera privé dès cette année des 3,2 milliards d’euros que lui rapporte cette ressource prélevée depuis 1948. Au nom du « pouvoir d’achat », le gouvernement s’apprête à faire peser de lourdes menaces sur les médias publics.
par Dan Israel
Journal
Outre-Manche, la BBC dans le collimateur du gouvernement
L’exécutif britannique veut changer le mode de financement du groupe audiovisuel public pour des raisons économiques et électoralistes. En janvier dernier, la ministre de la culture, Nadine Dorries, a expliqué vouloir mettre fin à la redevance, un système de financement qu’elle juge « obsolète ».
par Marie Billon
Journal — Gauche(s)
Le conflit russo-ukrainien divise la gauche anti-guerre
La cohérence du camp anti-impérialiste, a priori uni par son rejet des blocs militaires, a été mise à l’épreuve par l’invasion de l’Ukraine. Certains refusent les livraisons d’armes, craignant l’engrenage d’un conflit interimpérialiste, tandis que d’autres estiment incontournable cette solidarité. 
par Fabien Escalona
Journal
Yaël Braun-Pivet, première femme au perchoir
La députée des Yvelines succède à Richard Ferrand au terme de deux tours de scrutin. Un poste qu’elle convoitait depuis de nombreux mois. 
par Christophe Gueugneau et Ilyes Ramdani

La sélection du Club

Billet de blog
Roe VS Wade, ou la nécessité de retirer le pouvoir à ceux qui nous haïssent
Comment un Etat de droit peut-il remettre en cause le droit des femmes à choisir pour elles-mêmes ? En revenant sur la décision Roe vs Wade, la Cour suprême des USA a rendu a nouveau tangible cette barrière posée entre les hommes et les femmes, et la haine qui la bâtit.
par Raphaëlle Rémy-Leleu
Billet de blog
Le combat pour l'avortement : Marie-Claire Chevalier et le procès de Bobigny (1)
[Rediffusion] Marie-Claire Chevalier est morte le 23 janvier, à 66 ans. En 1972, inculpée pour avoir avorté, elle avait accepté que Gisèle Halimi transforme son procès en plaidoyer féministe pour la liberté de disposer de son corps. Pas facile d’être une avortée médiatisée à 17 ans, à une époque où la mainmise patriarcale sur le corps des femmes n’est encore qu’à peine desserrée.
par Sylvia Duverger
Billet de blog
Quel est le lien entre l’extrême droite, l’avortement et les luttes féministes ?
La fuite du projet de décision de la Cour suprême qui supprimerait le droit à l'avortement aux Etats Unis en est l'exemple. L’extrême droite d’hier comme d’aujourd’hui désire gouverner en persécutant un groupe minoritaire sur des critères raciaux pour diviser les individus entre eux. Quant aux femmes, elles sont réduites à l’état de ventres ambulants.
par Léane Alestra
Billet de blog
États-Unis : le patient militantisme anti-avortement
[Rediffusion] Le droit à l'avortement n'est plus protégé constitutionnellement aux États-Unis. Comment s'explique ce retour en arrière, et que peuvent faire les militantes des droits des femmes et les démocrates ?
par marie-cecile naves