Réelle « Islamophobie » ou simple récupération politicienne ?

Ce n’est pas l’acte isolé d’un individu d’extrême droite qui commet une tentative d’assassinat par fusillade dans une mosquée qui ferait des Français un peuple islamophobe. Que l’extrême gauche, une partie de la gauche, dont EELV tentent de récupérer ce fait divers dramatique à des fins politiques ne pose t-il pas problème  ?

Aujourd’hui en France, une manifestation contre l’islamophobie est- elle vraiment justifiée et utile ?

Le 1er novembre, dans Libération, une cinquantaine de pétitionnaires ont appelé à manifester «contre l’islamophobie» dimanche 10 Novembre à Paris ( http://www.leparisien.fr/societe/plus-de-50-personnalites-appellent-a-manifester-contre-l-islamophobie-le-10-novembre-01-11-2019-8184738.php ).

C’est un devoir de la république, qui ne doit souffrir d’aucune exception, pour protéger ses ressortissants de quelque confession qu’il s’agisse et de leur lieux de recueillement religieux : mosquées, synagogues, temples et églises. Mais, comme si c’était une partie du peuple Français et sa classe politique dirigeante qui est anti musulman, se saisir d’un évènement, tel que celui qui s’est produit à la mosquée de Bayonne ou d’autres actions contre des lieux musulmans qui ne sont que le produit de quelques désaxés, souvent proches des extrêmes droites, pour en faire une manifestation « contre l’islamophobie » et défiler aux côtés des antisémites, des intégristes, des salafistes et de tous les extrémistes de l’islam apparaît tout simplement comme une opération de récupération politique en vue des prochaines élections et ne peut que renforcer le sentiment de méfiance à l’égard de l’islam.

Attention aux dérives des interprétations

Par ailleurs, comme le fait observer le philosophe et romancier Pascal BRUCKNER par rapport à la tribune des signataires de la pétition dans Libération et leur appel à manifester contre « l’islamophobie »,  ne prend t-on pas le risque que désormais toute espèce de nuance ou de réticence à l’égard de l’islam soit assimilée à un acte raciste où la critique légitime de la religion musulmane conduirait, de façon inéluctable, à des attentats contre des musulmans dans notre pays. Est-il normal dans un pays laïc que des manifestants réclament pour l’islam un statut d’exception jamais octroyé au christianisme, au judaïsme, à l’hindouisme ? Une remarque de quelque nature que ce soit (professionnelle, de comportement divers par un simple froncement de sourcil...) et vous voilà jeté dans le camp des racistes. Par exemple, le ministre Jean-Michel BlANQUER serait ainsi «islamophobe» pour avoir dit que le port de signes communautaristes n’était pas souhaitable en France, etc. etc....

En hurlant à «l’islamophobie», pour tout et n’importe quoi ne rend t-on pas plus difficile l’exercice délicat qui consiste à différencier l’hostilité réelle, condamnable, à l’égard des musulmans, et la critique, légale et légitime de la religion musulmane, comme des autres religions ?...

Ne pas apprécier l’islam ou d’autres religions interdit de les persécuter, de même qu’il y a obligation de protéger les femmes et hommes qui récusent certaines de ces pratiques religieuses

On peut ne pas avoir une sympathie particulière pour l’islam, ou les religions en général, mais, nous n’avons pas le droit de persécuter les musulmans ou celles et ceux d’autres confession, ce qui est différent. Et nous avons, surtout, le droit et l’obligation de défendre un certain mode de vie des hommes et des femmes qui veulent vivre hors des contraintes dues à des interprétation de certaines règles religieuses. Montrer ses cheveux est un signe de liberté, comme sa façon de se vêtir à l’Occidentale. Beaucoup de musulman (e)s attendent surtout de la fermeté des autorités politiques qui sont aux commande de l’Etat pour les protéger, car dans certains quartier, elles ou ils retrouvent parfois en France les « mêmes barbus » qui imposent les règles et contraintes autoritaires que celles qui ont cours dans des pays dont ils sont originaires. Et dans ce cas plutôt que des discours de constat, le gouvernement doit agir pour stopper, voire expulser discrètement tous ces prêcheurs de haine qui n’ont pas leur place dans notre République.

D’autre part, est-il normal, par exemple, que le 2 novembre, lors d’une manifestation controversée hostile à Éric ZEMMOUR devant la rédaction de CNEWS, un militant islamiste fiché S ait insulté plusieurs personnalités musulmanes, en particulier : Zhora Bitan, Zineb El Rhazoui, Lydia Guirous, Mohamed Sifaoui et d’autres, qualifiés par lui, avec élégance, de «bougnoules de service»… Insultant également par des propos antisémites Caroline Fourest, Pascal Bruckner, Pascal Praud, Nadine Morano, Ivan Rioufol, Gilles Clavreul et Laurent Bouvet, les traitant de «poignée de sionistes». Que cet individu empli de haine, et d’aversion pour la France, les Juifs et la population musulmane qui souhaite vivre en citoyens selon les règles de notre pays n’ait pas fait l’objet d’une saisie du parquet pour le mettre face à la responsabilité de ses propos, illustre bien parfois la réalité entre le discours sévère des responsables politiques et leurs actes de faiblesse face à des dérives de ce type.

Si les intentions concernant l’organisation d’une manifestation contre « l’islamophobie » pouvaient sembler louables pour « dire non » à toute forme d’extrémisme, encore ne devrait-elle pas détourner l’attention d’un péril bien plus grave pour l’humanité avec le problème climatique et la problématique démographique dont on ne peut faire l’impasse, notamment dans les pays Arabo - musulmans.

Pour conclure

Pour glaner misérablement quelques voix, excepté le parti socialiste et quelques personnalité de gauche qui ont refusé de se joindre à ce cortège hétéroclite, l’extrême gauche et la gauche en général n’hésite pas à perdre son âme quand elle va défiler aux côtés des antisémites, des intégristes, des frères musulmans, salafistes et de tous les extrémistes de l’islam, dont certain sont connus pour ses prêches rétrogrades et inadmissibles telles que : «la femme, elle ne sort de chez elle que par la permission de son mari»… Sans compter l’obligation de porter le voile et la tenue vestimentaire qui caractérise une volonté communautariste évidente.

 

 

 

 

 

 

 

 


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