Entre dette des Etats et déficits écologiques dans les pays de l’UE !

Entre une situation écologique désastreuse, aux effets parfois irréversibles et une situation économique plus que préoccupante, sauf pour les banquiers et pour laquelle la dette des Etats ne contribue guère à envisager des perspectives très optimistes dans les pays de l’UE, ce qui ne devrait pas pour autant interdire de prendre rapidement certaines dispositions.

Un avertissement

Faut-il rappeler qu’en Novembre 2017, 15 000 scientifiques de plus de 180 pays ont signé un Avertissement à l'humanité.  En soulignant les multiples menaces qui pèsent sur le bien-être humain et planétaire  ils demandaient que des mesures soient prises pour y faire face. Parmi les nombreuses questions qu'ils ont soulevées, il y a la croissance démographique, qu'ils ont identifiée comme un « moteur principal » de notre crise actuelle. Depuis, plus de 5 000 scientifiques supplémentaires ont approuvé l'avertissement. Malheureusement, les gouvernements n'ont pas à l’évidence pris réellement en considération cet avertissement et l’accord de la COP 21, au-delà des effets de communication, n’est guère contraignant, alors qu’il serait essentiel que l'avertissement de ces scientifiques ne soit pas ignoré en prenant des mesures drastiques. Mais n’est-ce pas trop tard, quand on sait que par son nombre et son économie l’homme est devenu une force géologique destructrice ?

Empreinte écologique : réserves et déficits écologique en hectares globaux par personne ou (gha/pers) de l’UE.

Selon le rapport 2017 du « Global Footprint Network », la majorité des États membres de l'Union européenne est en situation de déficit écologique. Un pays connaît un déficit écologique lorsque l'empreinte émise par sa population sur son territoire dépasse la bio-capacité de ce territoire.
A l'inverse, il y aura une réserve écologique lorsque la bio-capacité d'un pays dépasse l'empreinte écologique de sa population.

C'est au Nord : Suède, Finlande, Estonie et Lettonie et à l'Est la Roumanie que se situent les États en situation de réserve écologique. La Finlande est le pays qui obtient les meilleurs résultats : sa bio-capacité est supérieure à son empreinte écologique de 6.7 hectares globaux par personne ou (gha/pers.).

Au sein des pays connaissant un déficit écologique, des différences sont à établir. Certains pays connaissent un "déficit léger", inférieur à 1. C'est le cas pour la Hongrie, la Bulgarie et la Lituanie. Viennent ensuite les pays en "déficit moyen", l'Irlande, la Croatie, le Danemark et la Slovaquie. Ces pays ont un déficit inférieur à deux.

Enfin, viennent les États faisant face à un déficit marqué. En tête de file se trouve le Luxembourg, dont l'empreinte écologique est plus de huit fois supérieure à sa bio-capacité, le déficit y est de 11,5 hectares globaux par personne. Sont également en situation de déficit écologique prononcé la Belgique (5,8 gha/pers), Chypre (3 gha/pers.), l'Italie (3,4 gha/pers.), ainsi que le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Autriche, Malte, les Pays-Bas, la France, l'Espagne, le Portugal, la République Tchèque, la Grèce et la Slovénie. L'Union européenne est largement en déficit écologique (23 Etats sur les 28 recensés).

Certains pays qui avaient enregistré des progrès notables sont tombés dans le déficit et d'autres l'ont aggravé. Par exemple, les Pays-Bas, qui étaient considérés en capacité de réserve écologique, sont passés à un déficit de 4,7 gha/pers de déficit. La France ne fait pas figure d'exception et a franchi la barre des 2 gha/pers de déficit depuis l'année 2011. Quant à la Bulgarie, elle a aussi perdu son statut de réserve écologique et se situe désormais à la limite du déficit.

De la dette écologique à la dette financière

La dette des pays de l’Union Européenne en 2017 à 12 504 milliards d'euros, soit 81,6 % du PIB total des 28 pays membres. Pour la seule zone Euro, la dette s'élève à 9 686 milliards d'euros, soit 86,7 % du PIB total des 19 pays membres. (https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/04/23/la-dette-publique-de-la-zone-euro-a-baisse-en-2017_5289363_3234.html). La dette publique, qui représente la dette de l'Etat, c'est-à-dire l'ensemble des emprunts contractés par l'Etat, ne doit pas être confondue avec le déficit public qui est un solde annuel négatif entre des recettes et des dépenses.

Individuellement, quatre pays affichent un niveau de dette publique supérieur à 100% du PIB. Il s’agit de la Grèce (178,6%), de l’Italie (131,8%), du Portugal (125,7%), de la Belgique (103,1%). En France, la dette publique est supérieure à celle de la moyenne de l’Union européenne et de la zone euro, et s’élève à 97% du PIB au 4e trimestre 2017, son montant est de 2 218  milliards d'euros à la fin 2017.

Sans surprise, la Grèce enregistrait toujours la dette publique la plus élevée en 2017, à 178,6 % du PIB, suivie par l’Italie (131,8 %), le Portugal (125,7 %), la Belgique (103,1 %) et l’Espagne (98,3 %). A l’inverse, les plus faibles ratios de dette publique ont été relevés en Estonie (9,0 %), au Luxembourg (23,0 %), en Bulgarie (25,4 %), en République tchèque (34,6 %), en Roumanie (35,0 %) et au Danemark (36,4 %), note Eurostat.

Au bonheur des banquiers et surtout de Goldman Sachs

« Quand l’État reste systématiquement au service de l'intérêt privé et des banques quoi qu'elles fassent, on est incapables d'envisager de véritables solution ».  Eric Toussaint (historien belge, porte-parole du réseau international du Comité pour l'abolition des dettes illégitimes)

Comment des Etats ne seraient-ils pas au service des banquiers et de leurs intérêts privés quand Goldman Sachs a ou avait ses hommes aux commandes directes des pays ou à des postes clé…

Quelques rappels : Si José Manuel BARROSO, l’ex-président de la Commission entre 2004 et 2014 s’est reclassé chez Goldman Sachs, il n’est vraiment pas le premier à aller manger de cette soupe avec une cuillère d’argent, d’autres l’ont précédé. Romano PRODI, son prédécesseur à la tête de la Commission entre 1999 et 2004, avait été recruté pour conseiller la banque américaine entre 1990 et 1993, puis après 1997, sur les questions internationales. Commissaire européen à la Concurrence entre 1985 et 1989, directeur général du Gatt puis de l’OMC de 1993 à 1995, l’Irlandais Peter SUTHERLAND a, lui, été président non exécutif de la filiale européenne de la banque Goldman Sachs International entre 1995 et 2015. C’est ce thatchérien pur sucre que BARROSO est appelé à remplacer au sein des instances de la banque américaine.

Mario MONTI, commissaire européen au Marché intérieur, puis à la Concurrence entre 1995 et 2004, est devenu conseiller international de Goldman Sachs dès 2005. Aujourd’hui, après avoir dirigé un gouvernement « technique » en Italie entre 2011 et 2013, il est toujours dans le circuit des institutions européennes. Il est « conseiller spécial » auprès de la commissaire au Budget Kristalina GEORGIEVA en tant que président du groupe de haut niveau sur les ressources propres de l’Union européenne. . C’est un autre Italien qui, à juste titre, concentre tous les regards : Mario DRAGHI, président de la Banque centrale européenne (BCE) depuis 2011, a été le vice-président de Goldman Sachs pour l’Europe entre 2002 et 2005. Nommé associé, il était chargé des « entreprises et pays souverains ». L’une de ses missions consistait alors à vendre aux États des produits financiers complexes, permettant notamment de dissimuler une partie de la dette souveraine, comme en Grèce. Mais il a suffit qu’il ait dit tout ignorer de ces maquillages pour convaincre les chefs d’État et de gouvernement de la zone euro…Evidemment !!...

Ex-membre du directoire de la Bundesbank et chef économiste de la BCE, l’Allemand Otmar ISSING a aussi conseillé Goldman Sachs. En 2010 il avait publié une virulente tribune dans le Financial Times contre tout plan de sauvetage de la Grèce, en dissimulant ce ménage grassement rémunéré, alors que la banque Américaine spéculait sur les marchés en vue d’une faillite du pays…

La situation catastrophique de la Grèce n’est pas du au hasard

En Grèce, Goldman Sachs a pu compter également sur d’autres employés : l’économiste Lucas PAPADEMOS qui, après avoir participé au maquillage des comptes publics sous sa houlette à la fin des années 1990 en tant que gouverneur de la Banque centrale hellénique, a été premier ministre en 2011-2012 et son ex- trader Petros CHRITODOULOU devient patron en 2010 de l’agence de l’organisme de la gestion de la dette publique grecque. Un comble !

La Commission dirigée actuellement par Jean-Claude JUNCKER compte encore un ex de la banque Américaine  qui avait également travaillé chez Goldman Sachs au début des années 2000. Figure de l’implantation du programme d’austérité dans son pays en 2011, le Portugais Carlos MOEDAS est commissaire à la Recherche, la Science et l’Innovation depuis 2014.

Ne pas s’étonner si parmi les pays les plus endettés, on retrouve parmi leurs plus hauts dirigeants les anciens responsables de Goldman Sachs.

Le cas de la Grèce est révélateur. La chute du PIB par rapport à 2009-2010 est de près de 30%. Du point de vue des indicateurs macro-économiques, la Grèce est en mauvais état. 350 000 jeunes hautement qualifiés sont partis vers l’Allemagne, la France et d’autres pays du nord de l’Europe. Le taux de chômage chez les jeunes atteint environ 40%. Selon les chiffres d’Eurostat, 47% des ménages grecs sont en défaut de paiement sur l’un de leurs crédits et le taux de défaut sur les crédits dans les banques est également à plus de 46,5%. Ce qui ne l’empêche pas d’être en 3e ou 4e position dans la liste des pays qui dépensent le plus en armes. Début 2018, Alexis TSPRAS a rencontré Donald TRUMP et a annoncé pour 1,6 milliard d’euros d’achats d’armes aux États-Unis…Un comble !

Les Etat obligés d’emprunter sur les marchés aux banques privées et non aux banques centrale ou à la BCE, une origine Française…

En 1973, le Président de la République Georges POMPIDOU, ancien directeur général de la Banque ROTSCHILD (comme le Président Emmanuel MACRON qui fut banquier d’affaire au sein de cette même banque) fait adopter une loi portant réforme des statuts de la banque de France. En son article 25, celle-ci dispose que « le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la banque de France ». En d’autres termes, la Banque de France se voit interdire d’accorder des crédits (par définition non grevés d’intérêts) à l’État, celui-ci est dès lors condamné à emprunter sur les marchés et aux taux que ceux-ci jugent adéquats. Cela revient à dire que l’État abandonne à partir de l’année 1973 le droit de « battre monnaie » et transfère cette faculté souveraine au secteur privé dont il devient le débiteur volontaire.

L’argument de Georges POMPIDOU repose sur le fait que la France étant désormais reconstruite, il n’était plus aussi nécessaire de laisser persister des mécanismes qui s’étaient avérés bénéfiques pour le financement de dépenses d’investissements structurels. D’autant qu’en plus de ces investissements lourds, ces mécanismes de création monétaire « facile » avaient souvent été utilisés pour financer le fonctionnement courant de l’Etat. Aux yeux du Président, des hauts fonctionnaires ou des législateurs de l’époque, il était à la fois utile d’encadrer les potentielles dérives de l’Etat en la matière et souhaitable de sortir d’une ère d’économie administrée.

Reste que ces « bonnes intentions » finirent par faire aussi le jeu du monde de la finance, celui-ci voyant bien l’intérêt qu’il pouvait retirer d’un système dans lequel l’État doit obligatoirement passer par lui pour emprunter. De ce point de vue, la loi de décembre 1973 fut également le fruit d’un habile lobbying bancaire visant à consolider ces « bonnes dispositions » politiques afin de « neutraliser » ceux qui auraient pu remettre en question l’argument d’un Etat trop dépensier et prompt à faire tourner la planche à billets pour continuer à s’endetter dans la mesure où en 1973, l’État français n’était quasiment pas endetté. 

Au final, comme on le sait, le nouveau système n’a bien évidemment pas empêché l’État de s’endetter ! Contrairement à ce qu’escomptaient certains, la loi de 1973 n’aura donc pas rempli son rôle de garde-fou budgétaire : l’endettement public s’est poursuivi. Et, circonstance aggravante, il a été contracté auprès de créanciers financiers privés pratiquant des rentes sur la dette. Tant et si bien que l’État est progressivement devenu l’otage d’un système financier privé, avec pour conséquence la capitulation volontaire de tous les   gouvernements. C’est une aberration !

L’article 104 du traité de Maastricht qui deviendra l’actuel article 123 du traité de Lisbonne, conséquence de l’initiative Française de 1973, est désormais imposé à tous les pays de l’U.E. De plus, la BCE est totalement indépendante, c’est une aberration, car ni elle même, ni les banques centrales nationales de l’Euro- système, ni les membres de leurs instances de décision ne peuvent solliciter ou accepter d’instructions d’un autre organisme. Les institutions de l’Union européenne et les gouvernements des États membres sont également tenus de respecter ce principe. Il y aurait urgence à abroger ces dispositions et à prendre les mesures suivantes :

- 1- Les Etats de la zone Euro doivent reprendre le pouvoir économique par une participation majoritaire, ou dans certains cas des minorités de blocage, dans le capital des principales banques privées Européennes, ou procéder à des nationalisations locales coordonnées dans le cadre d’un schéma de cohérence Européen. C’EST POSSIBLE, l’Espagne avec un Gouvernement Libéral et avec l’aide de fonds Européens a d’ailleurs nationalisé en 2012 et 2013 des Banques. Voir revue Challenge du 08 Février 2013 qui titrait : « L’Espagne va Nationaliser une nouvelle Banque ».

- 2- Sous réserve de la mise en place d’une autorité Européenne de contrôle pour éviter la dérive inflationniste de la planche à billet (mission qui peut être confiée à la BCE), les Etats doivent également reprendre leur souveraineté monétaire, c’est dire le droit d’émission de la monnaie et le retour à la spécialisation bancaire (interdire aux banques de dépôt de spéculer par des opérations boursières, pour les opérations boursières il y a des banques d’affaires. A cet effet la réforme MOSCOVICI de 2012 était loin d’être satisfaisante puisqu’elle ne sépare pas réellement sur le plan juridique les banques de dépôt et les banques d’affaires)

- 3- Autoriser les Etats Européens à emprunter directement auprès de la B.C.E. et des banques centrales des Etats, ce qui suppose une révision du traité de Lisbonne et l’abrogation de son article 123. Ratifié suite à un déni de démocratie, lequel stipule : « il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres (...), d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales (...) ; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite ». 

Un monde à l’envers, mais attention le piège ne va pas tarder à se refermer

Depuis 2012, l’Etat français emprunte à court terme sur les marchés à taux négatifs. Autrement dit, ce sont les prêteurs qui le paient pour qu’il accepte leur argent ! Le monde à l’envers… Certes, c’est une excellente affaire pour nos finances publiques, car en effet grâce à cela et à la faiblesse des taux sur les emprunts à plus long terme cela fait que la charge de la dette n’a cessé de diminuer ces dernières années et que le déficit public a pu être contenu. Un bémol toutefois pour les emprunts à long terme, car malgré l’extrême faiblesse des taux d’emprunts aux banques privées, celle-ci empruntent à taux zéro, voire parfois à taux négatif à la BCE. Toutefois, la période des emprunts gratuits de court terme pour l’Etat est en train de se terminer. Par rapport à leur point bas de l’été 2016 (nos bons du Trésor à 10 ans étaient alors souscrits à 0%), les taux ont déjà repris un peu de vigueur : en début d’année, ils flirtaient avec les 1%, et tous les experts s’attendent à la poursuite du mouvement dans les prochains mois. « C’est presque une certitude, il faut s’y préparer », prévient Stéphane COLLIAC, chez EULER- HERMES. Cette normalisation est du reste tout à fait logique, au regard de l’amélioration de la situation économique, bien qu’aléatoire, car nous sommes   entrés dans l’ère post-croissance et à terme avec la nouvelle révolution du numérique les problèmes culturels, social, écologiques vont durablement impacter l’économie, pas forcément dans le bon sens.

La baisse du loyer de l’argent provenait en grande partie de l’action des Banques centrales, dont la BCE, tétanisées par le spectre d’une spirale déflationniste (une baisse des prix et des salaires, qui provoque un ralentissement de l’activité, qui engendre à son tour une baisse des prix et des salaires et ainsi de suite). Pour éloigner ce péril, elles ont abaissé au maximum leurs taux directeurs afin de faciliter la circulation de la monnaie.

Meilleure maîtrise du système bancaire et droit d’émission de la monnaie par l’Etat n’effaceront pas pour autant la dette écologique

La reprise en main du système Bancaire et le droit d’émission de la monnaie par l’Etat permettra une baisse du taux d’endettement de l’Etat, mais n’effacera pas pour autant la dette écologique, pour laquelle le pire est à venir. Rétablir, par exemple, dans chaque pays de la zone euro la monnaie d’origine, tel le Franc en tant que monnaie fiduciaire indexée à l’euro, mais utilisée comme monnaie alternative verte est possible dans le cadre de la législation actuelle, sous réserve que cette monnaie ne soit pas échangeable sur les marchés Boursiers et que son utilisation soit limitée à un territoire… Ce dispositif permettrait de fonder un nouveau système d’échange, de manière à éviter le cycle infernal du consommer pour produire, consommer toujours plus et n’importe quoi pour produire encore plus et n’importe quoi, spirale infernale qui est à terme condamnée, car impossible à satisfaire d’un point de vue écologique. Mais si cela peut freiner, ça ne stoppera pas pour autant la synergie des crises alimentaires, énergétiques, climatiques et démographiques qui entraînera inexorablement une dégradation du niveau de vie à l’occidentale.

Réactions contradictoires ?

 Deux types de réactions contradictoires vont se dessiner : soit, Les violences seront exacerbées dans un chaos social, où les plus forts s’efforceront d’anéantir les plus faibles pour piller les dernières ressources accessibles. Soit on sera contraint à l’intelligence de la raison, grâce à la coopération d’interdépendance solidaire du, notamment, à la peur de l’arme Nucléaire que possèdent les uns et les autres… Difficile de prévoir quelle tendance l’emportera, mais au vu d’un rapport du Pentagone sur le changement climatique, dont le dernier paraphe de sa conclusion indique : » Des mouvements de population massifs sont inévitables. Apprendre à contrôler ces populations, les tensions qui surgissent aux frontières et les réfugiés qui en résultent, deviendra primordial. De nouvelles formes d’accords de sécurité, portant spécifiquement sur l’énergie, la nourriture et l’eau seront également nécessaires. En bref, alors que les Etats- Unis eux même s’en sortiront mieux et ont une capacité adaptative, ils se retrouveront dans un monde où l’Europe luttera intérieurement, confrontée à des flots de réfugiés se déversant sur ses rivages, et, où, l’Asie traversera une grave crise par rapport à l’eau et à la nourriture. Bouleversements et conflits seront les caractéristiques endémiques de la vie ». 

Pour conclure

La politique de certains chefs d'Etat ayant parfois des raisons que la raison ne saurait avoir, on peut envisager le pire… C'est-à-dire l’affrontement violent des sociétés les plus combatives. 

 

 

 

 

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.