Au delà des personnages de Don Quichotte et Sancho Panza, Ce qui est moins comique, c’est que Le RN avec son jeune hidalgo accompagné de son serviteur de LR n’est qu’à deux pas du pouvoir
Cette histoire commence quand un jeune hidalgo de la politique se fait adouber par une politicienne expérimentée qui n’a cessé de ripoliner le parti hérité de son père et qui aujourd’hui occupe l’avant scène de la politique du pays France. Fille héritière d’un baroudeur de la politique natif de la Trinité sur mer, lequel était un ancien député poujadiste, tortionnaire en Algérie française, connu pour avoir été à la création du Front National pour l’Unité Française, dont le nom est rapidement abrégé en Front National (FN) et dont il fut président. Pour le créer ce fut avec l’aide d’anciens Waffen SS Français qui ont défendu Berlin en 1945, des principaux responsables du groupuscule néofasciste Ordre Nouveau, d’anciens soutiens à l’organisation terroriste de l’OAS et ceux qui furent tout cela à la fois ( https://www.francetvinfo.fr/vrai-ou-fake/vrai-ou-faux-le-rassemblement-national-est-il-l-heritier-de-waffen-ss-et-du-regime-de-vichy-comme-l-affirme-la-deputee-lfi-sarah-legrain_6601698.html ). Ce parti se situait évidemment à l’extrême droite de l’échiquier politique Français. Mais, ... « Ce n’est qu’un détail de l’histoire »…Comme son président le déclara un jour concernant ce qui fut l’horreur des horreurs des chambres à gaz Nazies où périrent plus de 6 millions de personnes dont une très grande partie de culture hébraïque (juifs) ...Par une telle déclaration, n’était-ce pas là l’illustration d’un antisémitisme récurent qui le caractérisait ?
Le jeune hidalgo, élu député Européen d’une Union Européenne qu’il ne cesse de fustiger, au visage avenant et présentant bien, vêtu en costume et cravate n’a de cesse de ripoliner toujours plus ce parti dont il hérite à son tour et se considère, tel un héros de la chevalerie moderne, charger de bouter l’étranger hors de France ainsi que d’en empêcher d’autres « d’envahir » son pays adoré… Tel Don Quichotte qui voulait combattre les moulins à vent, pour s’attaquer aux obstacles qui obstrueraient son parcours vers l’hôtel Matignon à Paris, objectif final de sa mission qu’il estime presque divine, notre jeune hidalgo a recruté un serviteur venu des Alpes Maritimes fin connaisseur expérimenté en combinaisons politiques . Ce serviteur n’est pas un inconnu recruté par hasard, il est accessoirement président d’un parti de droite nommé LR se référant au Gaullisme, Parti politique qui sous des appellations différentes gouverna la France durant plusieurs décennies.
Pour bouter l’étranger hors de France, dont certain(e)s de leurs supporters, supportrices n’hésitent pas à ne considérer que des aspects religieux et à « bouffer » du musulmans et du Juifs, tous deux partent battre la campagne à la recherche d’aventures héroïques pour la conquête de la gouvernance du petit royaume républicain de France. Ils sont convaincus d’être porteurs des valeurs divines du pouvoir, persuadés que les dieux leur ont soufflé un programme politique divin et que nul ne peut se mettre en travers de leur destin. Pour les nourrir quotidiennement de la justesse de leur mission, ils peuvent compter sur sur partie importante d’un « bon peuple » qui, guère instruit de la chose politique et de l’histoire, croient en leurs paroles quand ils accusent les autres partis politiques de tous les maux de la la société et surtout les étrangers ou leurs descendants qui auraient eut le malheur d’avoir la double nationalité.
Ce bon peuple auquel le jeune hidalgo d’extrême droite et son fidèle serviteur des Alpes Maritimes promettent que le moment venu, si rien ne s’y oppose et après un audit des finances du pays, ils commenceront par appliquer, toutefois avec parcimonie, ce programme que le divin leur a suggéré, avec éventuellement un réexamen de la réforme des retraites. Pour éclipser certaines de leurs trop généreuses promesses, notre hidalgo et son fidèle serviteur ne cessent de clamer qu’ils les feront peut-être plus tard, car la politique de gestion économique catastrophique de l’actuel chef d’État a ruiné le pays. Argument classique et peu imaginatif pour se défausser, mais ce que croit évidemment « le bon peuple » et qui désormais en veut à ce chef d’État qu’il estiment responsable de leurs pire malheurs, y compris, quand en bonne santé, sans soucis de fin de mois, ils vivent confortablement dans leur pavillon en périphéries rurales des zones urbaines.
Tel Don quichotte et Sancho Panza, dont le jeune président du RN est bien à l’extrême opposée et son fidèle président de LR battent la campagne pour un ultime voyage
Si l’histoire racontée par Cervantès est une intrigue qui couvre les aventures d'un pauvre hidalgo (gentilhomme) de la Mancha, dénommé Alonso Quichano, et obsédé par les romans de chevalerie. Ceux-ci troublent son jugement au point que Quichano se prend un beau jour pour le chevalier errant Don Quichotte, dont la mission est de parcourir l’Espagne pour combattre le mal et protéger les opprimés. Il prend la route, monté sur son vieux cheval, Rossinante, et accompagné d'un paysan stupide, Sancho Panza, trompé par ses promesses de récompense extraordinaire.
Don Quichotte passait pour un illuminé auprès de ceux qu’il rencontrait. Il croyait que les auberges ordinaires étaient des châteaux enchantés et les filles de paysans de belles princesses. Il prenait les moulins à vents pour des géants envoyés par de méchants magiciens. Cette histoire et la description du personnage loufoque et illuminé de Don Quichotte est bien à l’extrême opposée de la personnalité du président du RN, intelligent et calculateur pour atteindre son objectif, même si comme Don Quichotte, il estime que sa mission est de parcourir le pays de France pour combattre le mal qu’a fait le diabolique Macron afin protéger les opprimés ou « ceux qui ne sont rien », mais aussi les autres…
Dire parfois une chose et son contraire le credo du discours de ce jeune hidalgo d’extrême droite
A six jour de l’échéance du premier tour de la consultation du bon peuple, qui mettra en perspective de désignation le 7 Juillet, celui ou celle qui sera en mesure de gagner la clé lui permettant l’ouverture de la porte de l’hôtel Matignon, résidence du chef du gouvernement du petit pays de France, le jeune hidalgo présente donc les premières mesures de son projet de gouvernance du pays et que déclare t-il ?
Après avoir promis de traiter chaque citoyen à égalité. « Aucun droit ne sera enlevé à un seul Français, à une seule Française, et notre action politique œuvrera en toutes circonstances au maintien des droits existants », Voilà que notre jeune hidalgo d’extrême droite affirme « Sur les binationaux, je vous confirme que les postes les plus stratégiques de l’Etat seront réservés aux citoyens français et aux nationaux français ». Ce qui en cas d’accession au pouvoir du jeune hidalgo et son parti d’extrême droite (ainsi classé par le Conseil Constitutionnel, organe supérieur du Droit Français), plusieurs centaines de milliers de personnes qui ont cependant la nationalité Française risqueraient de perdre un droit fondamental et pas des moindres : celui d’exercer certaines professions dans l’administration publique. Ce qui ne résisterait probablement pas à une décision du Conseil Constitutionnel, mais alors pourquoi l’éminente juriste qui « cornaque » son jeune hidalgo laisse faire ce genre de déclaration à son poulain, à moins que ce ne fut pour préparer l’opinion à un référendum pour la suppression ou au moins une modification partielle de cette institution ( articles 56 à 63 de la Constitution ) afin de supprimer ou limiter son pouvoir ?
En cas d’accession au pouvoir de l’élégant jeune hidalgo eurodéputé d’extrême droite qui critique régulièrement les normes environnementales et répète être contre ce qu'il qualifie « d'écologie punitive » représente aussi le pire choix possible pour la protection du climat et de la biodiversité. En se donnant pour cheval de bataille la lutte contre « l’écologie punitive » et revendiquer une écologie « nationale » basée sur le localisme et le protectionnisme, cela cache avant tout une absence totale d’ambition et surtout, au-delà du mot, une ignorance totale de ce que peut être l’écologie et son corollaire sur le plan politique. Faut-il rappeler à ce jeune hidalgo d’extrême droite qu’il n’y a, ni écologie punitive, ni écologie nationale, mais l’écologie qui est d’abord une discipline scientifique et son « déplacement » sur le plan politique, dit « écologie politique » est une analyse de l’organisation sociétale a société avec des propositions de solutions pour résoudre les problématiques posées présentes et à venir selon les enseignements de l’écologie science. Parmi l’un de ces enseignements fondamentaux à résoudre, il est démontré qu’aucune espèce ne peut proliférer indéfiniment au détriment des autres espèces, comme le fait l’homme, sans se mettre en danger et à terme disparaître. Par sa croissance démographique explosive des dernières décennies qui ont pour conséquences, la réduction des surfaces fertiles, des terres arables par la déforestation et le déboisement, l’effondrement de la biodiversité, l’épuisement des ressources naturelles par une consommation effrénée des énergies fossiles, l’homo Sapiens dernier représentant du genre hominidé met en danger d’extinction rapide l’ensemble des espèces, dont la sienne qui, malgré la recherche scientifique et la médecine, ne pourra être indéfiniment exemptée.
Le jeune hidalgo d’extrême droite devrait savoir que l’homme ne peut échapper au constat formulé par « l’essai sur le principe de population » de Thomas Malthus (économiste et pasteur Anglican 1766 – 1834). Celui-ci partait du constat qu’il y a une asymétrie entre la croissance démographique et la croissance de production de ressources. La représentation mathématique de Malthus est simple: alors que la population augmente de manière géométrique 1- 2- 4- 8- 16- 32 …), les ressources n’augmentent que de façon arithmétique (1- 2- 3- 4- 5- 6 …). Plus les années passent, plus l’écart sera très important entre la démographie, l’espace territorial disponible et le stock de ressources naturelles qui ne cessent, l’un et l’autre, de régresser. Or ce jeune hidalgo d’extrême droite envisage comme solution de faire une politique ultra nataliste quand il faudrait maîtriser en urgence de la façon la plus équitable possible cette croissance démographique aux effets des plus désastreux pour la planète.
C’est à croire que pour le jeune hidalgo d’extrême droite du RN, son fidèle serviteur actuel président LR et leurs ami(e)s, c’est à l’environnement de s’adapter, et non l’inverse, comme pour l’énergie, l’agriculture, et pour le reste, la biodiversité n’existe pas, les mobilités n’existent pas, les océans n’existent pas…Bref si notre jeune hidalgo d’extrême droite reçoit les clés de l’hôtel Matignon le 7 Juillet Aucune chance que l’accord de Paris lors de la COP 21 soit respecté (alors que cet accord n’avait même pas évoquer un iota de la problématique démographique et ses impacts)
Pour conclure
Depuis l’annonce de la dissolution de l’Assemblée national, vu le résultat aux élections Européennes et la vague qui le porte, on peut craindre l’arrivée au pouvoir du jeune et élégant hidalgo d’extrême droite président du RN, dont il convient de ne pas oublier la réalité de ce parti et son histoire, celui d’un parti né des admirateurs de Vichy et antisémites. Dès lors, quant à l’application de son programme, malgré son avenant et présentant bien, toujours vêtu en costume et cravate, président d’un parti qu’il n’a de cesse de ripoliner, on peut comprendre l’inquiétude qui monte notamment : Éducation, droits des femmes, mais aussi au sein de la communauté scientifique et des ONG de défense de l’environnement, qui redoutent des retours en arrière en matière de lutte contre le réchauffement climatique, si d’aventure le RN obtenait une majorité dans l’hémicycle le 7 juillet.