Démographie et nouvelle révolution numérique, oubliées des élections Européennes ?

Lors des dernières élections présidentielles et législatives ces deux thématiques (démographie et nouvelle révolution numérique) furent totalement absentes de la campagne électorale. On pourrait espérer qu'à l'occasion des élections Européennes elles seraient enfin évoquées, mais qu'en sera t-il réellement ?

Excepté le philosophe Dominique BOURG tête de liste "Urgence Ecologie" qui est sensible à la question démographique, mais a très peu de chance d'être élu à Strasbourg, on ne peut pas dire que ce sujet préoccupe les autres tête de liste, notamment, celle des Verts pour qui ce sujet semble totalement tabou. De même pour ce qui concerne la nouvelle révolution du numérique et des "intelligences artificielles" qui vont conduire à une mutation anthropologique, dont, faute d'avoir pris à temps la dimension des problèmes qui vont se poser, les effets sociétaux et énergétiques risquent d'être particulièrement désastreux à terme...

La démographie, problématique fondamentale de l'écologie, reste cependant un sujet tabou, y compris chez les Verts, alors que la situation écologique est gravissime

En ce début d'Avril 2019 la population mondiale est d'environ 7,7 milliards d'habitants. A la même période de 2009 la population mondiale était estimée à 6,7 milliards d'habitants, soit une augmentation d'un milliard d'habitants en une décennie. Depuis 1950 où la population mondiale était estimée à 2,5 milliards d'habitants, elle a été multipliée par plus de trois ( http://www.politologue.com/population-mondiale/ ). Au rythme d'une croissance d'un milliards d'habitants par décennie, comme pour la période 2009 - 2019, en 2050 la population mondiale serait de 11 milliards d'habitants.

Si la charge des populations vieillissantes issues du "baby boum" va peser lourd dans les économies nationales, il faut noter qu'entre 1960 et 2017 la population mondiale post "baby boum" de 0 à 14 ans est toutefois passé de 37% à 26% (baisse de 11%). C'est probablement selon ces données que les projections de l'ONU, d’ici les années 2060, font apparaître un taux de fécondité qui devrait atteindre 2,1 naissances par femme, soit le taux nécessaire pour que les populations se stabilisent sur le long terme. Autrement dit "l'homo- faber- consumméris" deviendrait-il plus sage ou contraint à la sagesse ?...

On peut surtout envisager un autre scénario où la conjugaison des dérèglements climatiques, la 6eme extinction des espèces qui s'accélère, la destruction de la biodiversité, la perte des terres arables et de l'épiderme de la planète, résultant de la force géologique destructrice que constitue l'homme par son nombre et ses activités économiques conduise à un effondrement généralisé, tel qu'il est évoqué par les collapsologues et qui est apparu dès 1972, dans le rapport Meadows. Ce dicton Arabo - musulman deviendrait ainsi réalité: "Mon père de déplaçait à dos de chameau, moi je me déplace en voiture, mon fils et ma fille se déplacent en avion et mes petits enfants se déplaceront à dos de chameau".

Une réalité qui devrait inciter les "démographoseptiques" à la réflexion

Un récent rapport des Nations Unies tire (à nouveau) la sonnette d’alarme. Les terres agricoles ne seraient bientôt plus en mesure de pouvoir nourrir l’ensemble de l’humanité si rien n’est fait. Surexploités, les sols partiraient en poussière à une vitesse anormalement élevée. Un tiers des terres arables de la planète seraient concernées.

- Une perte annuelle de 100 000 km2 de terres arables

Une étude publiée par B. BENQUIST de l'université du Minnesota, soutenue par de nombreux experts, faisait apparaître que le monde perd 100 000 km2 de terres arables chaque année, soit en 40 ans près de la superficie des 28 pays de l'UE. Le rapport de la FAO indique quant à lui une perte annuelle de 25 et 40 milliards de tonnes de l’épiderme de la planète. Ceci se déroulant dans un contexte où la demande mondiale en nourriture augmente en flèche. Selon une projection 2009 de l’INRA-CIRAD, le besoin de nouvelles terres arables en 2050 devrait être de 590 millions d’hectares. Comment y répondre si les terres se raréfient ? Si l’étude se penche exclusivement sur l’état des sols, l’agriculture chimique et intensive génère une foule d’externalités négatives : diffusion dans l’air de N2O, acidification des océans, développement incontrôlé d’algues, pollution des nappes phréatiques, pour ne citer qu’elles. ( à lire également: https://www.lesechos.fr/2016/01/la-fertilite-des-sols-part-en-poussiere-191459 )

- Un million d'espèces, animales et végétales menacées

L'Homme dépend de la nature mais la détruit méthodiquement : jusqu'à un million d' espèces animales et végétales pourraient être menacées d'extinction, dont beaucoup "dans les prochaines décennies", selon un projet de rapport de l'ONU sur la biodiversité (https://www.sciencesetavenir.fr/animaux/biodiversite/1-million-d-especes-pourraient-etre-menacees-d-extinction_133143 )

Selon ce rapport, notre planète en est en cours de sa sixième extinction de masse. La sixième mais la première à attribuer à l'Homme qui a déjà condamné près de 680 espèces de vertébrés depuis 500 ans. Quelques jours avant sa sortie, basé sur l'analyse des vertébrés ainsi que d’autres espèces moins étudiées comme les insectes, avec près de 5,5 millions d’espèces examinées, le rapport de l’ONU fait donc écho aux multiples alertes lancées par les chercheurs et scientifiques du monde entier depuis plusieurs années.

Les responsables de cette extinction sont indiscutablement les activités résultant de la surpopulation humaine

Même s'il y a des disparités en terme d'empreinte écologique entre pays riches et pays pauvres. L’utilisation des terres en termes d’agriculture, d’exploitation forestière ou de forage ainsi que l’exploitation directe des ressources naturelles. notamment, la surpêche et la chasse qui s'ajoutent à d’autres facteurs venant compléter le tableau : réchauffement climatique, pollution, sans compter certaines espèces invasives. Ces activités ont gravement altéré « 40 % de l’environnement marin et la moitié des cours d’eau » explique le résumé.

Récemment, le requin-taupe, le requin le plus rapide au monde, a été placé sur la liste des espèces en voie d'extinction par l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) à cause de la surpêche. huit espèces d'oiseaux ont disparu ces 10 dernières années. Les mines de saphir à Madagascar ont condamné les lémuriens à l'extinction. Une autre calamité de l'activité humaine avec les plastiques, par exemple: Des amphipodes vivant à plus de 9 km sous la surface des océans ont été retrouvés avec du plastique dans les entrailles et en juin 2016, le Melomys Rubicola (petit rongeur d'Australie) a été reconnue comme étant la première espèce à s’éteindre à cause du réchauffement climatique. Comme le Dodo, le Melomys Ribucola deviendra le sinistre symbole de la destruction de la biodiversité par l’humain.

Les insectes, pourtant moins étudiés que les vertébrés, sont en tête de liste. « 41 % des espèces sont en déclin, soit deux fois plus que pour les vertébrés » avance Jérôme MURIENNE, biologiste et chercheur au CNRS.

Stop aux politiques natalistes en Europe ! les élections Européennes ne seraient -elles pas une occasion de formuler des propositions?

Faut-il rappeler que les deux espaces territoriaux qui ont la plus forte empreinte écologique dans le monde sont les USA et l'Europe. A noter que l'actuelle UE c'est 513 millions d'habitants pour une superficie de 4,2 millions de km2. les USA c'est 330 millions pour plus de 9,6 millions de km2. Il y a donc urgence de de parvenir à un changement culturel radical qui passe par une stabilisation et une décroissance démographique en Europe. Ce qui signifie que l'UE doit encourager chacun des Etats membre à éviter des politiques familiales natalistes. Cela suppose, notamment, une modification en profondeur des politiques familiales, notamment les allocations familiales telles qu'elles existent aujourd'hui et qui ne doivent plus porter sur le nombre d'enfants, avec pour la France la suppression du quotient familial qui est d'ailleurs une exception en Europe.

Autre sujet souvent délaissé lors des élections, les Européennes y échapperont-elles ? il s'agit de la nouvelle révolution numérique qui risque fort de n’être point un long fleuve tranquille…

Depuis 2010, avec la nouvelle révolution des "intelligences artificielles", les experts du forum économique mondial de Davos considèrent que nous sommes en train de nous extraire de la 3eme révolution industrielle qui a débuté dans les années 1970 et marquait le départ de la production automatisée, de l’informatique industrielle, du développement de l’électronique puis de la communication interpersonnelle via l’Internet et de la délocalisation des unités de production. La nouvelle révolution des intelligences artificielles (ou quatrième révolution industrielle), fondée sur le transfert de l’intelligence humaine aux robots avec le couplage des technologies de l’Internet et des énergies nouvelles, malgré les espoirs qu’elle peut susciter, implique que si nous ne savons pas anticiper par des mesures adaptées, l’avenir risque de se dessiner par de sombres perspectives… Et pas à cause de "cyber jacqueries" type gilets jaunes, mais de l'épuisement des ressources fossiles nécessaire à leur fonctionnement.

Lorsque Jeremy RIFKIN, spécialiste de prospective économique et scientifique, et conseiller de diverses personnalités politiques constate que : « Notre civilisation industrielle est à un tournant. Le pétrole et les autres énergies fossiles touchent à leur fin, tandis que les technologies issues de ces énergies ou alimentées par ces dernières sont devenues obsolètes. Toute l’infrastructure industrielle fondée sur ces énergies fossiles est dans un état d’obsolescence avancée »… Il s’agit d’une évidence que l’on ne peut que partager, par contre quand il affirme : « il faut se projeter dans une Troisième révolution industrielle, fondée sur le couplage des technologies de l’Internet et des énergies nouvelles ». Or, il ne s’agit pas d’une simple évolution de la troisième révolution industrielle, vers plus d’informatisation et d’automatisation, mais depuis le début de la décennie 2010 c’est vraiment une nouvelle révolution en tant que telle. Cette nouvelle révolution du numérique sera une grosse consommatrice de terres rares, nouvel « or noir » du XXIe, siècle.

Faut-il rappeler que les métaux issus de ces terres rares sont indispensables au couplage des technologies de l’Internet et des énergies nouvelles (solaire, éolien) cher à Mr. RIFKIN. Mais également d’électricité, pour laquelle, vu la croissance démographique, les énergies nouvelles ne pourront compenser les énergies fossiles nécessaire à sa production (Gaz, Pétrole, charbon, uranium…) En une quarantaine d’année, avec près d’un doublement de la population mondiale, la consommation d’électricité par habitant à triplé. De 1199,775 KWH par habitant en 1971 nous sommes passé à 3126,326 KWH par habitant en 2014 et elle ne cesse d’augmenter annuellement depuis https://donnees.banquemondiale.org/indicateur/EG.USE.ELEC.KH.PC ). D’après les chiffres du World energy Outlook de 2018, la demande énergétique va grimper en flèche dans les prochaines années. De même, la demande mondiale d’électricité devrait progresser de 60% d’ici à l’horizon 2040. ( https://webstore.iea.org/world-energy-outlook-2018 )

Mutation anthropologique entre espoirs et craintes

Avec la nouvelle révolution des" intelligences artificielles" (ou 4e révolution industrielle) ce sera encore une nouvelle mutation anthropologique qui va profondément affecter les sociétés moderne, avec un risque accru de creuser l’écart entres pays riches et pays pauvres. Si en plus des difficultés à venir en production d’électricité et en approvisionnement des terres rares, on y ajoute les conflits inter- culturels d’ordre cultuel qui s’accompagne d’une sixième extinction des espèces et d’une nouvelle série d’explosion de la bombe démographique génératrice de vagues migratoires, on ne peut que s’inquiéter des effets du cocktail explosif que nous léguons à la prochaine génération. D’autant plus que les pouvoir politiques ne s’attardent généralement que sur l’aspect global de ce qu’ils considèrent comme positif des nouvelles intelligences artificielles pour certains intérêts économiques de court terme, laissant seule « maître à bord » la techno-science du numérique tout réguler… 

Actuellement les nouvelles "intelligences Artificielles" (I.A.) « trans-humaniste » restent somme toute très rustique à coté des développements des I.A. à venir… Dans tous les domaines : entreprises, services, santé, hôpitaux, enseignement, transports, militaires etc. désormais l’I.A. va s’installer partout avec des applications de substitution totale de l’intervention humaine aux robots par phases successives. Nul doute qu’elle va susciter des espoirs, parfois surréalistes, mais aussi des craintes apocalyptiques, dont certaines peuvent être justifiées, compte tenu de notre culture actuelle et du recours trop réactif à la violence.

La troisième révolution industrielle qui a commencé au cours des années 1970 avec l’informatique allait permettre de remplacer l’Homme par des robots dans des taches répétitives, sales et souvent dangereuses. Au fond, le robot, même s’il convient de distinguer celui qui fait seul aujourd’hui le travail qu’accomplissait hier une myriade d’ouvriers, par exemple sur une chaîne de montage automobile dans les années 1960 ou celui qui tond la pelouse, ou encore celui qui va vous réveiller le matin ou celui qui va faire le café, ils ont en commun la nécessité de l’intervention Humaine pour la programmation, la mise en route, l’arrêt ou la surveillance.

Avec la nouvelle révolution numérique ou 4e révolution industrielle, ainsi définie par les experts du forum économique mondial de Davos, dans laquelle nous entrons à marche forcée depuis le début des années 2010, les robots changent de statut. De simples esclaves mécaniques, outils au service de l’Homme, grâce aux nouvelles intelligences artificielles et à l’interconnexion entre eux, les robots peuvent désormais, pour des taches intellectuelles ou nécessitant une dextérité des gestes, se substituer à l’homme avec une plus grande efficacité. 

Aujourd’hui on est en mesure de confier des taches sélectives de décision, notamment, pour la justice, la médecine, l’enseignement, mais aussi faire déplacer des véhicules sans chauffeur ou des drones-taxis sans pilote, y compris faire fonctionner des usines sans aucune intervention humaine grâce aux interconnexions de l’intelligence numérique entre les machines, avec toutes les conséquences d’éthique que cela suppose. Par exemple, s’agissant de la justice pour désengorger les tribunaux, lorsque cela ne relève pas de décisions concernant des jugements dans des situations complexes, où elles doivent être prises en « son âme et conscience », les robots peuvent très bien suppléer les magistrats pour prononcer des sanctions en fonction de critères très précis.

Entre la confiance dans l’intelligence artificielle et la peur du grand remplacement par les robots dans les emplois, on ne pense pas à l'essentiel, c'est à dire ce qui permet aux robots de fonctionner

Selon les sondages, les Français se déclarent plutôt confiants dans l’Intelligence artificielle, ils reconnaissent son apport pour faciliter la vie quotidienne. En revanche, ils sont réellement inquiets sur les conséquences de ces technologies sur les questions d’emplois. Une sorte de peur du grand remplacement par les robots rôde dans l’opinion, mais celle-ci ne semble pas se préoccuper des ressources fossiles nécessaires aux robots de fonctionner, alors qu'à terme ces ressources sont tarissables... 

Ne retenir que les seuls rapports entre l’homme et les robots dans la redéfinition du rapport au travail, bien que ce fût absolument nécessaire, serait insuffisant si l’on n’aborde pas les problématiques démographiques avec les besoins exponentiels inhérents en électricité et les approvisionnements en terres rares.

En ne visant que l’aspect positif, les responsables politiques n’oublient-t-il volontairement pas de s’attarder sur l'essentiel des effets négatifs ?

Le problème, c'est que ni la problématique démographique, ni les besoins en électricité qui vont croître démesurément ou les Terres Rares qui sont aussi une énergie tarissable venant du sous-sol ne semble pas être la première préoccupation des responsables politiques, espérant probablement que les futurs robots apporteront une réponse ?… Sans terres rares, pas d’intelligence artificielle (IA), pas de robots « intelligents », pas d'Ipad, pas d'écrans plasma ni LCD. Impossible de produire une voiture hybride ou à pile à combustible, pas d'ampoules LED basse consommation. Dans une technologie donnée où elles sont utilisées, les Terres Rares sont difficilement substituables, ou alors au détriment de la qualité et des performances. Il peut en revanche y avoir des basculements de technologies, or, aujourd'hui, la situation est alarmante. En effet, la demande de terres rares est explosive, notre dépendance totale et l'offre est sur le point de s'assécher violemment. Il n'existe peu de matières premières, dont la demande, a été multiplié par 30 fois en 50 ans.

Près de 4 kilos de terres rares sont produits chaque seconde, soit près de 126 000 tonnes de terres rares produits annuellement dans le monde, dont 97% en Chine. Dans les années 1980, c'était les États-Unis qui fournissaient environ la moitié de la production mondiale.

Avec les terres rares, la Chine tient les rênes, ce qui peut se révéler problématique, voire conflictuel à terme

La Chine alimente à elle seule toute la planète en terres rares. En 10 ans, elle a éradiqué la quasi-totalité de ses concurrents occidentaux par une guerre de prix destructive, à laquelle très peu ont survécu. Elle est devenue totalement « maître du jeu ». Alors qu'elle n'abrite sur son sol que 23% des réserves mondiales de ces ressources et ne détient que 37 % des réserves mondiales, elle contrôle 90 à 97 % de leur exploitation et réduit chaque année les quotas d’exportation.

Il faut aussi rappeler que l’extraction des terres rares et son raffinage ont un coût considérable pour l’environnement, ainsi que pour la santé des habitants riverains et des ouvriers sur place qui se plaignent de problèmes de santé avec des taux de cancer importants et des difficultés respiratoires. En cause les poussières, l’utilisation de produits chimiques en grande quantité et même radioactivité pour ce qui est du thorium.

Pour conclure

En ne visant généralement que l’aspect positif de la nouvelle révolution numérique, les responsables politiques délaissent volontairement les effets négatifs. Passons sur la voiture sans chauffeur ou le drone taxi, les robots joueurs ou tueurs pour l’armée, la nouvelle révolution des intelligences artificielles avec une « robotisation intelligente » totale des entreprises, c'est-à-dire sans une intervention humaine, selon certains experts, entraînera, selon des prévisions d'experts, la perte de plus de 5 millions d'emplois d’ici à 2025. Mais pour d’autres, grâce à de nouvelles activités que l’on ne peut imaginer aujourd’hui, comme en 1980 nous ne pouvions imaginer les activités résultant, par exemple des plateformes numériques, ce ne sera pas pour autant la fin du travail, avec des millions de nouveaux emplois créés. Au-delà de ces prospectives d’experts, parfois contradictoires, il y a les besoins liés à une croissance démographique non maîtrisée et aux robots, dont les ressources fossiles indispensables à leur fonctionnement ne sont pas inépuisables. Après les guerres pour le pétrole, les guerres pour les terres rares, le nouvel « or noir » du 21e siècle de tous les dangers…

 

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