UFAL, Les CAF étranglées par la prime d’activité

Ou comment se faire voler par les patrons et les actionnaires. Ce sont les contribuables qui paieront la prime d'activité de 100 euros sans qu’il n’en coûte un centime au patronat, alors même que celui-ci s’est vu octroyer plus 20 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales.

UFAL : Les CAF étranglées par la prime d’activité : la branche famille victime de l’inconséquence de l’action gouvernementale

 

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Extraits :

En pleine crise des gilets jaunes, le Président de la République a annoncé fin décembre 2018 plusieurs mesures d’urgence censées calmer le mouvement de contestation, en particulier une augmentation du pouvoir d’achat de 100 euros pour les salariés au SMIC.  Non seulement le mouvement d’insurrection perdure au-delà de toutes les prévisions mais surtout personne n’a été dupe de la manœuvre politique visant à faire reposer cette augmentation de pouvoir d’achat sur les contribuables sans qu’il n’en coûte un centime au patronat, alors même que celui-ci s’est vu octroyer plus 20 milliards d’euros d’exonérations de cotisations supplémentaires au titre du basculement du CICE (pour un total d’allègements de cotisations de 64 milliards d’euros !).

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Or, ce sont les Caisses d’allocations familiales (CAF) qui sont appelées à assurer le service après-vente de cette mesure en qualité de gestionnaires de la prime d’activité. Depuis janvier, les CAF font face à une situation intenable et ne parviennent plus à faire face aux flux de nouvelles demandes, mais également au volume de courriels, d’appels téléphoniques et de visites à l’accueil. Plusieurs CAF, totalement étranglées par le stock de dossiers, ont été contraintes de fermer les accueils, interrompre l’accueil téléphonique ou la réponse aux courriels. Sans parler de la souffrance des personnels qui doivent faire face à la charge de travail et subissent la tension liée à l’insatisfaction des allocataires. Leur mobilisation a été extrêmement forte en ce début d’année 2019, puisque plus d’un million de nouvelles demandes ont été traitées au prix d’une dégradation inquiétante du climat social et d’un retard considérable dans le traitement des dossiers en dépit des heures supplémentaires imposées dans quasi tout le réseau des CAF.

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