Aux médecins qui s’attaquent à l’homéopathie, aux autres et à leurs patients.

Puisqu’il y a de plus en plus de médecins qui estiment de leur devoir de faire interdire le remboursement des médicaments homéopathiques j’ai décidé de m’intéresser un peu à leur cas.

Emma Shapplin - Carmine Meo (Full Album) © Alan Von

Voilà des dizaines d’années que je bénéficie de leurs soins éclairés pour moi et pour mes deux enfants, et je dois dire que j’ai été parfois peu satisfait de leur travail. Je suis un peu dégoûté de la campagne actuelle d’un certain nombre d’entre eux qui prônent le déremboursement de l’homéopathie, soutenus par François Chast, président de l'Académie nationale de pharmacie sous des prétextes bizarroïdes, tel le soi-disant manquement de preuves scientifique de son efficacité.

Je signale juste à ces médecins émérites que voilà une trentaine d’année au moins que tous les pouvoirs politiques qui se sont succédés en France et en Europe nous appliquent une politique économique de purges anti sociales pour soi-disant nous guérir de notre pauvreté et ceci sans aucunes preuves scientifiques. Tout le monde peut d’ailleurs constater que non seulement ca ne marche pas mais les écarts de richesse entre pauvres et riches ne font qu’augmenter. Les preuves scientifiques ne sont donc pas une raison nécessaire et suffisante pour décider où mettre le pognon de la collectivité.

Bon, je diverge dirait Bugey. Mais quand même, puisque des médecins trouvent malins de vouloir faire faire des économies à la sécu en punissant les malades qui se soignent à l’homéopathie, je leur suggère plutôt de militer contre la politique économique néolibérale qui est en réalité la cause principale des misères qui sont faites à la santé.   

Une autre suggestion médicale serait de nationaliser la médecine publique des cabinets de ville (et de campagne), les médecins deviendraient des fonctionnaires mais payés à l’heure pour récompenser les plus travailleurs. Ils seraient inspectés régulièrement (comme les enseignants par exemple) pour vérifier que leur pratique est conforme aux standards de la profession. Le gouvernement pourrait aussi lancer des contrôles de satisfaction auprès de la patientèle un peu comme il envisage de faire dans les écoles, ceci ne donnant bien sûr pas lieu à des classements qui seraient malvenus.

Encore une autre suggestion qui était dans le programme de Mitterrand de 1981, la suppression de l’ordre des médecins, institution aux relents moyenâgeux même si elle date du gouvernement de Vichy.   

Enfin je suggère aux médecins moralistes un peu cathos intégristes sur les bords, ceux qui refusent d’appliquer les lois humaines de libération des femmes leur préférant celles de dieux équivoques et douteux, de lire Spinoza  (Traité de la réforme de l’entendement par exemple) ou  Simone de Beauvoir (Le deuxième sexe). Leurs croyances ne me gênent pas, sauf quand ils s’en servent pour imposer leur modèle de société aux péquins ordinaires confrontés aux duretés de la vie sur terre. Tout le monde ne vit pas sur Jupiter !

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