La Suisse pendant la guerre.

Ce que j'ai retenu du documentaire de la 5 du 13 11 2016. "La Suisse coffre-fort d'Hitler" Réalisateur : Olivier Lamour. Auteur : Xavier Harel.

or-suisse-01

Par quel subterfuge la IIIe Reich a-t-il pu financer sa machine de guerre, en action dès l'accession d'Hitler au pouvoir ? Lorsque ses armées envahissent la Pologne, ses caisses sont vides. Débute alors une vaste razzia dans les pays conquis. Les nazis pillent l'or, les œuvres d'art, des banques, des particuliers.

345 tonnes d'or (équivalent de  84 milliards d'euros d'aujourd'hui) sont échangées par la Deutsche Bank contre des francs suisses avec la BNS (Banque Nationale Suisse) pendant la durée de la guerre. Il y avait même un petit pourcentage de cet or qui provenait de l'or des dents des juifs morts en camp de concentration.

Ces francs suisses servaient entre autres aux achats de métaux rares comme le tungstène pour les blindages, payés en francs suisses au Portugal par exemple, qui n'acceptait pas l'or volé par les Allemands. Le Portugal convertissait ensuite ces francs suisses en or auprès de la BNS.

En août 1943 les membres de la banque centrale suisse finissent par se poser des questions sur l'acceptation d'or réquisitionné par l'Allemagne nazie. Puisqu'ils sont neutres et qu'ils acceptent de l'or allié, ils acceptent l'or allemand.

 Il faut attendre le 8 mars 1945 pour que les Suisses signent un accord avec les alliés pour ne plus accepter de l'or allemand, mais ils continuent à livrer de l'or quand même aux allemands au moins une fois.

La Suisse fut très utile à l'Allemagne nazie.

La Deutsche Bank fut condamnée à une amende de 250 millions de francs or pour solde de tout compte, ce qui est une petite amende et empêchera d'autres pays qui ne l'avait pas fait comme la Hollande, de réclamer leur du.

On peut rajouter le scandale des comptes en déshérence dans les banques suisses, de tous les juifs morts dans les camps pour lesquels les banquiers demandent des actes de décès impossibles à fournir pour rembourser les héritiers. Et que sont devenus les comptes suisses des nazis ?

Malgré l'interdiction de la destruction des archives de banques des années de guerre, les banques (UBS, Union des Banques Suisses) le font quand même. (Affaire du lanceur d'alerte suisse  Cristoph Meili).

https://fr.wikipedia.org/wiki/Christoph_Meili

 

http://www.letudiant.fr/boite-a-docs/document/seconde-guerre-mondiale-la-suisse-pendant-la-seconde-guerre-mondaile-1840.html

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.