Un Fukushima en France ? Pourquoi pas ?

L’étude de cas des explosions des réacteurs de Fukushima Daiichi a entraîné L’ASN en juin 2012, à exiger d’EDF qu'il équipe tous ses réacteurs de groupes électrogènes à moteur diesel d’ultime secours (DUS).

Dans les quatre jours qui ont suivi le tsunami du 11 mars 2011, quatre des 6 réacteurs de Fukushima-Daiichi ont explosé tour à tour. La cause principale étant à la construction, la sous estimation par les concepteurs de la hauteur de digue nécessaire pour stopper un tsunami. Il manquait 6 mètres à la digue de 5,70 mètres. La submersion des groupes électrogènes ayant entraîné l’arrêt du refroidissement des réacteurs. A cela s’est rajouté plusieurs erreurs humaines du personnel d’exploitation.

Le déroulement de l'accident de Fukushima Daiichi vu par l’IRSN.

Le déroulement de l'accident de Fukushima Daiichi © Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire - IRSN

L’étude de ces cas a entraîné L’ASN en juin 2012 à exiger d’EDF d’équiper tous les réacteurs de  groupes électrogènes à moteur diesel d’ultime secours (DUS). EDF avait jusqu’en 2018 pour cela mais début 2019 seul deux DUS de la centrale nucléaire de Saint-Laurent sont opérationnels. Il reste 17 centrales nucléaires à équiper.

L’ASN a donc du accorder un délai supplémentaire à EDF jusqu’au 31 décembre 2020. Elle va avoir bien du mal à respecter ce nouveau délai.

https://www.asn.fr/Informer/Actualites/Diesels-d-ultime-secours

 

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