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A lire ici :
"Les risques géopolitiques ? Ils ne jouent qu’à la marge." Nous dit Jean Michel Naulot.
Ah oui ? Il y a pourtant un conflit en plein dans une zone pétrolière qui pourrait bien dégénérer et un autre aux portes de l’U.E. impliquant deux pays équipés d’armes de destructions massives, je ne donne pas cher de vos actions en bourse. Les copains, achetez de l’or !!!
Une discussion avec l’Allemagne ne peut servir à grand-chose, puisque l’Allemagne ne veut pas discuter. De plus la baisse continuelle depuis 8 mois, et qui semble s’aggraver, des indices allemands(1), ne va pas les encourager dans le sens souhaité par Hollande, d’investissements pour relancer la croissance.
D’ailleurs quelle croissance ? Pour résoudre le problème principal qui est le chômage de masse, source réelle de tous nos déficits, il faudrait une croissance à 3% pendant plusieurs années. Cet objectif est irréalisable, nous n’aurons plus de taux de cet ordre de grandeur, le prix des ressources énergétiques et minières va augmenter sans cesse, à cause de leur rareté et aussi parce que les pays producteurs en veulent désormais un prix équitable, ce qui va plomber notre croissance basée jusqu’à présent sur une exploitation très colonialiste (2).
Je suis conscient que beaucoup d’éminents économistes pensent que les déficits sont responsables du chômage et non pas l’inverse. Ces économistes ont une vision du monde très peu humaine, je dirais même que le facteur humain n’entre pas du tout dans leurs théories. Leurs théories ont pour but de défendre les intérêts des propriétaires de toute sorte, notamment des banques, des fonds de pensions, des entreprises qui emploient les travailleurs. Pour ces entreprises un chômage de masse exerce une pression continuelle à la baisse sur les salaires et les droits sociaux, et donc à la hausse sur leurs bénéfices et leurs dividendes. Elles ne sont pas prêtes à inverser la courbe du chômage même si leurs syndicats promettent le contraire.
Quelle solution ? Je n’en vois qu’une, par la loi, associer à un partage équitable (donc une baisse) du temps de travail, une augmentation progressive des bas salaires et des minimas sociaux, ce qui renflouerait rapidement les caisses de la sécu, des retraites et de l’Etat. Si les 6 millions de chômeurs et les 6 millions de travailleurs pauvres se remettent à payer des cotisations sociales, des impôts, de l’alimentation et des loyers, cela relancerait la machine économique.
En aucun cas l’Allemagne (aux mains des banques et fonds de pension) n’acceptera de discuter d’une telle solution. A nous d’en tirer les conclusions.
(1) http://bfmbusiness.bfmtv.com/bourse/allemagne-chute-plus-forte-prevu-lindice-zew-827555.html