Billet d'humeur et nouvelle escroquerie de Macron

Billet d’humeur : Nouvelle réforme due l’indemnisation du chômage, ou comment mettre en place l’escroquerie du siècle.

Macron, représentant du MEDEF et des actionnaires du CAC40 a décidé la fin du chômage. Pour remettre au travail les 6 millions de chômeurs, il a prévu de diminuer voir supprimer pour des centaines de milliers de personnes les droits aux indemnités. Sa pensée profonde comme celles des patrons et actionnaires, et celle des faibles en neurones mais militants anti social d’extrême droite, c’est que le chômeur est un paresseux de nature et qu’il n’y a qu’en l’affamant, lui, sa femme et ses enfants, qu’on le remettra au travail.    

Déjà il faut savoir que la moitié des chômeurs longue durée n’est pas indemnisé et a perdu ses droits depuis longtemps. Si la théorie macronienne était exacte, 3 millions de chômeurs devraient donc être déjà au boulot !!!

Cette théorie du chômeur volontaire est la plus grande escroquerie symptomatique en vogue chez les privilégiés, surtout les bas du front au cerveau peu habitué aux analyses et qui croient avec constance aux doctrines de Marine le Pen, la menteuse spécialiste de la xénophobie et du racisme. Pour ceux là peu d’espoir, ils me font penser au beauf de Cabu.

 © L'inoubliable et le merveilleux Cabu. © L'inoubliable et le merveilleux Cabu.

   

La deuxième théorie des patrons est que le smic est trop élevé. 1219 euros net mensuel (8 euros de l’heure) c’est soi-disant trop cher payé. Il est à noter que tout ceux qui pensent cela n’ont jamais eu la malchance de gagner ce salaire.

Le troisième mensonge est l’existence de centaines de milliers d’emplois non pourvus à cause de la flemmardise des chômeurs. De nombreuses enquêtes ont montré que ces emplois n’existaient pratiquement pas mais les médias continuent de ressasser cette doctrine patronale sans vérification. En réalité seul quelques milliers d’emplois en France ne sont pas pourvus, ce sont ceux qui sont très peu rémunérés et souvent avec des durées de travail de quelques heures par jour.

Non, il n’existe que trois moyens de supprimer le chômage de masse et de le ramener à 4-5% de la population active. Ce sont l’augmentation forte du smic, la retraite à 60 ans et le passage à 30 heures de la durée hebdomadaire du travail.

En passant le smic à 2000 euros net en 4 ans (+12% tous les ans) on redonne aux bas salaires (2 millions de personnes) les moyens de contribuer à la vie économique locale du pays, relançant ainsi une dynamique de croissance créatrice d’emplois et une augmentation des carnets de commande d’un grand nombre d’entreprises locales.

La retraite à 60 ans libérant des emplois et le passage aux 35 heures obligeraient les entreprises à embaucher, ceci venant en plus de la croissance de leurs carnets de commandes.   

Passage au 30 heures hebdomadaires. Cette mesure doit se faire d’un seul coup et financée par l’Etat la première année pour les petites entreprises et artisans. On est 25,5 millions de salariés au travail, passer aux 30 heures pourrait créer mécaniquement plus de 4 millions d’emplois si les entreprises jouent le jeu.

Ces créations de millions de vrais emplois (entre 4 ou 5 millions), créant ainsi autant de nouveaux cotisants, permettrait également de remplir les caisses de la sécurité sociale (chômage, retraite et santé) mettent ainsi fin aux déficits. Cela compenserait en partie les dépenses dues au passage de la retraite à 60 ans, le reste l’étant par l’augmentation des impôts des plus hauts salaires.

Pourquoi l’immonde Macron ne le fait-il pas ?

C’est que cet inique personnage, aux ordres des actionnaires multi milliardaires qui ont bâti leur fortune sur l’exploitation humaine d’esclaves à bas salaire en France mais aussi en Chine ou en Afrique, a comme objectif la suppression de tous les acquis sociaux du Conseil National de la Résistance.

Quels étaient ces acquis ?

C’était l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie, ce qu'on appellera généralement les nationalisations, et qui est exprimé dans le texte comme « le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques » ;

C’était des mesures sociales, dont un rajustement important des salaires, le rétablissement d'un syndicalisme indépendant et des délégués d'atelier et « un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État. » 

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Les grandes féodalités économiques et financières ne l’entendent pas de cette oreille, elles ont progressivement mis la main sur tous les appareils d’Etat et même sur 90% des médias français récupérant ainsi un pouvoir de démantèlement très puissant. Ainsi le travail de destruction a commencé en 1982 avec Mitterrand qui privatisait les banques publiques, et optait pour le libéralisme économique donnant au "Grand Marché" le rôle de régularisation de l’économie.

Cette casse s’est progressivement accélérée et nous sommes entrés dans la phase finale avec Hollande et maintenant Macron (ancien conseiller et ministre d’Hollande). La fin des services publics est actée en leur appliquant les règles capitalistes de l’entreprise privée, fin de la Poste, fin de la SNCF, fin d’EDF, fin programmée des hôpitaux publics, fin programmée de l’Ecole publique,  transformation progressives des polices en milices privées anti républicaines.

L’objectif final étant de supprimer les cotisations sociales payées par les entreprises (60% du salaire brut). Et malgré que ces cotisations ne soient qu’un salaire différé des employés, il est hors de question de le leur rendre. Ces 60% iront dans la poche des actionnaires et des patrons. Il ne restera aux salariés qu’à s’assurer auprès des banques pour tous les aléas de la vie, maladie, chômage, retraite, du moins pour ceux qui le pourront et ils devront payer pour l’utilisation de tout ce qui était avant service public (sécurité, santé, école, secours, etc.). Enormes revenus en prévision pour les actionnaires des banques et des assurances privées. Ils en rêvent depuis des années et leurs lobbys (G7, G20, OMC, etc.) ne sont plus très loin d’avoir réussi à 100% leur mission.

Evidemment ce modèle économique et sociétal qui existe déjà en grande partie de l’autre côté de l’Atlantique, finira par détruire le pays. Aux Etats-Unis l’endettement colossal des particuliers provoquant des crises répétitives, la violence démesurée entre citoyens et par les milices privées municipales que sont devenues la police, la population obligée de s’armer pour se défendre elle-même, la misère endémique et les écarts de richesse colossaux sont devenus la norme. Les USA en sont à un tel point qu’ils sont obligés de faire la guerre un peu partout pour financer leur économie pantagruélique, imposer leur dollar comme monnaie unique et ainsi faire payer au reste du monde leurs déficits gargantuesques.

Aucun avenir pour ce système car il finira par causer la destruction de notre planète, destruction déjà bien avancée, mais la bêtise et l’égoïsme incommensurables des gouvernants et de leurs donneurs d’ordres sont tels qu’ils s’en foutent royalement.

Bon dimanche électif, ne vous trompez pas.

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