Il est mort comme du bois sec.
Il m’est particulièrement odieux d’entendre le Ministre de l’Intérieur Cazeneuve , le président du groupe socialiste Bartelone, le Conseil Général du Tarn et quelques autres membres du PS exprimer leur sollicitude à la mort d’un jeune étudiant de 21 ans, assassiné par une grenade et dans la même phrase, mentionner la présence de casseurs violents comme si cela pouvait justifier le meurtre d’un jeune qui ne faisait qu’exercer son droit constitutionnel à la contestation.
Ce n’est certainement pas un hasard si tous les cadres du PS et du gouvernement utilisent la même dialectique, ils sont en mode communication de crise pour tenter de justifier la violence de leur police contre des manifestants pacifiques. Aucune compassion chez eux, cette mort est un simple dégât collatéral dans la marche en avant d’un libéralisme économique qu’ils veulent sans contrôle des citoyens. Nous sommes prévenus, il n’y aura pas de sentiment, pas de pitié quand les foreuses à gaz de schistes débarqueront, quand les poulets javellisés remplaceront ceux de Loué, quand la viande aux hormones nous empoisonnera.
La violence d’Etat semble être devenue la seule réponse d’un gouvernement qui a perdu les bons repères et l’écoute du peuple qui l’a élu, et qui ne voit plus qu’indicateurs économiques, déficit public, PIB, bénéfices des banques et des entreprises. Tant pis si la pauvreté et la misère s’accroissent et tant pis pour les équilibres écologiques de notre pays.