Les réfugiés, c'est la catastrophe humanitaire qui va caractériser notre siècle.

Un réfugié est une personne qui se trouve hors du pays dont elle a la nationalité ou dans lequel elle a sa résidence habituelle ; qui craint avec raison d’être persécutée du fait de son appartenance communautaire, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, et qui ne peut ou ne veut se réclamer de la protection de ce pays ou y re

Les réfugiés, c'est la catastrophe humanitaire qui va caractériser notre siècle. Que cela soit les Rohingyas fuyant la Birmanie qui les martyrise, ou bien les Africains, les Syriens et tous les autres qui tentent d'échapper aux guerres impérialistes, néo coloniales ou religieuses, et ceux qui vont fuir la montée des eaux, c'est une calamité qui n'en est qu'à ses débuts, qui frappe déjà des millions d'humains et qui va en frapper cent fois plus . En effet les causes ne sont pas en voie de réduction, bien au contraire, les pays qui en sont responsables le niant, et aggravant leurs politiques égoïstes et criminelles qu'elles soient écologiques, économiques ou militaires.

 © Journal La Croix © Journal La Croix

Nous avons en première priorité, nous les citoyens des pays riches, le devoir de les sauver de la mort et de les accueillir chez nous, dignement, pas dans des camps de concentration. Si les pays du G20 s'y mettent cela peut être réglé en quelques mois, voir un ou deux ans.

Puis en deuxième priorité nous devons aider les pays, d'où ces migrants viennent, à retrouver les capacités à faire vivre équitablement et ensemble toutes leurs composantes humaines. Ce travail "humanitaire" sera très long, plusieurs générations seront concernées, car il s'agit de faire évoluer pacifiquement les mentalités, les cultures vers plus de respect de l'humain, plus de justice et d'équité envers les minorités culturelles et religieuses, et d'améliorer l'efficacité économique sans ruiner les productions indigènes. On pourrait déjà les aider à envoyer tous leurs enfants à l'école, à mettre en place un accès à la santé gratuit pour tous. Et puis nous pourrions payer leurs exportations déjà existantes à un prix équitable et faire cesser les spéculations sur les denrées alimentaires et les matières premières.

Ce qui est certain, c'est que les rodomontades militaires et les guerres otanesques ou onusiennes de "libération", en plus d'assassiner des millions d'humains, ne font qu'aggraver la situation. Ce n'est pas de bombes françaises et américaines, et de prières papales dont ils ont besoin, c'est d'écoles et d'hôpitaux.   

Dernière nouvelles : Macron, réveillé par les images de CNN, veut évacuer d'urgence les migrants de la Libye mais c'est pour les ramener dans leurs pays d'origine. Ce Jupitérien d'opérette a tout compris, renvoyer des migrants chez eux alors qu'ils ont mis des mois pour arriver à la Méditerranée. Voilà un sauvetage qui a l'avantage de supprimer le sauvé en le renvoyant sous les bombes ou dans les prisons d'un dictateur pour être sûr de ne pas le voir revenir. Le sauvetage de l'humanité est mal barré.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.