Didier Lallement - Le simplet de la Préfecture

Lallement sophiste: « Ceux qui sont aujourd’hui hospitalisés, dans les réanimations, ce sont ceux qui au début du confinement ne l’ont pas respecté, c’est très simple. » Mourir dans la journée, dans l'insulte et le mépris d'un préfet incendiaire, d'un mauvais procureur de conscience dont la dernière urgence est de faire passer les victimes pour des coupables exemplaires.

Didier Lallement Didier Lallement

Lallement sophiste: « Ceux qui sont aujourd’hui hospitalisés, ceux qu’on trouve dans les réanimations, désormais aujourd’hui, ce sont ceux qui au début du confinement, sont ceux qui ne l’ont pas respecté, c’est très simple. Il y a une corrélation très simple. » On ajoutera 'corrélation' simpliste, caricaturale et bien réductrice de la réalité. Lallement  ou le simplet de la préfecture.

Voilà précisément une argumentation à la logique fallacieuse exprimée avec l'intention de tromper le public afin de prendre l'avantage ou de se prémunir de tous procès en incompétence dans son cas. Hélas, c'est l'expression d’un énième manquement de cet homme à son poste qui s'exprime. Qui oserait prétendre sérieusement que les 499 morts d'hier, les 588 morts d'aujourd'hui sont les anciens contrariés du confinement ? Car nous le savons tous, ceux qui meurent au 17ème jour de confinement, ont malheureusement contracté le virus avant. Ceux qui vont mourir aujourd'hui dans le chaos sont donc d'abord les victimes de l'impéritie d'une politique sanitaire avant d'être les victimes d'eux-mêmes. Je les imagine dans leurs derniers soupirs recevoir en pleine face ce dernier crachat de l'autorité publique. Mourir dans l'insulte et le mépris d'un préfet incendiaire de la République, d'un mauvais procureur de conscience dont la dernière urgence est de faire passer les victimes pour des coupables exemplaires.. Quel cri d’incompétence imbécile assumé ! Quel retournement indigne des responsabilités !

La culpabilité pour seule arme dans cette fumeuse ‘guerre’ est d’une violence symbolique extrême. Macron invoque ‘la guerre ’et réclame ‘l’unité’. Il ne sera certainement pas victorieux dans le narratif qu’il souhaite imposer avec ce genre Lieutenant de la République. Car si Lallement incarne parfaitement la présidence Macron, il a aussi la force des faibles, de ceux qui tirent contre le "camp" qu’ils sont censés défendre, les français. Le conserver à son poste d’ennemi-en-chef , c’est finalement nous déclarer la guerre. Pour le moins, c’est ajouter de la douleur à la difficulté quand nous exigeons maîtrise, sérénité et efficacité..

Nous réclamons aussi le calme, le respect et la paix. Qui ne pensera pas sincèrement aux familles endeuillées ce soir dont on vient d’agoniser d’injures symboliques leurs morts ! Et nous n’avons pas fini de les pleurer nos morts et sans cérémonie, sans corps, les enterrer. Devons-nous nous consoler de ne pouvoir rendre les adieux aux visagex  à nos proches, d’être épargner de l’horreur de ce dernier vomi républicain sur leur corps ? Non, et nous devrions bien au contraire ; pour leur mémoire, les laver de l’affront de cet homme inconséquent. Et « nous serons extrêmement sévère »; de toutes nos forces de confinés unis,  de réclamer dans l’urgence de nous débarrasser du préfet pyromane Didier Lallement.

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