Christian Estrosi – Hard sexiste

Christan Estrosi est un frotteur politique opportun dont le libertinage avec l’extrême droite est la signature. Alors, au plus près de l'actualité, quand l’argument manque de vigueur, il expose ses désirs comme une pensée magique pertinente. De l'expression obscène d’un sexisme hard et de sa double frustration.

Christian Estrosi à Sud Radio Christian Estrosi à Sud Radio
Christan Estrosi est un frotteur politique opportun dont le libertinage avec l’extrême droite est la signature. Alors, au plus près de l'actualité, quand l’argument manque de vigueur, il expose ses désirs comme une pensée magique pertinente.

Estrosi lubrique, descend sous la ceinture et exprime son fantasme sexuel : celui de voir Marlène Shiappa dans un film porno.

Parce qu’Estrosi le misogyne, n’envisage pas qu’une femme ministre accède au pouvoir pour son talent mais par stéréotype il réduit sa réussite à un potentiel de « salope ».

Estrosi le machiste, aimerait donc soumettre cette « salope » à ses fantasmes discriminants, comme une humiliation publique et comme l’expression de sa domination de genre dans son milieu.

Estrosi le libidineux gluant, une petite phrase douche comprise dans son univers bling bling, a l’opportunité de la coincer avec virilité.

Estrosi gros dégueulasse : « J’ai enfin trouvé un moyen de la baiser ! »

Estrosi masculiniste vicieux : «Si le journal du hard existait encore, peut-être que Mme Schiappa irait !» ( voir ici )

Aurait-il eu la même saillie pornographe à propos de son collègue ministre David Douillet ? Le genre et le rapport de force physique ne contraint-il pas à mettre en sourdine les pensées interlopes des machos en politique ? ( Le Machoscope, ici )

C’est donc bien parce qu’il s’agit d’une femme que Monsieur Estrosi peut culturellement se permettre de s’exprimer ainsi dans son esprit pervers. En toute discrimination et sur une base sexuelle.

On a les ardeurs qu'on peut quand on fut ministre et qu’on ne l'est plus. Il voit dans cette femme aux responsabilités l'objet de son pouvoir passé, de sa puissance préemptée dans l’imposture par le « sexe faible » de son registre.

La formule est violente, outrageante. C'est l'expression obscène d’un sexisme hard et de sa double frustration cornélienne : de ne pouvoir atteindre l’objet de son désir autant que de ne plus jamais être ce qu’elle est aujourd'hui.

« On m'a vu ce que vous estes

Vous serez ce que je suis »

Et Marlène Shiappa de conclure en chanson avec Brassens :

« Mon vieil Estrosi, j'ai 36 ans

Et je t’emmerde en attendant ! »

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