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Billet de blog 22 juin 2022

Législatives 2022 : La Gauche debout, son programme compromis, le RN embusqué

Législatives 2ème tour : Jean-Luc Mélenchon gagne le pari de redresser la gauche et celui de la « reparlementarisation » mais le paye au prix lourd de la stérilisation possible du programme de la Nupes et d’une avancée significative du RN en sièges, lequel tire les marrons du feu des progrès de l’abstention. Adieu la 6ème République par retombée inédite dans la 4ème ?

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Contexte

L'auteur de ces lignes, partisan de la première heure de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle de 2022 tout en militant à la Primaire Populaire, s’était sans y croire réjoui du bref intermède Taubira, tout en applaudissant aux démarches de l’Union Populaire, qui, Parlement Populaire aidant, finirent par aboutir en Nupes. Après avoir, la mort dans l’âme, cru comme en 2017 devoir soutenir le vote pour Macron au deuxième tour, il pensait, vu le score éclatant de l’alliance au premier tour des législatives, fermant le caquet à ses contempteurs écologistes ou socialistes, voir poindre la lueur du jour. C’est cet espoir, adossé au réveil espéré des abstentionnistes et des électeurs des quartiers populaires sous l’aiguillon du dernier avatar de la PP, labellisé « Gagnons l’Assemblée », qui le conduisit à rompre le silence la veille du 2ème tour en publiant le papier qui précède, intitulé « Du presque pas parfait – le défi de Mélenchon ». Il vient de subir une douche plutôt froide. Il s’impose d’en répondre ici.

Paradoxes marginaux des scores

Le score définitif de la nouvelle répartition en sièges des groupes parlementaires n’est pas encore totalement, au 20 juin, fixé du fait du flou de leurs franges et de l’enregistrement des affiliations définitives à l’ouverture de la session, prévue le mardi 28 juin, alors que le mandat des nouveaux élus débute le jeudi 23, jusqu’au discours de politique générale du premier ministre agendé pour le mardi 5 juillet. Nous nous fions pour la suite aux calculs de France-Info selon la répartition suivante, tout en notant p.ex. que l’excellent article de Mediapart du jour parle de 147 sièges à la Nupes (+8 Divers Gauche)[1]. D’autres sources parlent de 142 etc., ce qui montre bien qu’il peut y avoir encore quelques batailles de procédure avant que les choses soient limpides.

Répartition des sièges élections législatives 2022 © Franceinfo

Percée parlementaire du RN

L’auteur s’appliquait dans le papier déjà mentionné à faire mentir les projections des sondages ne donnant aucune chance à la Nupes d’obtenir la majorité absolue ni même de devancer Ensemble, le sigle usurpateur[2] choisi par la coalition macronienne. Horresco referens, les instituts ont eu raison de ses souhaits tout en se mettant le doigt dans l’œil pour n’avoir rien prévu de la percée de la formation de Marine le Pen, qui fait une entrée fracassante avec 89 sièges, alors qu’ils lui en concédaient entre 20 et 45. Une manière de tsunami, donc, qui a créé la surprise, le RN ayant été pratiquement absent de l’entre-deux tours, consacré à la chasse au Mélenchon soi-disant chouchouté des médias et nous ramenant à la peur de la dictature rouge des années 30.

C’est bien ce mouvement xénophobe et raciste qui tire les marrons du feu et absorbe près de tous les 70 sièges séparant le score final du RN et le plancher de 20 que lui prédisaient les sondages. Une bonne part de ces sièges auraient pu revenir à la Nupes si les duels entre Nupes et RN avaient bénéficié d’un réflexe de type front républicain de la part des électeurs d’Ensemble pour y avoir au moins été incités par les hiérarques de la Macronie. Ces derniers ont visiblement préféré suivre les exhortations d’en-marcheurs de la première heure tels que Jean-Michel Blanquer ou de la dernière, comme Manuel Valls, ayant tous deux pourtant mordu la poussière. Une fraction de ces sièges aurait permis à la Nupes de côtoyer voire dépasser le plafond des projections à leur sujet et même les 200 députés[3]. Mais ce score convoité serait, comme nous l’avions écrit, resté insuffisant à assurer la primature de Mélenchon en damant le pion à Ensemble. Le complément nécessaire qui a fait défaut est vraisemblablement à mettre au débit des jeunes abstentionnistes qui n’ont guère suivi les efforts déployés dans leur direction, notamment par les partisans de la Primaire Populaire, pour les amener à ne pas laisser leurs aînés décider à leur place.

C’est bien au-delà de ce qui était nécessaire pour avoir un groupe à l’AN, donné comme certain à la veille du scrutin. Plus même que les seuils de 58 ou 60 imposés pour prétendre au plein exercice du métier de parlementaire[4]. De là à les autoriser à briguer la présidence de la commission des finances en tentant de priver la France Insoumise de la qualité de groupe d’opposition majoritaire, il n’y avait qu’un pas qui fut vite franchi, avec l’aide appréciable d’Ensemblistes, même si le succès n’est pas encore garanti (voir la note 1).

Exploit de la Nupes

La campagne de la Nupes a été admirable, comme on se plaît, fût-ce en maugréant, à le reconnaître à ses résultats. Constituée au pas de charge après que Jean-Luc Mélenchon a transformé l’échec du 10 avril, à 400'000 voix près, à se qualifier pour le second tour des présidentielles, comme candidat de l’Union Populaire, en annonçant dès le 19, à 5 jours du scrutin, concourir crânement pour le poste de premier ministre. On a fait semblant d’en ignorer l’évidente condition, y être porté par une majorité de gauche issue des législatives les 12 et 19 juin.

La machine insoumise a dès lors carburé à plein régime, confiante de pouvoir alors, comme Mélenchon l’avait d’ailleurs annoncé en se prétendant non concerné par les formules d’union proposées par la Primaire Populaire, le premier tour des présidentielles une fois soldé, inaugurer des négociations d’alliance avec toutes les formations de gauche s’y prêtant. Le samedi 7 mai, rondement menées, avec une majorité d’EELV tirant les leçons de l’échec de Jadot et jusqu’à un PS dirigé par Olivier Faure[5], ces négociations aboutissaient à la Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale (NUPES), qui tenait sa convention inaugurale.

Très habilement, et en une première à saluer, cette alliance à vues gouvernementales, tirant les conclusions du score du candidat Mélenchon de la seule LFI (augmentée en UP, et flanquée d’un parlement plus ouvert à de nombreuses personnalités de gauche, le PUP) au premier tour, a simultanément acté un accord programmatique d’un genre inédit[6]. Ce programme, engageant les partenaires avant le premier tour des législatives, différencie une base commune conséquente de 650 points d’accord, d’une série explicite de 33 points de divergences, baptisées « nuances », à trancher démocratiquement en commun pendant la législature. C’est donc en se basant sur la volonté exprimée dès l’origine par la Primaire Populaire, « ce qui unit la gauche doit primer sur ce qui la divise », que fut élaboré ce programme basé sur LAEC[7] et contracté à quai unanimité des formations ciblées[8]. Brandi en toute occasion et associé au NU grec de la Victoire, cet allant a culminé avec l’extraordinaire score du premier tour en faisant jeu égal, voire supérieur en voix, avec la coalition macronienne Ensemble! le soir du dimanche 12 juin, autorisant à croire pouvoir même en triompher au second. L’injonction de Mélenchon à déferler dans l’entre-deux a été fébrilement observée, les réseaux sociaux ont été inondés de calicots virtuels, les rues d’affiches colorées similaires, les médias de ralliements parfois inattendus, et les militants de la Primaire Populaire ont redoublé d’efforts pour parer au danger d’une démobilisation. Vous connaissez la suite, un rétablissement inouï à l’Assemble Nationale d’une gauche qu’on croyait lessivée par la Macronie, insuffisant toutefois à adouber le non-député Mélenchon au poste de premier ministre, et une percée imprévue du RN.

Au-delà de ces considérations chiffrées, il convient de saluer l’arrivée à l’Assemblée Nationale de nouveaux visages populaires, telle notamment à la Nupes, celle de l’emblématique femme de chambre et syndicaliste franco-ivoirienne Rachel Kéké, première députée de cette profession, mais aussi d’une ouvrière agricole et d’un salarié de centre d’appels. Si l’Assemblée se renouvelle et se rajeunit, on aurait tort de croire que sa sociologie a varié, et elle reste ni plus paritaire ni plus populaire dans sa composition sociale[9].     

Premiers nuages en Nupes ?

La nouvelle alliance a vécu des tiraillements dès le soir du dimanche électoral, lorsque fut vécu le séisme de la percée du RN, décrite plus haut. Dès qu’il s’est agi de faire face au danger de contribuer à la banalité du mal en laissant des poissons pilote de la Macronie accepter de faire au RN une place institutionnelle qu’il n’avait pas en lui accordant en perspective la présidence de la commission des finances sous prétexte qu’il incarnerait, du fait du caractère pluriel de la Nupes, le groupe majoritaire de l’opposition, une réplique possible par constitution d’un seul groupe pour la Nupes a été suggérée par des militant·es[10] et a eu la faveur publique de Mélenchon, ou l’inverse. Aussitôt le buzz a couru que JLM voulait imposer un groupe unique contrairement au contrat passé entre les formations avant les législatives, basé sur l’autonomie de chacune des composantes de la coalition, réunies en un intergroupe. EELV, le PS et le PC se sont empressés d’en rejeter la perspective, avec des arguments tout à fait recevables. Mélenchon a expliqué sa position[11], solidement argumentée, et admis avoir été un peu vite en besogne, selon ce que rapporte le JDD du 21 juin. On peut trouver trop cavalier de mettre sans autre consultation ses partenaires devant un fait accompli en faisant état publiquement d’une proposition qui s’écarte du pacte scellé sur d’autres modalités. De surcroît, n’était-ce pas concéder à l’adversaire que l’unité de l’opposition incarnée par la Nupes pourrait n’être qu’un artifice de procédure sans lendemain ? On verra la suite, mais cette première bisbille a l’air aujourd’hui digérée et ne plus obérer l’avenir de la Nupes que l’on s’accorde à devoir étoffer, consolider, restructurer pour sortir par le haut de l’ornière actuelle[12].

Ingouvernabilité

L’absence de majorité relative pour le président de la République signe-t-elle l’ingouvernabilité de la France en une période où les défis et urgences sont plus nombreux encore que jamais ? Le bateau gouvernemental est-il condamné à tanguer entre des options contradictoires d’ici une dissolution inévitable livrant le pays à l’inconnu ? Le débat est sur toutes les lèvres et les analyses constitutionnelles commencent à proliférer. Cela n’a pas eu l’air d’atteindre Manuel Bompard, dont la grande sérénité dans le débat du soir du 21 juin à BFM quant à l’inévitabilité d’une telle dissolution après le désaveu patent du président, avait de quoi rassurer.

Il n’a donc pas été possible de sortir de l’hyperprésidence sans se payer une tranche d’ingouvernablilité de type 4ème République à l’intérieur même de la 5ème, qui paraissait totalement incompatible avec une re-parlementarisation. Pourtant l’élection du président au suffrage universel plutôt que sur proposition  des chambres réunies se révèle une fois encore non totalement antagonique avec une résurgence du débat politique à l’Assemblée Nationale, qui fut étouffé par une avalanche de 49.3. sous le gouvernement Rocard. Cette fois, le désaveu du président aboutit semble-t-il à une majorité relative trop faible pour faire courber systématiquement la tête au parlement. Il n’est donc peut-être pas impossible que la crise politique débouche sur une refonte institutionnelle proche de ce que propose le programme de la Nupes pour passer à la 6ème République ou encore des démarches pour une Assemblée constituante émanant de propositions alternatives[13].

L’autre moyen qui risque de s’imposer en cas d’urgences exigeant des décisions que le parlement se révèle incapable d’approuver majoritairement au cas par cas tient au droit de dissolution de l’AN par le président et de nouvelles élections législatives. Pour l’heure, il paraît des plus improbables qu’il s’y résolve sans espoir de retrouver la majorité qui lui manque et cette arme est constitutionnellement à usage unique dans l’année qui suit les nouvelles élections. Il pourrait démissionner de son mandat, sans toutefois pouvoir se représenter[14]. Bref, la situation dans laquelle s’est mise Macron a tout l’air d’une équation sans solution, ce qui pourrait le contraindre à engager le processus constitutionnel que nous pensions renvoyé à d’autres échéances.

Pour l’instant, vu son allocution du soir du 22 juin, il n’en est absolument pas question. Il a débuté en s’arcboutant sur le mandat qu’il dit avoir reçu par son élection du 24 avril, pour mettre au défi les groupes d’opposition[15] de dire d’ici son retour, soit en 48 heures, jusqu’où ils sont près à le seconder, puisqu’il exclut comme eux un gouvernement d’union nationale, soit par une coalition gouvernementale improbable, soit au cas par cas sur les grands projets qu’il dit toujours vouloir mettre en chantier, même s’il n’a pas directement mentionné les retraites, aux mêmes conditions budgétaires[16] qu’avant. Une manière de bras de fer, donc, entre un président, qui n’a plus comme arme que le choix du moment de dissoudre, et une Assemblée où il croit encore être à l’initiative des projets de loi à travers un premier ministre à sa botte, qu’il n’a même pas pris la peine de mentionner. Bref, le cercle est carré et j’en suis le centre. Rendez-vous à la question de confiance ou la motion de censure.

Où le bât blesse-t-il donc ?

Fabien Escalona a clairement identifié ce que cache l’extraordinaire succès de la Nupes à éviter l’écrasement de la gauche, révélé par l’étude des duels qu’elle a affronté au 2ème tour. « En l’état, la Nupes perd la majorité de ses duels dans toutes les configurations. Elle en gagne assez pour retrouver un étiage à l’Assemblée nationale qui se rapproche de 2002, dont le souvenir n’est pas fameux dans ce camp. Mais elle en perd trop pour menacer Ensemble dans l’obtention d’une majorité relative. Cela alors que son poids électoral au premier tour était équivalent à celui de la coalition macroniste... »[17].

Cancer de l’abstention

Certes, une part de cet échec relatif est due à l’affaiblissement du front républicain, mais ce qui prime c’est de n’avoir pas su convaincre une frange significative d’électeurs abstentionnistes du premier tour au point de les amener à voter. C’est pourtant cette frange que les mobilisations de la Primaire Populaire et autres alliés à la Nupes visaient. Le cancer de l’abstention, montée à près de 54% au second tour, et culminant dans les couches jeunes et populaires[18], ronge dangereusement la crédibilité des scores basés sur les suffrages exprimés. Mélenchon a réussi à faire renaître une gauche de ses cendres, à profondément renouveler ses cadres et ses représentants, et en partie ses idées, mais pas au-delà. C’est bien en filigrane ce qui dessine les défis à venir.

Le programme immédiat de la coalition peut bien inspirer les revendications et mobilisations en début de la législature, les chances des ruptures claires dans les domaines de l’économie, de la santé, de la justice, de la culture, se sont brutalement estompées, celles d’aboutir dans le courant du quinquennat à une 6ème République, peut-être repoussées aux calendes grecques. Seul, à ma connaissance, François Ruffin s’est attelé à faire reculer le RN dans les couches populaires, et y a magnifiquement réussi dans une circonscription des plus difficiles de son fief picard[19]. Mélenchon a réussi à faire l’indispensable, mais le nécessaire reste devant lui. Peut-être faut-il donner ce sens à un discours qui a étonné, qui relève superficiellement de la déception et a été mésinterprété médiatiquement comme une annonce de mise en retrait. Après avoir tant et si admirablement œuvré, n’est-ce pas une intelligence suraigüe du chemin qui reste à parcourir, et de l’immensité des embûches, territoriales, nationales et internationales en même temps que climatiques, qui l’ont poussé à s’interroger à haute voix sur la poursuite du combat et la place qu’il pourrait encore y occuper, et contribué aux accents étranges et décalés de son homélie humaniste au soir d’une avancée qui se refuse aux couleurs de la victoire espérée ?

Dario Ciprut, mercredi 22 juin 2022

[1] L’enjeu n’est pas anodin, car le « groupe » oppositionnel le plus fourni bénéficie selon règlement du poste crucial dans l’accès aux informations budgétaires de président de la commission des finances, que les groupes séparés constituant la Nupes ne sont pas encore définis, et que l’étiquette de la France Insoumise ne comporterait selon Le Monde (hors Outre-Mer) que 72 élus ou 75 selon France24. En l’état, cette présidence pourrait échouer au RN, qui la revendique, ne fait pas partie d’une coalition et n’a qu’un seul groupe. Le vote aura lieu le 30 juin.

[2] Mystère qu’elle ait été autorisée à usurper le sigle des éditeurs de la revue en ligne Regards et du mouvement piloté notamment par Clémentine Autain.

[3] JLM a calculé que la prééminence d’Ensemble sur la Nupes n’a tenu en ce 2ème tour qu’à 16'000 voix dans les circonscriptions concernées, trouvant ce destin « taquin ». Voir le blog mentionné en note de bas de page 10. Caramba, la cible visée par JLM est chaque fois « presque » réussie, toujours à nombre de voix décroissant. Encore une petite dernière, peut-il penser.

[4] 58 députés donnent droit à déposer une motion de censure, 60 à saisir le Conseil Constitutionnel (https://bit.ly/39Q974d).

[5] Les pitoyables palinodies de Valls, Cambadélis, Delga, Le Foll et même Cazeneuve ou Hollande, s’efforçant d’organiser une dissidence au PS ou rejoignant la Macronie avec armes et bagages, n’ont pas jusqu’ici, à part les remous médiatiques engendrés, réussi à entamer l’ascendant mélenchonien sur la Nupes, reconnu par Ségolène Royal et à demi par Lionel Jospin. Cette fraction ou ex-fraction du PS est bel et bien menacée d’extinction.

[6] L’histoire dira ce que cette expérience doit au souvenir du « programme commun de gouvernement » signé en 1972 par le PS, le PC et le PRG, et aux 110 propositions de la campagne mitterandienne de 1981.

[7] L’Avenir en Commun (LAEC) est le titre du programme élaboré par la France Insoumise pour l’élection de 2017, successivement affiné pour l’Union Populaire puis amendé pour servir de base à l’alliance gouvernementale Nupes. Il comprend aujourd’hui 650 mesures communes à tous les partenaires et 33 points en « nuances » à clarifier dans le courant de la législature et à trancher au futur parlement.

[8] Ce contrat programmatique scellé par la LFI, EELV, le PS, Generation.S, le POI, et le PC, a été appuyé mais non signé par le NPA.

[9] Ce que démontre l’article suivant de Mediapart.

[10] Caroline de Haas et Aurélie Trouvé, notamment, ont approuvé une telle réplique aux manigances annoncées de la majorité – relative - des macroniens, notamment par l’ancien responsable LREM des relations avec le Parlement.

[11] Voir son entretien à la presse ici et la note de blog qu’il y consacre sous l’intitulé « Après le séisme ».

[12] Gérard Filoche, unitaire toujours et en dépit de tout, s’y emploie dans le dernier bulletin de sa formation. Les groupes Telegram issus de la Primaire Populaire fourmillent de suggestions dont une université d’été commune rencontrant sa proposition.

[13] P.ex. le mouvement d’André Bellon et alii (voir son commentaire des législatives).

[14] Ce point est discuté dans cet article du Point à propos de positions de Jean-Michel Apathie qui ne voit que cette option pour sortir de la crise.

[15] Donc, en fait, tous les groupes sauf le sien, puisque tous les autres groupes se sont autoqualifiés d’opposition.

[16] Ni impôts additionnels, ni dettes supplémentaires.

[17] Mediapart : article intitulé « Le nouvel ordre électoral : trois pôles et des incertitudes », ici.

[18] Voir l’analyse des profils des abstentionnistes du 2e tour par FranceInfo sous https://bit.ly/3QMNOBw.

[19] Il mentionne une excellente analyse dans le Monde (ici) de son propre cas et de sa portée dans un billet sous Telegram.

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