Le cri gras du corbeau

Bouleversé par l’image de petits Syriens sans vie, j’ai écrit dans la nuit ce poème en hommage.

Vers l’Orient embrasé le cri gras du corbeau

Dans l’instant suspendu retenti au tombeau

À l’image de Dieu la terreur se fait homme

Où des petits enfants ne seront jamais comme

 

Des êtres tout joyeux dans les ris de la paix

Entourés de joujoux de doudous de sifflets

Car la mort git au bout d’une masse inhumaine

Dans leurs yeux tout l’effroi d’une nuit sans domaine

 

Jette un voile de nuit sur leurs dermes crayeux 

Les rêveurs sont partis les poisons insidieux

Avaient dissous les vies avaient brûlé les rêves

 

Les assassins ont fui agrippé à leurs glaives

Vers l’Orient embrasé le cri gras du corbeau

Dans l’instant suspendu retenti au tombeau

D D

 

 

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