Je me suis penché sur vos différents arguments : « malgré les qualités indéniables d’écriture, nous sommes au regret de vous informer que votre texte ne correspond pas à la ligne éditoriale que défend notre maison d’édition. Il ne pourra donc trouver un contrat à compte d’auteur. Ceci n’est en aucun cas un jugement de valeur sur votre travail d’écrivain mais la simple expression d’un choix propre et forcément partial. Nous resterons bien entendu attentifs à vos futurs manuscrits ».
Selon vous, j’ai des qualités indéniables d’écriture ? Vous ne pouvez donc les nier. Mais que cette écriture « indéniable » n’est pas pour vous.
Vous dites aussi : « Ceci n’est en aucun cas un jugement de valeur sur votre travail d’écrivain mais la simple expression d’un choix propre et forcément partial ». Un refus, chez vous, ne serait pas un jugement de valeur ? Donc, le fait de nier une œuvre de qualité suffit pour justifier votre ligne éditoriale ?
Je crois que, pour le coup, c’est moi qui suis au regret de vous informer que votre lettre type n’a aucune valeur littéraire, ni sur le fond ni sur la forme. Votre manque de talent, en ce domaine, est absolument sidérant.
Je vous prie d’agréer, cher éditeur, l’expression de mes salutations respectueuses d’un refusé refusant.