Cinq mesures indispensables dans l'affaire Geneviève Legay

L'affaire Geneviève Legay cumule les plus invraisemblables manquements au droit. L'association "Tous citoyens" propose 5 mesures indispensables pour faire émerger la vérité et restaurer un minimum d'éthique.

Communiqué de presse de l'association "Tous citoyens !"

"Cinq mesures indispensables dans l'affaire Geneviève Legay"


L'affaire Geneviève Legay cumule les plus invraisemblables manquements à l'éthique et au droit :

- Le maire de la 5ème ville de France, Christian Estrosi, prétextant d’un appel incertain sur les réseaux sociaux, voulant absolument apparaître comme le dernier rempart face à des hordes de casseurs, continuant à alimenter les peurs, demande une interdiction totale de manifester dans sa ville ;

- Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, déjà porteur d’une loi portant atteinte à la liberté de manifester et à la séparation des pouvoirs, accepte sur le champ cette demande ;

- Le Préfet des Alpes-Maritimes, Georges François Leclerc, impose une interdiction de manifester couvrant entièrement la ville alors que les manifestations de Gilets Jaunes s’y sont jusqu’alors déroulées sans violences ;

- Le commissaire Rabah Souchi, donnant ordres sur ordres, créant désordre et confusion, sonne la charge sur des manifestants pacifistes, causant ainsi la chute et les blessures graves d’une militante altermondialiste de 73 ans, Geneviève Legay ;

- L'enquête sur les agissements de ce même commissaire est confiée à sa propre compagne, Hélène Pédoya, constituant un conflit d’intérêt évident, tellement énorme qu’on a du mal à y croire, mais qui ne choque absolument pas le procureur de la République ;

- Le procureur en question, Jean-Michel Prêtre, et le Président de la République, Emmanuel Macron, affirment tous deux, alors même que l’instruction de l’enquête n’est pas terminée et que les images ne sont pas toutes collectées, que la victime n’a pas été poussée par un policier ;

- Des enquêteurs tentent, à trois reprises, d’obtenir un témoignage en faveur des forces de l’ordre auprès de la victime alors qu’elle est à demi consciente et sur son lit d’hôpital, constituant ainsi une tentative de subornation de témoin répétée et en toute impunité ;

- Le Procureur Jean-Michel Prêtre, encore, refuse le dépaysement de l'affaire demandé par l'avocat de Geneviève Legay.

En conséquence, nous, association "Tous citoyens", estimons que :

1. Le commissaire Rabah Souchi, à propos duquel des témoignages nombreux et alarmants affluent, devrait être suspendu de ses fonctions jusqu'à la fin de l'enquête.

2. Le Procureur de la République, Jean-Michel Prêtre, n'est plus à même de faire émerger la vérité et que le dépaysement de l'affaire devrait être immédiat.

3. Le Préfet des Alpes-Maritimes, Georges-Francois Leclerc, déjà condamné à plusieurs reprises pour atteinte au droit d'asile et à la protection de l'enfance, responsable du dispositif sécuritaire mis en place le 23 mars à Nice, devrait être révoqué.

4. Le Ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, incapable de gérer la crise des Gilets Jaunes et dont les consignes ont causé un nombre important de blessures et de mutilations devrait avoir la dignité de présenter sa démission, et, qu'à défaut, le Premier Ministre devrait le relever de ses fonctions.

5. Le Président de la République, Emmanuel Macron, devrait "faire preuve d'une forme de sagesse", présenter ses excuses à Geneviève Legay et mettre fin au système répressif et liberticide qu'il a mis en place en France.

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