la monstre fake news de la bataille des Glières

La monstre fake news de la Bataille des Glières Une bataille qui n'a jamais eu lieu, une tragédie magnifiée par la propagande et aujourd'hui récupérée à des fins politiques.

Jean Rosenthal n’était pas aux Glières lors de l’assaut allemand. Cependant, il envoya à Radio-Londres des télégrammes truffés de fake news sur une bataille qui n’a jamais eu lieu : La bataille des Glières où 500 résistants auraient affronté 12'000 soldats allemands avec pour bilan 400 tués et 300 blessés pour les Allemands et 100 tués et 150 blessés pour les résistants. Les Allemands n’étaient pas 12'000 mais 450 et il n’y eut aucun combat car lorsque les Allemands sont arrivés sur les lieux, les résistants étaient partis. Les 90 tonnes d’armes parachutées, restées sur place, ne bénéficièrent qu’aux Allemands et à leurs alliés français. Dans le rapport allemand de l’intervention on peut lire : « Il est 16 heures lorsque l’objectif assigné est atteint, sans la moindre résistance de l’ennemi. La compagnie a atteint l’objectif de la journée sans aucune perte. » Les victimes des Glières, se rendirent ou furent capturées dans leur fuite et furent abattues par les Allemands. Rien de glorieux ; seulement un massacre utilisé pour fabriquer la première fake news de la résistance. Un mensonge qui perdure jusqu’à nos jours ; Maurice Shumann, André Malraux, Charles De Gaulle, entre autres, l’ayant repris à leur compte. Et si en 2009, l’historien et académicien Max Gallo peut écrire: « Si les Glières sont un joyau, c’est qu’ils sont devenus un symbole à plusieurs facettes… les Glières : l’un des blasons de l’histoire millénaire et héroïque de la nation française. », c’est que la Fake News, devenue mensonge institutionnel a été imprimée dans des livres, coulée dans du béton, (le monument des Glières), et inculquée à des dizaines de milliers d’écoliers. Avec l’ouverture des archives l’imposture apparait, alors on prétend que c’était de la propagande pour contrer Vichy. Mais pourquoi cette propagande continue-t-elle encore aujourd’hui? Glières ne constitue pas «un exemple citoyen de personnes d’origines et d’horizons divers combattant pour un même idéal cristallisé dans les valeurs républicaines de la France ». Ceux qui déclinent ce thème à chacun de leurs discours commémoratifs en voulant en faire une allégorie pour inspirer la France contemporaine qu’ils utilisent pour « former les jeunes citoyens en leur faisant aimer la France », oublient qu’à Glières, à part une escarmouche avec quelques éclaireurs, les résistants n’ont combattu que des Français, et que ces résistants étaient pour la plupart des Savoisiens montés à Glières pour échapper au STO imposé par une loi de la République française et mis en œuvre par des Français dans une Savoie annexée depuis moins d’un siècle. Le cimetière militaire de Morette où reposent les victimes des Glières, est également une fake car il contient bon nombre de dépouilles de civils qui n’ont jamais pris les armes ni monté aux Glières. L’emplacement fut choisi pour effacer le souvenir d’un véritable combat : La Bataille de Morette où 151 ans auparavant des Savoisiens, refusant l’annexion, combattirent des militaires français qui l’emportèrent puis mirent à feu et à sang la vallée de Thônes.

La Savoie, n’a jamais été italienne et n’a jamais voulu être française ; la votation de 1860 était truquée : une occupation militaire française, pas de bulletins NON et l’abstention interdite. En 2012 l’ONU a refusé d’enregistrer le Traité d’annexion, constatant ainsi son abrogation. Voilà pourquoi, après avoir interdit l’enseignement de l’histoire de la Savoie, il convient aujourd’hui de lui en fabriquer une nouvelle à l’unique gloire de la France.

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