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Billet de blog 27 août 2023

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École primaire : quel équilibre entre collectif de pairs et autorité du directeur ?

On ne comprend pas grand chose à l’organisation et au fonctionnement du premier degré, si on ne mesure pas cette spécificité de l’école primaire : si la mission d’éducation et d’instruction est assumée collectivement au sein de l’école par des pairs, celle-ci est néanmoins coordonnée par l’un d’entre eux, le directeur. La mise en œuvre de ce principe n’est pas toujours aisée.

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École primaire : quel équilibre entre

le collectif des maîtres et l’autorité du directeur ?

Retour sur la création du conseil de maîtres en 1908

pour « l’union et la concorde au sein de l’école »

On ne comprend pas grand chose à l’organisation et au fonctionnement du premier degré, si on ne mesure pas cette spécificité de l’école primaire : si la mission d’éducation et d’instruction est assumée collectivement au sein de l’école par des pairs, celle-ci est néanmoins coordonnée par l’un d’entre eux, le directeur. La mise en œuvre de ce principe n’est pas toujours aisée. Responsable et devant rendre compte de son action, le directeur d’école a évidemment besoin qu’on lui laisse une marge de manœuvre dans la conduite de l’école. Les relations entre le directeur et ses adjoints reposent donc en grande partie sur le talent des uns et des autres pour maintenir un équilibre entre une réflexion collective conduite par tous les maîtres au sein de l’école et le respect de l’autorité du directeur.

Comment construire cet équilibre entre le collectif que forme l’école et l’autorité de l’un de ses membres ? Dans l’histoire cela n’a pas été simple à mettre en œuvre et cela ne va pas toujours de soi. Le décret n° 2023-777 du 14 août 2023 relatif aux directeurs d'école n’y change rien, le directeur d’école n’y est pas toujours pas défini en tant que chef d’établissement.

Il ne s’agit pas de porter, dans le cadre de cet article, une appréciation sur un état de fait qui suscite beaucoup de débats aujourd’hui, nous proposons plutôt de remonter aux sources de l’école républicaine en invitant à nous suivre dans la relecture de la circulaire du 15 janvier 1908[1] relative au « Conseil des maîtres dans les écoles primaires »[2], et dans l’analyse du contexte qui explique son écriture.

Avant 1908, la création du conseil des maîtres est le résultat d’un vif débat entre les institutrices et instituteurs et les directeurs 

La circulaire de 1908 sur le conseil des maîtres est l’aboutissement d’un débat souvent très vif entre les instituteurs adjoints de l’époque, qui réclament d’être associés au fonctionnement de l’école via un conseil des maîtres, et les directeurs d’école dont beaucoup sont très réticents à cette idée, un de leurs porte-parole étant le directeur du journal L’Avant-Garde pédagogique[3], Théodoric Legrand, lui-même directeur d’une école communale.

Faire participer les instituteurs adjoints au fonctionnement de l’école n’est pas une idée neuve en 1908. Déjà, dans le département de la Seine, sous l’impulsion d’Octave Gréard, les directeurs d’école déchargés de classe étaient tenus de réunir chaque mois le personnel de l’école en « conférence », c’est-à-dire en réunion. Et, après la mort de Gréard en 1904, le règlement de la Seine (de 1905) « fait intervenir le Conseil de tous les instituteurs de l’école pour le renvoi d’un élève âgé de plus de 13 ans, et pour l’établissement de l’emploi du temps, des programmes, du service intérieur et du système disciplinaire (art. 16) »[4]. Ce conseil prendre progressivement le nom de conseil des maîtres au grand dam de Théodoric Legrand en 1907 : « Le conseil des maîtres fonctionne, paraît-il, avec le consentement exprès ou tacite, de l’inspection académique, dans plusieurs de nos départements. Ce que j’apprends de ce nouveau rouage scolaire me remet en mémoire le mot de Ledru-Rollin, qui, entraîné, sans grande conviction, par des amis politiques dans une émeute, s’écria « Je suis leur chef, donc je dois les suivre »[5]. En effet, on me dit que, dans la plupart des départements où il existe, le Conseil des maîtres est souverain. On discute, on vote, et le directeur est obligé d’assurer l’exécution des décisions … On laisse faire. […] Les instituteurs adjoints qui réclamant le Conseil des maîtres réclamant des droits ; les directeurs d’école, qui le redoutent trop omnipotent, défendent aussi des droits ! Cause d’antagonisme … Le poing fermé au lieu de la main tendue »[6].

Legrand, qui s’exprime au nom de certains directeurs, n’est donc pas favorable à cette évolution car pour lui seule une direction unique : « peut créer les habitudes qui jouent un rôle si prépondérant dans la première éducation ». Cela dit, pour cet opposant au nouveau conseil, « le conseil des maîtres peut, dans une certaine mesure, contribuer à réaliser l’unité de direction pédagogique. […] Sans doute, tout le personnel doit coopérer à l’organisation générale d’une école et à sa discipline. Mais dans quelle mesure pour chacun ? Voilà qui n’est pas établi, et voilà aussi ce qui est difficile à préciser. […] Une règlementation générale s’impose »[7].

L’idée a donc fait son chemin et c’est exactement l’objectif de la circulaire de 1908 que de prescrire une « règlementation générale ».

L’école est « une » et « tout enseignement est une collaboration »

La création officielle du conseil des maîtres en 1908 est justifiée par cette idée profondément juste que le métier d’enseignant ne peut se pratiquer de manière solitaire. Etre enseignant ne peut se concevoir que dans un cadre collectif. C’est au nom des principes d’égalité et de confraternité que le directeur et ses adjoints doivent s’employer ensemble à l’œuvre commune. La circulaire de 1908 le dit en des termes qui n’ont pas beaucoup vieilli.

« L’école est une, quel que soit le nombre de ses maîtres, et tout enseignement est une collaboration : collaboration des maîtres entre eux en vue de la formation intellectuelle et morale de l’enfant ; collaboration des maîtres et des familles. Il n’est pas de conception plus fausse, plus étrangère à nos principes d’égalité et de bonne confraternité que celle qui maintiendrait le directeur et ses adjoints dans un isolement mutuel, le premier concentrant en sa personne toute la vie administrative et pédagogique de l’école, les seconds réduits à une obéissance étroite et bornant leur activité à enseigner suivant des méthodes et des principes acceptés sans discussion et sans foi et imposés d’autorité. L’unité ainsi obtenue frapperait par avance l’enseignement de stérilité ; pour être féconde, l’harmonie doit être faite de l’accord de toutes les bonnes volontés s’employant à l’œuvre commune. Nous attendons cette unité et cette harmonie de l’organisation bien comprise du conseil des maîtres. »

Les fondements de l’autorité pédagogique du directeur d’école

Avant d’évoquer les points qui doivent faire l’objet de concertation au sein du conseil des maîtres, la circulaire de 1908 éprouve le besoin de conforter les directeurs d’école dans leur autorité.

En premier lieu, le texte exclut des questions qui doivent être soumises au conseil des maîtres tout ce qui relève du champ administratif et qui appartient en propre au directeur. Le texte ministériel en dresse une liste relativement courte : les relations entre l’école et les autorités locales, qu’elles soient « municipales ou académiques », les rapports avec les familles, tout ce qui touche « à l’entretien des bâtiments » et à l’hygiène scolaire, et enfin « l’ordre général de l’établissement ».

La circulaire est très claire, les attributions du conseil des maîtres concernent uniquement la vie pédagogique de l’école, « dont le champ est assez vaste pour occuper l’activité et l’ingéniosité du personnel ». On voit ici l’influence de directeurs comme Théodoric Legrand et de son journal. Encore faut-il que le directeur puisse avoir une légitimité pour coordonner l’action pédagogique de ses collègues.

La circulaire de 1908 prend soin de faire reposer l’autorité du directeur sur un certain nombre de données objectives. Tout d’abord, quand un adjoint devient directeur c’est, indique le texte ministériel, parce qu’il a été choisi pour son expérience et sa valeur personnelle, parmi les maîtres les plus éprouvés. Ensuite, il est précisé que le directeur représente l’élément de fixité de l’école, la permanence et la tradition. Il est frappant de constater que, déjà en 1908, le ministère déplore la trop grande mobilité des adjoints dans les écoles de banlieue, comme on le lira ci-dessous. Le directeur est ainsi chargé de la continuité des méthodes pédagogiques. On lui donne le droit et même le devoir de guider tous les maîtres en général et ceux qui débutent en particulier. Responsable de la bonne organisation pédagogique et, déjà, de la continuité des apprentissages dans l’école, le directeur a une mission de formation en direction de ses adjoints. Il doit coordonner dans l’intérêt des élèves le travail de ses collègues sans étouffer leurs initiatives et sans leur donner le sentiment d’une sujétion. Ce n’est pas toujours facile quand, dans le même texte, on écrit que le directeur a « sous ses ordres » les instituteurs adjoints…

« Il va sans dire qu’il ne peut être question de diminuer et d’affaiblir l’autorité du directeur. Un de mes prédécesseurs, dans sa circulaire du 13 janvier 1895[8], traçait en ces termes la tâche qui lui incombe :’’Le directeur d’une école ayant sous ses ordres plusieurs instituteurs adjoints, les uns déjà titulaires, les autres stagiaires, a la responsabilité de la bonne organisation pédagogique de l’enseignement. Il a le devoir, et par conséquent le droit, de guider les maîtres, surtout ceux qui débutent, de coordonner leurs efforts vers le but commun. A l’école primaire, plus qu’ailleurs peut-être, il importe de ménager avec un soin jaloux le temps des élèves, de leur épargner le tâtonnement des méthodes, de prévenir ou de combler les lacunes résultant du manque de concordance entre les diverses classes qu’ils ont à franchir’. Ce langage n’a rien perdu de son autorité; il répond à des nécessités tout aussi impérieuses aujourd’hui qu’il y a treize ans. J’ajouterai que le directeur, choisi parmi les maîtres les plus éprouvés pour ses services, son expérience et sa valeur personnelle, représente dans l’école un élément de fixité, de permanence et de tradition. Il demeure, tandis qu’autour de lui les adjoints, surtout dans les écoles si populeuses des grandes villes et de leur banlieue, changent et passent. De cet élément mobile et trop souvent renouvelé il est impossible de faire dépendre l’éducation de l’enfant, qui veut être observé dans ses penchants et ses aptitudes, suivi dans son progrès, instruit avec la continuité des méthodes qui seule peut soutenir l’effort de son esprit et augmenter l’efficacité de cet effort. Une autre tâche délicate dévolue au directeur est de parachever la préparation de ses adjoints. Il y faut infiniment de tact, de mesure et, pour tout dire, de bonté. Il lui faut ménager des susceptibilités légitimes, parfois ombrageuses, et désarmer les défiances que fait naître chez quelques-uns l’apparence d’une sujétion. Il doit surtout se garder, par des critiques inconsidérées et présentées sans aménité, de paralyser un zèle qui peut être tourné à l’avantage de l’école et de décourager les initiatives qui, bien dirigées, peuvent porter d’heureux fruits ».

Les attributions du conseil des maîtres

Une lecture attentive du texte de 1908 confirme que la création du conseil des maîtres est en fait la généralisation « à tout le territoire » d’une initiative venue des enseignants des écoles eux-mêmes, soucieux d’introduire de la concertation dans la direction de l’école au moyen d’un conseil, comme cela existait déjà dans les écoles normales et dans les lycées et collèges et dans des écoles primaires de quelques départements, comme on l’a dit plus haut. Il est important de rappeler que les instituteurs de l’époque sont particulièrement encadrés par leur hiérarchie et finalement assez peu libres de leurs mouvements, y compris pour ce qui concerne les méthodes pédagogiques et le choix des manuels. En confirmation de ce qu'écrivait la revue L'Avant-Garde, la circulaire précise que des inspecteurs d’académie avaient pris l’initiative de généraliser localement, « à la demande des intéressés », les conseils des maîtres « créés sans consécration officielle ». On relève aussi que la demande de création du conseil des maîtres était souvent formulée « dans les congrès d’instituteurs ». Enfin, le ministère indique aux instituteurs débutants que le conseil des maîtres n’est pas seulement le moyen de contraindre le directeur à les associer à la prise de décision. L’institution ainsi créée oblige aussi les jeunes maîtres à accepter de travailler sous le regard de leurs collègues chevronnés et de tirer parti de leur expérience. Les « observations amicales et prudentes » des collègues plus anciens ne sont pas « une entreprise contre leur indépendance et leur libre arbitre ». La circulaire évoque, à propos des jeunes instituteurs, « le sommaire et insuffisant apprentissage qu’ils doivent à l’école normale, avec un savoir tout théorique » et martèle qu’ils « ont tout apprendre d’une profession qu’ils ignorent ». La critique de la formation initiale ne date donc pas d’aujourd’hui et, pour ceux qui en douteraient encore, il n’y a pas eu, pour cette question comme pour tant d’autres, d’âge d’or de l’école républicaine.

De quelles questions pédagogiques peut-on discuter au sein du conseil des maîtres ? Le texte fait la distinction entre les « questions de nature particulièrement délicate » au sujet desquelles la délibération du conseil des maîtres ne devient définitive « qu’après la décision de l’inspecteur primaire » et les questions « d’ordre purement pédagogique qui animeront ces réunions ».

Pour justifier la restriction posée quant à la première série de questions, l’intérêt des enfants est mis en avant. Le ministère se méfie. Il ne faudrait pas qu’un rapport des forces institué au sein du conseil des maîtres n’aboutisse à des décisions non conformes aux intérêts de l’élève, car « nous avons à nous préoccuper avant tout des intérêts de l’enfant, qui priment tous les autres ». Ces questions délicates qui nécessitent l’intervention en dernier ressort de l’inspecteur primaire pour un contrôle de conformité sont :

« l’élaboration du règlement intérieur de l’école en conformité avec les règlements généraux arrêtés par le Conseil départemental, la répartition des élèves dans les classes suivant leur âge et leur degré de préparation ; le passage des enfants de l’école maternelle ou de la classe enfantine à l’école primaire en dehors des époques réglementaires. J’y joins aussi la répartition des maîtres dans les classes ; il me paraît équitable [que les maîtres] soient consultés sur leurs convenances et les aptitudes qu’ils manifestent. »

La liste des questions « purement pédagogiques » qui « donneront leur intérêt à ces réunions » n’est pas limitative :,« Emploi du temps, application et adaptation des programmes, choix des livres d’après la liste départementale, étude des méthodes et des procédés d’enseignement, entretien et recrutement de la bibliothèque, etc. ces discussions fourniront à nos maîtres l’occasion de faire preuve de recherches et de d’initiatives personnelles, de produire des idées nouvelles, de tenter, s’il y a lieu, des expériences fructueuses. Elles susciteront l’émulation parmi les maîtres, secoueront la torpeur résignée de ceux qui s’attardent à la besogne machinale et préserveront l’enseignement de dégénérer en routine. »

Au cœur du métier comme on le voit, les questions pédagogiques abordées sont des sujets sensibles et peuvent donner lieu à des débats animés au sein du conseil des maîtres. Ces débats, précise la circulaire, « quelque vivacité que chacun y apporte à soutenir ces opinions » doivent donc conserver le caractère de discussions « amicales ; on y discutera pour s’instruire, pour échanger des vues, pour s’éclairer mutuellement ».

Rapprocher les hommes pour rapprocher les cœurs

Instance de concertation, le conseil des maîtres n’est pas un organe délibérant, justement pour éviter qu’il ne devienne l’origine de divisions au sein de l’école. Dans l’esprit des autorités ministérielles de l’époque, il ne saurait être question de donner aux « discussions amicales » du conseil des maîtres « la sanction d’un vote ». Là encore, Théodoric Legrand a été entendu. Il ne faut surtout pas, « transformer ces réunions pacifiques en autant d’assemblées délibérantes ; on risquerait d’y faire pénétrer du même coup l’esprit de brigue, de coalition et d’intrigue et d’ouvrir la voie à des divisions qui conduiraient à une véritable anarchie scolaire. C’est au contraire vers l’union et la concorde que nous prétendons marcher ». Cette union et cette concorde n’étant pas totalement assurées, le ministère prévoit, qu’en dernier recours, toute « contestation d’où pourrait résulter un trouble dans la vie scolaire sera soumise à l’arbitrage de l’inspecteur primaire, qui, lui-même, pourra consulter l’inspecteur d’académie ».

En créant officiellement le conseil des maîtres, le ministère veut, d’une part sortir les maîtres de leur isolement et favoriser les échanges, et, d’autre part, améliorer le climat dans les écoles en faisant le pari que la « sincérité » et la « bonne foi » seront partagées par tous.

C’est en tout cas ainsi que le ministre justifie dans la conclusion de la circulaire de 1908 la création du conseil des maîtres.

 « J’ai confiance que l’institution du conseil des maîtres, si elle est pratiquée avec cet esprit de sincérité, de bonne foi et de loyauté professionnelles qui anime l’immense majorité de notre personnel d’instituteurs, produira d’excellents résultats. Elle fera sortir nos maîtres de l’isolement pédagogique où beaucoup d’entre eux se plaisent, confinés dans le travail de leur clase, sans relations suffisantes avec leurs collègues. En rapprochant les hommes, on rapprochera les cœurs ; en se connaissant de plus près et mieux, maîtres et directeurs apprendront à s’apprécier et à s’estimer davantage, et les questions même qu’ils seront appelés à discuter, en élevant leurs esprits et en leur ouvrant des horizons plus larges, leur donneront une conscience plus précise de la grande œuvre d’éducation nationale dont ils sont les modestes et dévoués ouvriers ».

Jean-Paul DELAHAYE

Inspecteur général de l’éducation nationale honoraire

[1] Circulaire signée de Gaston Doumergue, ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts du 4 janvier 1908 au 3 novembre 1910. Mais on peut penser que ce texte a été largement préparé par son prédécesseur, Aristide Briand, ministre de l’Instruction publique, des beaux-Arts et des Cultes du 14 mars 1906 au 4 janvier 1908. Cette circulaire est publiée intégralement dans le Nouveau Dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire de Ferdinand Buisson, édition de 1911, p 363-364.

[2] Nous prenons ici largement appui sur un article que nous avions publié en 2006 dans la brochure Le climat des écoles primaires (coord Georges Fotinos), éditions MGEN, p 191 à 196.

[3] Journal publié de novembre 1898 à septembre 1907.

[4] Cette citation est extraite du journal dirigé par un directeur d’école, très réticent à l’égard de la création du conseil des maîtres Théodoric Legrand, L’Avant-Garde pédagogique, Organe mensuel des Intérêts de l’École laïque et républicaine, 1er janvier 1907, n°64.

[5] Cette formule a été prêtée à tort à Ledru-Rollin par un opposant politique. Cette médisance est un bel exemple de « fake news » devenue « vérité » historique.

[6] L’Avant-Garde pédagogique, op. cité.

[7] Ibid.

[8] Le ministre est alors Georges Leygues, ministre de l’Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes du 30 mai 1894 au 26 janvier 1895.

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