Découvrez la librairie indépendante et libertaire Quilombo

Rencontre avec Jacques Baujard, auteur, libraire chez Quilombo, lieu de rencontre et d’informations sur les luttes, l’actualité militante et contre-culturelle. et responsable de la collection « Lampe-tempête » aux éditions L’Échappée.

Photo Librairie Quilombo © Jacques Baujard Photo Librairie Quilombo © Jacques Baujard

 

Qu'est-ce que la librairie Quilombo ? Quelle est son histoire ?

La librairie Quilombo a été créée en 2002 par trois personnes liées au SCALP (Section Carrément Anti-Lepen). L’idée était de proposer au monde militant toute une littérature de critique sociale, principalement publiée par des éditeurs indépendants, et de permettre aux lectrices et aux lecteurs d’en savoir plus sur l’histoire des mouvements d’émancipation. Le côté « boutique » était à l’époque plus prononcé qu’aujourd’hui (tee-shirts, badges, patches, etc.). Ni mécène ni héritage pour se lancer dans cette aventure : moins de 4000 euros en poche et beaucoup, beaucoup d’huile de coude… Du coup, la librairie a mis beaucoup de temps avant de devenir ce qu’elle est aujourd’hui.

La librairie étant associative et autogérée, des AG ont lieu tous les deux mois pour discuter de l’avenir du projet, et notre équipe est constituée aujourd’hui de huit personnes. Je réalise une bonne partie des tâches du quotidien, en tant que seul salarié à mi-temps, mais toutes les grandes décisions se prennent ensemble et nous établissons le programme des rencontres d’un commun accord.

Si au départ, tout le monde était bénévole, il y a rapidement eu l’opportunité d’embaucher une personne à mi-temps grâce à un emploi aidé et Gildas est devenu le premier salarié de la librairie. Ensuite, un emploi tremplin a permis d’en embaucher un second : Bastien. Et tous deux, accompagnés d’une équipe de bénévoles acharnés, ont permis de développer les différents rayons de la librairie, de proposer des rencontres qui présentaient les luttes en cours ou bien des conférences sur l’histoire comme autant de discussions d’éducation populaire, telles qu’elles existaient à l’époque des Bourses du Travail de Fernand Pelloutier, ou des causeries libertaires de la Belle Époque.

Depuis 10 ans – date à laquelle j’ai remplacé Gildas, et où de nouveaux bénévoles ont rejoint l’équipe de la librairie – il y a eu deux évolutions majeures. D’une part politique : en conservant l’héritage anarchiste, nous nous sommes rapprochés de l’écologie radicale et d’une certaine critique de la société industrielle, grâce notamment à quelques luttes menées contre le livre numérique avec le collectif Livres de Papier. Par ailleurs, l’autre évolution importante, c’est que nous avons vraiment mis le livre au cœur de notre espace du 23 rue voltaire : construction de nouveaux meubles – merci d’ailleurs à notre copain Gilou, qui a fabriqué tous les meubles de la librairie ! –, renforcement de la littérature et des romans graphiques, nouvelles vitrines donnant aux voisins et passants envie de découvrir le lieu…

Que veut dire Quilombo ?

Dans la forêt amazonienne du XVIIe siècle, les quilombos étaient des territoires créés par des esclaves fuyant les plantations côtières du Brésil. Le plus connu d’entre eux, celui des Palmares, aura résisté près d’un siècle à la traque et aux assauts des soldats et des colons revanchards. Construire sa liberté en toute autonomie, à l’époque, ça ne passait pas. Aujourd’hui non plus, d’ailleurs… Enfin, différemment quand même ! Espace de résistance dans l’hostilité de la mégapole capitaliste, telle se voulait la librairie Quilombo à ses débuts, à la manière de ses ancêtres de la jungle brésilienne. Quinze petites années après sa création, qu’est-ce qui nous menace et nous anime, nous, concrètement, à l’orée du troisième millénaire ? Si les dangers sont d’une autre nature, et que nos conditions de vie sont mille fois plus confortables que celles des habitants des Quilombos, nous essayons de perpétuer leur esprit de résistance. Notre forêt vierge est Paris, et le colonialisme y est numérique, industriel, libéral, bref capitaliste. Nous le combattons, à notre mesure. C’est-à-dire en promouvant la diffusion de certaines idées, et en préservant l’acte de lire – sur de vrais livres, en papier. Il ne s’agit pas pour nous de vendre un bouquin comme un produit ludique, de consommation rapide, qui provoque une jouissance quasi-instantanée, ou même de le percevoir comme un simple outil de conscientisation politique. Nous pourrions faire les éloges de la lecture sur des pages entières, mais contentons-nous de rappeler que l’acte même de lire développe la mémoire longue, celle qui permet de prendre des décisions politiques à partir de connaissances précises et de réflexion complexes. La lecture est un des meilleurs chemins vers l’émancipation individuelle et collective.

Comment se porte votre librairie et votre maison d'édition ? 

La situation de la librairie est toujours aussi fragile et précaire. Malgré tout, depuis cinq ans, il y a eu pas mal de changements qui nous font espérer tenir vaille que vaille. En effet, en 2014, nous avons eu la chance de pouvoir récupérer un local situé juste à côté de la librairie ; la librairie étant une association, nous disposons de notre local grâce au CICP (Centre International de Culture Populaire), une maison d’assos rassemblant une centaine d’associations liées à la solidarité internationale. Nous sommes locataires et quand l’association voisine a quitté les lieux, nous avons réfléchi à comment pouvoir agrandir la librairie, tout en gardant un certain équilibre financier – le loyer étant déjà très élevé, il nous paraissait assez difficile de l’augmenter… C’est à ce moment-là que nous nous sommes rassemblés avec une structure de diffusion-distribution du livre et deux maisons d’édition proches, humainement et politiquement : Hobo Diffusion ainsi que L’échappée et nada. L’idée était que cela soit ces structures amies qui prennent en charge le loyer en plus (en échange d’un espace de travail et de stockage), et que la librairie fasse un appel à soutien pour financer les travaux d’agrandissement. Pari relevé ! Après un superbe élan de solidarité, nous avons récolté ce qu’il fallait, et cela fait maintenant 5 ans que tout ce petit monde se côtoie au 23 rue Voltaire. Finalement, quand on y pense, c’est quasiment une mise en application des théories de Pierre Kropotkine et de Murray Bookchin : une sorte de municipalisme libertaire avec plusieurs associations qui se rejoignent par affinité politique et amicale, tout en mettant l’entraide et la solidarité au cœur de leur échange.

Est-ce que la littérature anarchiste est florissante?

Depuis une vingtaine d’année, nous assistons à plusieurs vagues de créations de maisons d’édition de critique sociale, tout aussi intéressantes les unes que les autres. Le mouvement libertaire a ceci de particulier qu’il met réellement le livre au cœur de la formation politique. En y regardant de plus près, on s’aperçoit que ces éditeurs naissent après d’importants mouvements sociaux : mouvement contre le CPE, luttes contre la réforme des Retraites, contre la Loi Travail... Je pense qu’il y a non seulement une volonté de partager la lutte à laquelle les militant.es ont participé, et également une envie de s’inscrire dans une histoire révolutionnaire plus large et de faire découvrir aux lectrices et aux lecteurs les luttes passées. Ce qu’il faut souligner, tout de même, c’est l’importance d’Hobo Diffusion dans la visibilité de ces éditeurs. Il s’agit du principal diffuseur-distributeur de ces jeunes maisons d’édition. Et ils réalisent un travail absolument remarquable pour la diffusion des idées et des ouvrages anarchistes en allant présenter et défendre leurs catalogues.

Tu es un grand admirateur de l'écrivain Panait Istrati. Qui était cet homme assez méconnu alors qu'il a beaucoup compté pour le milieu intellectuel en France au début du XXe  ?

Je vais essayer de faire court (tout en sachant qu’il faut toujours se méfier quand quelqu’un annonce « qu’il va faire court »...). Joseph Kessel l’appelait le « prince des vagabonds ». Et vagabond, il l’a été toute sa vie durant. Après avoir quitté les bancs l’école à 12 ans, il enchaîne les petits boulots et voyage tout autour du bassin méditerranéen. Passé 30 ans, il décide d’apprendre le français, et à peine arrivé en Suisse pour soigner sa tuberculose, il s’enferme dans une chambre d’hôtel avec les classiques de la littérature, un dictionnaire franco-roumain, et pendant six mois, il lit en tapissant les murs de fiches de vocabulaire… Quelques années plus tard, après un suicide raté à Nice, Romain Rolland le prend par les épaules et lui dit « Œuvre, Istrati ! Œuvre ! » Grâce à son ami bottier, Eugène Ionesco, qui va lui mettre à disposition la cave de son atelier, il va écrire comme un forcené – en français ! – et devenir en 1924, l’un des plus brillants météores de la littérature ; lors de la publication de Kyra Kyralina, dans toute la presse de l’époque, il n’y a que de l’émerveillement et des acclamations. Quelques années plus tard, il déchantera totalement : invité pour les dix ans de la révolution d’Octobre à Moscou, il va voyager pendant 16 mois en URSS ; terrible désillusion – non, ce n’est pas la patrie des travailleurs… Il rentre totalement désabusé et publie Vers l’autre flamme, le récit pamphlétaire de son périple dans lequel il villipende les bolchéviks. Les personnes l’ayant porté aux nues quelques années plus tôt se mettent aussitôt à le lyncher – traître, bourgeois, espion, lit-on dans les colonnes des journaux… Il va mourir en 1935, seul et abandonné par une grande partie de ses amis et camarades. Son dernier texte sera une commande des éditions Gallimard : une préface à La Vache enragée (le titre changera par la suite, il s’appelle désormais Dans la dèche à Paris et à Londres) de Georges Orwell ; une sorte de clin d’œil de l’histoire, et un passage de témoin dans la lutte contre le stalinisme.

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Lors de la découverte de ses écrits, fin 2012, plus grand-chose n’était disponible. Et un enchaînement de hasards et de signes m’ont projeté dans un tourbillon de rencontres totalement incroyables. Des rencontres livresques d’une part : il y a eu la réédition de ses livres aux éditions L’échappée – Présentation des Haïdoucs, Méditerranée & Les arts et l’humanité d’aujourd’hui , ainsi que la biographie de Monique Jutrin, Panaït Istrati. Un chardon déraciné – mon livre écrit et paru aux éditions Transboréal – Panaït Istrati. L’amitié vagabonde – une bande dessinée réalisée avec un bon ami et superbe dessinateur Simon Géliot – nous adapté son roman Codine – et deux festivals Istrati, l’un à Paris en 2015 et l’autre à Bucarest en 2018 organisé avec les copines de la librairie Kyralina. Et d’autre part, des rencontres amicales dont la liste est encore plus longue ! Toutes celles-ci m’ont nourri depuis, et Istrati est devenue une sorte de boussole désormais. Ce que j’ai aimé plus que tout dans ses écrits, sa conception de l’amitié et sa révolte organique. Et puis son côté terriblement humain touche droit au cœur ; c’est peut-être pour cela que les livres d’Istrati revivent à nouveau. À l’heure où nos sociétés hypermodernes se targuent d’uniformiser et de déconstruire à tout-va, que les enclaves de liberté et de solidarité se font atomiser petit à petit, Istrati nous rappelle que l’être humain, malgré ses innombrables défauts, peut s’il le veut vraiment vivre des moments d’humanité et de fraternité incroyables.


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 Quel est selon toi le plus grand texte d'Istrati ? Pour quelles raisons ?

Son œuvre – sa vie – entière mérite d’être lue ! Le cycle regroupant les Récits d’Adrien Zograffi, toutes ses histoires de haïdoucs, les bandits des Balkans, sont sublimes ; Kyra Kyralina, Oncle Anghel, Présentation des Haïdoucs, Domnitza de SnagovNerrantsoula, Jules et Jim à la roumaine, est l’une des plus belles histoires d’amour qu’il m’ait été donné de lire. Deux courts textes, moins connus que les autres, sont d’une grande force poétique et politique : la « Préface à Adrien Zograffi ou les aveux d’un écrivain de notre temps » dans laquelle il répond à ses détracteurs après son retour d’URSS. Certaines parties du texte me donnent toujours autant de frissons que lors de la première lecture, voici un extrait :

« Patries? À bas toutes les patries, nationales ou internationales, avec leurs vieux ou leurs nouveaux maîtres, démocrates ou absolutistes, tous des maîtres –à bas toutes les patries qui font toujours tuer les uns afin de faire vivre les autres. Refuse de crever pour qui que ce soit. Croise les bras ! Sabote tout ! Demeure lourd de toute ta masse. Dis à ces messieurs, quels qu’ils soient, d’aller, eux, se faire tuer pour toutes ces patries qu’ils inventent chaque siècle et qui se ressemblent toutes. Toi, homme nu, homme qui n’as que tes pauvres bras ou ta pauvre tête, refuse-toi à tout, à tout : à leurs idées comme à leur technique; à leurs arts comme à leur révolte confortable.

Et si l’envie te prend de crever quand même pour quelqu’un ou pour quelque chose, crève-toi pour une putain, pour un chien d’ami ou pour ta paresse.

Vive l’homme qui n’adhère à rien ! »

Son autre court texte dont je ne me lasse pas, s’intitule Les arts et l’humanité d’aujourd’hui ; il se veut une sorte de testament littéraire et politique. Dans celui-ci, quelques années avant de mourir, Istrati s’interroge sur la place de l’art et du beau dans notre société ; un mélange de Notre besoin de consolation est impossible à rassasier de Stig Dagerman et du discours d’Albert Camus lors de la réception de son Prix Nobel de littérature. Et hop, un autre extrait :

« Je pense que, dans cette nuit de la vie, l’art est notre seule lumière et, peut-être, l’unique espoir du perfectionnement universel. Tout autour de nous est égoïsme, bassesse, vanité. L’aisance, la fortune, n’améliorent pas la qualité ordinaire de l’homme. L’intelligence même et l’instruction, ne l’ennoblissent point, s’il est né égoïste. Elles ne lui accordent qu’un vernis qui ne trompe personne. Mais l’art, je l’ai toujours cru capable de changer au cours des siècles la face odieuse du monde que nous connaissons. »

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Comment définirais-tu l'anarchie pour quelqu'un qui n'en a entendu parler que de façon péjorative ?

Eh bien, l’anarchie, et la révolution telle que je la conçois et que je la vis au quotidien, Élisée Reclus en parle d’une manière bien plus belle que je ne pourrais le faire : « Les jeunes s'imaginent volontiers que les choses peuvent changer rapidement, par de brusques révolutions. Non, les transformations se font avec lenteur, et, par conséquent, il faut y travailler avec d'autant plus de conscience, de patience et de dévouement. Dans la hâte d'une révolution immédiate, on s'expose par réaction à désespérer, quand on constate l'empire des préjugés absurdes et l'action des passions mauvaises. Mais l'anarchiste conscient ne désespère point : il voit le développement des lois de l'histoire et les changements graduels de la société, et s'il ne peut agir sur l'ensemble du monde de manière infinitésimale, du moins peut-il agir sur soi-même, travailler à se dégager personnellement de toutes idées préconçues ou imposées, et grouper peu à peu autour de soi des amis vivant et agissant de la même façon. C'est de proche en proche, par petites sociétés aimantes et intelligentes que se constituera la grande société fraternelle. »

Pour quelqu'un qui aime lire et qui ne connait rien à l'anarchie, quels livres recommandes-tu et pourquoi ?

Difficile de faire un choix ! Justement, comme nous essayons de proposer un maximum d’ouvrages, tous les ans, nous réalisons à Quilombo un catalogue de 48 pages mettant en avant les parutions récentes, ainsi que les ouvrages de références. Je crois que nous faisons partie des trois dernières librairies en France à réaliser un catalogue papier… Les copains de Publico à Paris et de Terra Nova à Toulouse en font un également ! Cela requiert un travail titanesque, et si vous n’êtes pas satisfait de mes conseils, je vous propose de nous écrire à quilombo@globenet.org ; nous nous ferons une joie de vous l’envoyer, gratuitement bien sûr !

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Les En-dehors. Anarchistes individualistes et illégalistes et à la « Belle Époque » d’Anne Steiner (L’échappée, 2019) ; j’ai lu ce livre sept fois depuis sa parution il y a une dizaine d’années et c’est celui que je conseille en premier aux personnes venant à Quilombo et souhaitant en savoir plus sur l’histoire du mouvement libertaire… Anne Steiner a réalisé selon moi le livre d’histoire parfait : il n’est pas écrit à la sauce universitaire, mais plutôt comme une épopée d’une rigueur absolue et d’une clarté d’écriture assez rare pour être souligné. En partant des souvenirs de Rirette Maîtrejean, une jeune ouvrière autodidacte rejoignant très tôt les anarchistes individualistes de la Belle Époque, elle dresse un formidable tableau du courant libertaire, dont les concepts et les mises en pratiques seront à la source des mouvements révolutionnaires les plus intéressants du XXe siècle. 

 

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Refuser de parvenir. Idées et pratiques, coordonné par le CIRA Lausanne (nada, 2016) ; « Réussir, c’est rentrer corps et âme dans la compétition pour se hisser au-dessus des autres. Certain.es, pourtant, refusent de gravir les échelons et de se compromettre avec le pouvoir. » ; le CIRA (Centre International de Recherches sur l’Anarchisme) de Lausanne a réalisé un superbe ouvrage sur le refus de parvenir, concept théorisé par Albert Thierry, un instituteur libertaire au début du XXème siècle. Refuser de vivre pour soi, mais mettre son action au service de la communauté et du bien commun, voilà ce qu’est le refus de parvenir.

 

 

 

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L’Entraide. Un facteur de l’évolution, de Pierre Kropoktine (Écosociété, 2001) ; l’un des premiers livres de théorie que j’ai lu en arrivant à Quilombo. Une révélation ! Habitué aux théories de Darwin et à la loi du plus fort, en lisant cet ouvrage, j’ai compris que solidarité et entraide étaient finalement au cœur de la nature humaine ; pour peu qu’on s’attache à la développer. Et qu’en terme d’avancées politiques et émancipatrices, l’entraide est à coup sûr l’un des fondements principaux.

 

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 Histoire d’un ruisseau / Histoire d’une montagne, d’Elisée Reclus (Arthaud, 2018) ; à mon avis, Élisée Reclus fait partie avec Pierre  Kropotkine, des deux théoriciens du mouvement anarchiste dont les textes résonnent encore avec une terrible force aujourd’hui. Dans  ces deux livres, Reclus raconte l’histoire des cours d’eau et des montagnes, et avec une poésie incroyable, à travers l’histoire de cette nature, il nous conte finalement l’histoire des femmes et des hommes qui vivent au cœur de celle-ci.

 

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Ni dieu ni maître. Anthologie de l’anarchisme, de Daniel Guérin (La découverte, 2011) ; Daniel Guérin, grande figure du mouvement anarchiste, théoricien du communisme libertaire, écrivain révolutionnaire, a réalisé en 1976 une incroyable anthologies des textes anarchistes. Maintes fois réédité depuis, c’est l’occasion de lire des textes absolument passionnants, et d’avoir un livre « fil d’Ariane », qui permet de découvrir tout un pan du mouvement libertaire.

 

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Constellations. Trajectoires révolutionnaires du jeune XXIe siècle du collectif Mauvaise Troupe (L’Éclat, 2017) ; je me permets d’en ajouter un sixième, car les précédents ouvrages étaient plutôt d’ordre théoriques ou historiques, et souvent à la librairie, l’on nous demande des livres plus... pratiques disons. Le collectif Mauvaise Troupe retrace dans ce livre, et de fort belle manière, les luttes, les fêtes, les occupations de ces dernières années, et permet de montrer l’incroyable vivacité du mouvement libertaire aujourd’hui.

 

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