Les élections approchent ! Le nombre de pauvres diminue ?

 

 

"INEGALITES. La courbe s'inverse" titre en gros et en gras en première page le Journal Libération du 22 septembre allant même jusqu’à sous-titrer : « Un résultat dû en partie à la politique fiscale de François Hollande »

 Pour "le Figaro" : "Les inégalités sociales ont nettement diminué en 2013"

Le journal Libération serait-il "macronisé" ?

Ces journalistes  s’extasient devant « la France qui réduit ses inégalités » parce que l’INSEE relate dans une étude la baisse du taux de pauvreté en 2013 qui est passé de 14,3% à 14% !

Mais le même jour « l’observatoire des inégalités » conteste ces chiffres dans un communiqué publié sous le titre : « La pauvreté progresse en France » :

« Entre 2008 et 2012, le nombre de pauvres, a augmenté de 800 000 !»

 

Dans un article de la veille, l’explication de Louis Maurin, directeur de « l’Observatoire des inégalités » est édifiante. « Pourquoi la crise affole les statistiques de la pauvreté »

Extrait : « Pour saisir toute la subtilité du phénomène, il faut se pencher sur la méthode de calcul du seuil de pauvreté. En France – et en Europe en général – ce seuil est mesuré de façon relatif (en proportion) au niveau de vie   médian  , niveau qui sépare l’effectif des ménages en deux, autant gagne plus, autant moins. Or, la crise ne touche plus seulement les plus pauvres, mais aussi les couches moyennes qui vivent avec environ 1 600 euros par mois pour une personne seule. Dans le secteur privé, mais aussi dans le public où les salaires diminuent comme cela a été le cas notamment en 2013.

Ainsi, le niveau de vie médian baisse ou stagne comme cela a été le cas en 2013. Résultat, le seuil de pauvreté en fait de même, et une partie des ménages cessent alors d’être considérés comme pauvres alors que leurs revenus n’ont pas changé où ont été revalorisés un peu plus que l’inflation.. »

 

Sans commentaire !

 

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