De la Boétie
(12-2018) En décembre 2018, il faut amender cet article car la soumission au chef est bien moins vraie ce jour qu'il ne l'était à l'élection de ce Président Jupitérien.
Leçon N°1: « sous les tyrans, les gens deviennent aisément lâches et efféminés. Les gens soumis n’ont ni ardeur, ni pugnacité au combat. Ils y vont comme ligotés et tout engourdis, s’acquittant avec peine d’une obligation.» En transformant le mot « tyran » en président, ça marche !
L’élève Macron a parfaitement compris cette première leçon ; Il suffit de regarder les débats de la nouvelle assemblée pour se convaincre de la pertinence des écrits du philosophe ; (12/2018) La forme actuelle de notre République ne permet pas la libre représentation des électeurs. Les députés pourraient s'apparenter à la phrase suivante de La Boêtie, de laquelle je retire personnellement le mot "misérables".
Leçon n°2 : « Ces misérables voient reluire les trésors du tyran ; ils admirent, tout ébahis, les éclats de sa magnificence ; alléchés par cette lueur, ils s'approchent sans s'apercevoir qu'ils se jettent dans une flamme qui ne peut manquer de les dévorer. »
C’est ainsi que le « macronisme » a du naître . Le philosophe, le vrai, Etienne de la Boétie, sort de sa mansuétude pour dénoncer les parasites de la société en mouvement et qui sont aujourd’hui « en marche » ;
Leçon n°3 : «Tel est le penchant du peuple ignorant, soupçonneux envers celui qui l’aime et confiant envers celui qui le trompe. Quand je pense à ces gens qui flattent le tyran pour exploiter sa tyrannie et la servitude du peuple, je suis presque aussi souvent ébahi de leur méchanceté qu’apitoyé de leur sottise. Et de poursuivre : « Il est incroyable de voir comme le peuple, dès qu’il est assujetti, tombe soudain dans un si profond oubli de sa liberté, qu’il lui est impossible de se réveiller pour la reconquérir »
Pourtant l’histoire nous a sans cesse rappelé que la liberté donne du courage et le courage offre la liberté. Mais « Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques » (extrait du discours à la Jeunesse de Jean Jaurès -Albi 1903)
Aux gilets jaunes
(12-2018) Aujourd'hui, les gilets jaunes sont la révolte contre cette soumission aux vérités établies par quelques-uns. Le Président Macron l'a bien compris lorsqu'il précise que ce malaise est le résultat de 40 ans de politique publique.
Mais il n'y peut rien, il ne changera pas de cap, car ce n'est pas lui qui est à la barre. Alors, oui si la réponse n'est pas à la hauteur de ce changement largement souhaité par le peuple, alors, dans les jours, les semaines, les mois ou les années qui viennent, la révolte sera encore plus grande, car, comme en 1789, lorsque les inégalités atteignent un tel niveau d’indécence la révolte se libère.
Alors, courage !