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Billet de blog 3 févr. 2022

Camille Readman Prud'homme: Trafics poétiques d'intimités

Il est assez rare que la première publication d'une somme de poèmes à l'éloquence cohérente et universelle soit unanimement saluée, tant par les lecteurs que par la critique. C'est pourtant ce que "Quand je ne dis rien je pense encore" de Camille Readman Prud'homme suscite: un engouement qui ne devrait s'avérer aucunement provisoire.

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Sous son habit de couverture à la couleur miel ou moutarde - selon que votre oeil optera pour l'analogie douce ou plus épicée, saveurs qui, justement, conviennent parfaitement à la teneur du livre, s'offrent à la connaissance du lecteur, une série de petits poèmes en prose dont le rythme, la grande cohésion de l'inspiration et du propos, le travail de la langue qui sait se faire remarquer à peine, finissent par presque vous obséder. L'ouvrage, alors, s'apparente à l'une de ces boîtes à trésors que l'on planque plus ou moins efficacement sous un lit, un fond de placard, une pile en désordre de papiers, dans le tiroir d'un bureau. Comme lorsque, enfant, on se persuade qu'on est seul(e) à avoir détecté l'aubaine d'un document qui révélerait enfin tous les secrets du monde. Ou quand, plus tard, adolescent(e) à la fringale indomptable, on dissimule une réserve de friandises pour les nuits qui font tanguer votre humeur au point de vous tenir en un éveil interminablement improductif. Et en lesquelles on ne cesse de vouloir puiser, de soulever, de goûter, de se ré-approprier les propriétés de soi seul (croit-on) connues. Ou tout simplement parce que le réflexe de vérifier qu'on ne les a pas rêvées, qu'elles sont encore là, plus ou moins intactes, n'en finirait pas de défier les secrets de nos plus étranges manies.

INUTILE PRÉVENTION

"Quand je ne dis rien je pense encore" est un livre qui commence à vous héler à peine plus aguicheur qu'un autre, parmi ceux qui s'étalent, sur la table de votre libraire. Ce titre, qui emprunte à l'adage ou à l'aphorisme cette frimeuse tentation à se vouloir universelle, donc susceptible d'accrocher le regard, d'interrompre un vagabondage parmi d'autres ouvrages, résume presque trop parfaitement l'ensemble des poèmes en prose réunis par la poétesse québecoise Camille Readman Prud'homme, 33 ans, qui, depuis presque un an, est devenue la coqueluche du monde des lettres en son pays. Tous témoignent de cette patiente recherche, grâce, en-deçà et au-delà des mots. Une enviable raison d'être et d'écrire: détecter comment, dans le silence de chacun, bruissent des mots encore inarticulés, mais que la vaillante tentative ô combien presque tout le temps réussie, de leur donner formes et sens, agit comme la chambre obscure photographique: les bains révélateurs exposent alors cent petits miracles qu'on n'espérait plus aussi aisés d'évoquer et de rendre éloquents.

On pourrait, d'ores et déjà nous objecter "rien de nouveau sous le soleil" et, pourtant, si: différemment, quoi qu'en cousinages sûrement inconscients et même incultes de ces références, avec les textes poétiques d'un Maurice Maeterlinck, d'une Nathalie Sarraute, la prose de Camille Readman Prud'homme paraît innover grandement.

Au contraire de ses illustres aînés, un "je", déjà, s'autorise à inféoder quasiment tous les textes. Or, la poésie, la plupart du temps, essaie le plus souvent possible de planquer cette privauté personnelle d'un pronom auquel sera préféré l'impersonnel "on", quand la présence humaine ou de conscience ne peut faire autrement qu'intervenir. Mais ce "je" n'a rien d'autobiographique. Il pencherait d'ailleurs, plutôt, pour être un "tu" qu'un excès de timidité interdirait, de crainte que l'effronterie n'effraie la candeur encore fragile du lecteur.

Pourtant dispensable - car l'aventure de lecture ici proposée se passe volontiers de balises trop explicatives - une sorte d'avertissement prévient, en exergue, que les poèmes qui vont suivre ont tous été conçus pour traduire ces moments où, seul(e) parmi des autres, dans l'immense fracas du silence qui densifie cet espace entre eux et vous, vous êtes la proie bien peu consentante de diverses frivolités de pensées qui vous assaillent et vous rendent encore plus captifs de la gangue commune à tous qui a pour nom: Intimité. Bien que prévenantes, telles des hôtesses à la dévotion désarmante, qui se sentent obligées de flécher votre futur séjour par des encouragements un peu dérisoires, ces quelques (et heureusement très courtes) lignes d'introduction s'avèrent vite inutiles. On leur préférera nettement ces vers de Walt Whitman, choisis pour figurer sur la porte qui permet à la poétesse de "sortir de chez soi": "the young fellow drives the express-wagon... I love him though I do not know him": autrement dit et presque traduit, l'aveu d'un élan inexpliqué envers l'inconnu, tout à la fois familier et étranger à soi.

LE SIMPLE, LE BRUTAL

Car "Quand je ne dis rien je pense encore" se découpe en quatre séquences, comme autant de façons de "sortir de chez soi":  I (préparatifs)", "II (vacances et tempêtes), "III (marches à suivre)", "IV (débâcles et apesanteur), elles-mêmes parfois scindées en parties distinctes qui empruntent des sous-titres porteurs d'énigmes, comme, par exemple: "parfois je me disloque", "la spendeur des catastrophes", "ce que nous avons, ce que je ne suis pas"...  mystères parfois éclairés par le recours à une citation (à l'instar de celle de Whitman citée plus haut) comme la partie "sous les images" qui n'oublie pas de rappeler ces mots empruntés à Thomas Bernhard: "Je n'avais absolument rien voulu devenir et jamais naturellement jamais voulu devenir une profession en personne, je n'avais jamais voulu devenir que moi-même. Mais cela précisément dans cette simplicité et en même temps cette brutalité ils ne l'auraient jamais compris".

On peut légitimement s'étonner du choix de voler au célèbre écrivain autrichien ce constat sarcastique (courante, chez lui) qu'entre nos plus secrets desseins et l'image de nos intentions ou de notre image que se font de vous, les autres, mille petits gouffres amers se creusent. Puisque la prose poétique de Camille Readman Prud'homme prend des allures, le plus souvent, d'apparentes tranquilles réflexions ou observations du monde extérieur, dénuées d'animosité, de rancoeur justement parce que le travail poétique semble leur conférer comme un vernis laquant leurs éventuelles rugosités.

Mais, justement, semble suggérer l'auteur, la simplicité en apparence des choses dissimule, le plus fréquemment, la brutalité par laquelle le monde du dehors se présente à nous. Rien de plus sauvage qu'une intimité prise en flagrant délit de penser et ressentir "hors les clous".

secrètement tu réprouves les nombres impairs; ils te rappellent l'odieux des enfants qui font des crises aux abords du partage.

tu vois dans les contours des enfermements, ta peau te clôture, quand tu te brûles ou te coupes, tu crois t'échapper un peu.

tu n'aimes pas les certitudes tu les trouves anguleuses, tu soupçonnes ceux qui sont facilement catégoriques d'adorer la netteté des lignes droites.

Est-ce à cette page, précisément, que revient le mérite de fixer l'état des lieux du poème? en une grande économie de mots, cependant, elle désigne sans détour que la closerie de notre individualité est un handicap majeur qui n'épargne personne. Et que le grand atout de l'écriture est de permettre toutes les circonvolutions, de négliger heureusement les routes trop rectilignes tracées d'avance.

C'est aux abords de cette page aussi qu'apparaît, après l'usage du "je", son corollaire "tu", pronom personnel de secours pour éviter la récurrence du premier. C'est à peine un "je" de politesse. Et, d'ailleurs, si le livre l'ose, enfin, certainement enhardi par la confiance qu'a témoignée ce lecteur parvenu au premier tiers du gué de ce fleuve textuel et s'applique à charrier tout ce qui nous préoccupe, nous effleure, nous hante, nous rapproche ou, au contraire, nous sépare des "autres", de l' "Autre", c'est que

tu possèdes autant de clefs que de secrets

- clef de maison, clef de travail, clef de voiture -

tu sais que ceux qui n'ont pas de trousseau

ne parviennent pas à dormir

à certaines heures avoir un corps

est difficile

Le livre aurait pu choisir pour titre ou sous-titre, un peu crânement "Éloge de l'altérité". Parce que, sans pour autant rien prétendre d'aussi présomptueux, tout ce qui est consigné parmi ces poèmes, revient à désigner cet ambitieux paradoxe: quand je pense à moi, c'est parce qu'autrui m'y fait songer.

Dans le court texte reproduit ci-dessus, se condensent admirablement toutes les qualités recelées par "Quand je ne dis rien je pense encore": goût pour la subtilité des analogies, pour l'hypothèse aussitôt étayée par des exemples qui trahissent aussitôt une pensée en mouvement et qui épellent des associations d'idées à la fois personnelles et universelles, conclusion qui évite l'écueil de la gravité d'une morale mais provoque, chez le lecteur, un étonnement qu'il pourra toujours, s'il en a le pressentiment, sinon ruminer, du moins questionner en son for intérieur.

LE LINGE VAPOREUX DES BROUILLARDS TENACES

Camille Readman Prud'homme parvient, en effet, chaque fois, à énoncer un principe simple, objectif, à viser ensuite l'intimité d'une pensée qui finira par s'échapper de la gangue trop étroite d'une subjectivité pré-supposée.

on croit que ceux qui ne parlent pas

ne pensent rien

que ceux qui sourient sont heureux

on croit aussi que ceux qui sont convaincus

ont raison

que ceux qui écoutent

obéissent

Pour défaire les simplifications, rien de tel que les exposer sur le papier pour en exhiber la vaillance pourtant vacillante. Et que seul le travail poétique peut, à juste titre, s'autoriser le droit à les dévêtir des atours trop flatteurs en lesquels ils dissimulent la fadeur de leur insignifiance. Juste réponse à une brutalité subie par une agression qui prendrait le relais pour mieux se libérer des carcans de pensées "toutes faites"?

Tout son poème avance dans l'obstination de décrire tous ces minuscules trafics que nous opérons en pure ou mauvaise conscience parfois inavouable, entre soi et les autres. Et la poétesse de proposer, en pointillés, l'état de ces trafics, leur cheminement, leurs errances, jamais leur but ultime. Comme si seule importait la nécessaire ambivalence, justement, du trafic, qu'il soit fluctuation de nos intimités les plus sévèrement gardées ou trocs, échanges plus ou moins consentis avec celles des autres. Comme géographe avertie de ces deals désorganisés, l'écrivain en consigne les contours mais se garde d'être une trafiqueuse, puisque son projet semble être, au contraire, de mettre au jour nos échanges souvent insatisfaits avec des réalités coutumières.

parfois on aperçoit dans les gestes des autres des stratégies, et on ne sait plus si leur générosité ou leur colère sont éprouvées, parfois on tente d'estimer nos possibilités de déconvenue et à nous livrer à ces calculs rien n'arrive sauf peut-être de l'appréhension, or je n'ai jamais vu de fou s'embarrasser de cacher ou de montrer, j'ai toujours vu les fous agir comme la pluie pleut, sans artifice ni mise en scène.

Traqueuse d'intimités: c'est ainsi qu'on a envie, aussi, de qualifier le travail si personnel de la poétesse. Avec le double sens que revêt, immanquablement le verbe "traquer": car elle cherche, fouille, sonde, autopsie même (malgré les apparences, la conscience du corps est bel et bien omniprésente et empêche que le tout ne soit que pures réflexions mentales, abstraites) ces instants si ténus pendant lesquels nos silences qui ne sont ni de surplomb ni de réprobation, laissent toute la place aux mots non dits mais pensés, même encore emmaillotés par des linges vaporeux de brouillards tenaces, qui nous traversent, tandis que nous suspendons un geste, un regard, un pas... Et "traquer" au sens de craindre, d'appréhender, comme au théâtre l'artiste qui redoute avant que le rideau se lève sur un public aux aguets, de ne pas savoir son texte ou ce qu'il aurait à faire, la confrontation avec "les autres".

"AU PRINTEMPS ON CROIRAIT QU'IL N'Y A PLUS DE SEUIL..."

Puisque, ne nous y trompons pas: c'est aussi de théâtre social qu'il est question dans ce livre qui poétise nos embarras, nos empressements, nos défaillances, nos approximations immanquablement invités dans tout cortège qui nous oblige à fréquenter nos "presque" semblables. Lesquels sont loin d'être envisagés seulement à l'aune des distances nécessaires qui les confortent dans leur statut d'étranges étrangers. Parce que la sensibilité s'en mêle aussi, parfois,

(...) j'ai vu des gens qui portaient des uniformes humiliants et d'autres à qui on criait des bêtises, j'ai vu des gens qui venaient de perdre un amour et d'autres leur candeur et bien que ces drames n'étaient pas les miens, ils m'ont renversée, le reste de l'année ce que je croise ne m'assaille pas toujours, mais au printemps on croirait qu'il n'y a plus de seuil entre ce que je suis et ce qui m'entoure. (...) "

Plus qu'attentive, poreuse aux saisons, aux nuances d'une lumière, d'une tonalité de voix, Camille Readman Prud'Homme, ré-organise ces décors malgré eux d'environnements auxquels on ne prend garde, en réhabilite, sans jamais s'apesantir, les particularités, comme pour mieux découper ce qui se trame à l'avant-scène de nos jeux pas si frivoles ni innocents qu'ils voudraient paraître. Elle sait dire comment, à l'instar de Sarraute, le jeu des tropismes entre soi et le reste du monde semble gouverné par des règles que personne n'édicte vraiment mais auxquelles nous obéissons presque tous. Parce que la clarté et la longueur plus prégnante des jours semblent l'autoriser, le printemps, par exemple, paraîtrait être la saison idéale pour faire sauter tous les verrous, miner les obstacles qui condamnent à l'entrebâillement des portes permettant un accès aux "autres" plus probant? Les suggestions de Camille Readman Prud'homme, si elles se murmurent au contraire des certitudes tonitruantes, entrent en collision avec les nôtres, pourvu que la loyauté de nous reconnaître peut-être aveugles et sourds, ne nous fasse pas trop défaut.

Et c'est parce qu'elle puise dans le banal, le quotidien parfois les plus prosaïques, sinon les plus désarmants, mais qu'elle leur rend, avec ses phrases exactes, la saveur poétique qu'ils ignorent recéler, qu'elle fait preuve du don de réinventer le vrai mystère de nos étonnements sincères et jamais repus de réponses forcément évasives.

Difficile de savoir si Camille Readman Prud'homme connaît la fulgurante puisque bien souvent vérifiée définition qu'avait Colette du secret de la bonne composition: "Il faut, avec les mots de tout le monde, écrire comme personne", mais il est évident qu'elle en a plus que le pressentiment et même la science plutôt terriblement exacte.

Confondante, à plus d'un titre, tant le magnétisme de son oeuvre d'une maturité rarement égalée, vous saisit, pour ne plus vous lâcher et, surtout ne décevoir aucune de vos expectatives...

_______________________________________________________________

Camille READMAN PRUD'HOMME, Quand je ne dis rien je pense encore, © Montréal, Chez l'oie de Cravan éditeur, 2021 - 14 € - éditeur diffusé en France & Belgique par Les Belles Lettres - www.oiedecravan.com

N.B: il faut absolument prêter attention à chaque mention figurant dans le livre, du titre jusqu'au nom de l'imprimeur, lequel nous est justement explicité en très petits caractères, à la fin de l'ouvrage - mentions que d'ordinaire on néglige de lire puisque on les croit uniquement destinées à l'intention des seuls bibliophiles et bibliothécaires, telle cette autre amusante et intrigante précision: " Quand je ne dis rien je pense encore a été réimprimé  sur les presses de l'imprimerie Gauvin pour le compte de L'oie de Cravan éditeur, aux beaux jours de l'août trompeur de deux mille vingt-et-un."

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