Denys Laboutière
Conseiller artistique théâtre, écrivain, traducteur
Abonné·e de Mediapart

172 Billets

1 Éditions

Billet de blog 3 juil. 2022

« Sur la montagne, on entendit un hurlement »...

... tel est le titre traduit de « Auf dem Gebirge hat man ein Geschrei gehört », pièce dansée de Pina Bausch, conçue il y a 40 ans et revisitée, aujourd'hui, grâce au Ballet de l'Opéra de Lyon. L'épopée n'a rien perdu de ses fulgurances poétiques.

Denys Laboutière
Conseiller artistique théâtre, écrivain, traducteur
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

UNE IMPASSIBLE ÉNIGME ?

photo: Jean-Louis Fernandez, tous droits réservés

Tout spectateur, tout lecteur a bien tort de seulement choyer, en sa mémoire, les traces d’une œuvre qui l’ont conquis très avantageusement. Il devrait aussi visiter son degré d’affinités avec un livre, un spectacle qui l’ont autrefois dérouté et dont il pensait que rien ne le persuaderait d’y revenir. Et, pourtant, s’il tente l’expérience, il peut être certain de voir ses réticences d’alors ne plus lui barrer un accès privilégié à l’univers dudit spectacle ou du livre.

 On avait déjà expérimenté cette étonnante réalité avec des disques ou des ouvrages qui résistaient à notre convenance personnelle. Pour le théâtre ou la danse, l’expérience était forcément plus rare : éphémères par nature, l’occasion de revoir, presque à l’identique, un spectacle, quelques décennies plus tard, n’est qu’exceptionnellement permise.

 C’est justement cette rareté-là qui s’est produite, ces derniers jours. En revoyant « Sur la montagne, on entendit un hurlement », l’une des toutes premières pièces dansées de Pina Bausch et son Tanztheater de Wuppertal, programmée en 1986 au TnP de Villeurbanne (j’avais alors 23 ans) et remise sur le métier, cette fois, par le Ballet national de Lyon, c’est avec 36 ans d’écart que j’ai pu enfin mesurer deux façons distinctes d’approcher une même œuvre.

A l’époque, surtout habitué à des esthétiques qui, même novatrices, dans le domaine des arts de la scène, le diamant brut de la chorégraphe allemande semblait avoir chu depuis une très lointaine planète. Déjà âpre, étourdissante, déjà violente était sa trop grande fulgurance et son agencement en tableaux plus mystérieux les uns que les autres, emboîtés les uns aux autres, comme de façon aléatoire (selon moi) était peu enclin à livrer ses plus simples secrets. Si j’étais loin de participer aux concerts de huées, sifflements, strapontins violemment levés et portes du théâtre claquées, mon désarroi fut bien continu pendant les deux heures que dure cette épopée sur la Peur humaine. Une fascination peut aussi bien s’exercer sur un spectacle duquel on se sent presque exclu que d’un émerveillement.

Sauf que… ce fameux hurlement dans la montagne ne lassait pas, pendant toutes ces années, de me revenir, de temps à autre, en éclats très brefs et la porte que je pressentais verrouillée presque à tout jamais, restait mutique et inapte à faire se lever la moindre lueur pour éclairer ce paysage mémorable.

 Lorsque j’appris l’initiative d’une reprise de « Auf dem Gebirge, hat man ein Geschrei gehört » par le Ballet national de Lyon, ce fut alors comme une promesse de revoir  un-e ami-e croisé-e un trop court instant, mais dont la personnalité m’avait cependant attaché à son insurpassable et impassable énigme.

 Dominique Mercy, Jakob Andersen, Anne Martin et Jorge Puerta Armenta, anciens danseurs de Pina Bausch, sont venus à Lyon pour transmettre, aux interprètes du Ballet de l'Opéra de Lyon, cette pièce de 1984, parmi les moins connues du public. « J’ai choisi cette pièce parce qu’elle est rare et moins connue que d’autres — telles que le Sacre du printemps, Café Müller ou Nelken ; parce qu’elle est comme le laboratoire de Pina Bausch qui nourrira ses pièces ; parce qu’elle est aussi, selon la belle expression d’Antoine Vitez définissant le théâtre, "le laboratoire des conduites humaines" » confie Julie Guibert la directrice du ballet.

"Cette pièce n'avait jamais été remontée pour une autre compagnie. Pour Jo-Ann Endicott, Jorge Puerta Armenta et moi, l'enjeu était de remonter une pièce pour un groupe qui n'a pas connu Pina Bausch et son oeuvre de son vivant. Ils ont vu des vidéos, ils ont une connaissance de l'extérieur. (...) Il y a eu un vrai désir d'aller au fond des choses de la part des interprètes du Ballet: le plus difficile pour eux a sans doute été d'accepter ces moments de rien, qui sont si importants dans l'oeuvre de Pina Bausch - et tout particulièrement dans cette pièce..." précise, de son côté, Anne Martin à Gilles Amalvi dans une interview retranscrite dans le programme.

L’œuvre est sombre. Très sombre. Qualificatif plusieurs fois entendu pendant l’entracte et de la bouche d’autres spectateurs, osant commenter timidement la première partie de l’expérimentation scénique.

TÉNÈBRES & DÉFLAGRATIONS

Sombre comme la tourbe dense, moirée de reflets presque rouges, qui recouvre entièrement le plateau. Terre en jachère ou stérile ? champ de bataille ? terrain de guerre ? Nul horizon, hors ses ténèbres. Surgissent alors plusieurs danseuses et danseurs qui montrent des signes d’effroi silencieux, dos d’abord plaqués contre le mur du fond puis qui s’immiscent, en courant, affolés, parmi les rangs des spectateurs. Dans mon souvenir, en 1986, certains, même, osaient prendre la fuite en fonçant parmi le public, les fauteuils. A l’Opéra de Lyon, ils les contournent : la configuration de la salle, plus étroite, n’est, il est vrai, pas du tout la même que celle du TnP.

S’enchaînent alors diverses séquences où les relations hommes-femmes sont déclinées, exaspérées jusqu’à la tension extrême. Deux groupes s’affrontent et obligent une danseuse et un danseur à une étreinte et un baiser sur la bouche non désirés : leitmotiv qui scandera, de temps à autre, tout le spectacle.

Mais, bien vite, l’irruption d’une figure cocasse, en la personne d’un nageur au corps très athlétique et à la peau brune, vêtu d’un simple slip de bain rouge, extirpe de celui-ci, des ballons de couleur vermillon, les gonfle puis les fait éclater, à force de souffler. Ce personnage qui semble préfigurer comme un tyran masquant ses réelles intentions, réapparaît, se couvre le bras de crudités, de mayonnaise, qu’il dévorera à même le membre ainsi transformé, chosifié, instrumentalisé en plateau-repas. Si la scène prête à rire, elle est, surtout, un moyen efficace pour proposer une pause dans l’accumulation des terreurs auxquelles le reste des figures et des corps traversant le plateau sont confrontées. Cocasserie qui ne fait cependant pas taire ce bruit des multiples ballons d'autres couleurs amenés plus tard par le nageur et sur lesquels il s'assied, provoquant bien évidemment des sons apparentés à des explosifs. Comme des échos obsédants aux pas des danseurs du tout début de la pièce, marquant des rythmes soutenus qui ressemblent à des tirs d'armes.

photo: Jean-Louis Fernandez, tous droits réservés

Plus d’une fois, la déclinaison, en vagues successives, de membres agités, comme désolidarisés du corps tout entier des danseuses et danseurs, constituera comme un fil rouge. Elle appartient à la grammaire chorégraphique de Pina Bausch. Tout comme la série de « porters » des femmes par des hommes, hissant ce qu’ils s’approprient comme des trophées. Les prédateurs n’ont guère de scrupules à violemment agiter la longue chevelure d’une femme contre le corps d’un homme, tout comme le nageur, impassible, se permet, quelques instants plus tard, de cingler, zébrer, jusqu'au sang, le dos d’une femme qui ne cesse de secouer sa robe noire trop courte.

Souvent, chez Pina Bausch, des moments d’intenses déflagrations, de courses-poursuites haletantes, laissent place, ensuite à des instants plus paisibles. Les suspens et le silence ne sont pas rares.

Dès lors, on a l’impression d’assister à une sorte de résumé de ce qui fonde la relation humaine, dans son ensemble. Et collectivement. Car si la peur est une émotion souvent conjuguée par la chorégraphe, elle l’était souvent à titre individuel. Avec « Auf dem Gebirge », la frayeur est collective.

Même en guerre féroce les unes contre les autres,, ces femmes et ces hommes exposés à diverses meurtrissures, blessures, semblent cependant avoir conscience d’appartenir tous à un même collectif.

Obsessionnels, certains gestes vont et viennent, reviennent. De l’épaule jusqu’au doigt pointant on ne sait quelle cible, en passant par le bras, l’avant-bras : tout danseur est engagé sans qu’aucune partie de son corps ne puisse prétendre à l’inertie.

Si l’espace scénographique varie peu, des brumes, par intermittence, sous forme de nappes d’une blancheur vite grisée par les lueurs froides qui nimbent le plateau, viennent « manger » la vision d’ensemble.

Quelquefois, on n’est pas loin de songer au peintre Turner opacifiant, par ses ocres ou ses teintes franchement jaunes, le paysage. L’abstraction gagne alors la scène et tout réalisme est congédié au profit d’un onirisme qui gangrène tout. Une simple chaise, fichée dans la terre mais de guingois n’est plus un siège, une bassine perd sa fonctionnalité à force d’exhiber sa blancheur laiteuse et parce que celui qui la manipule se met à la malmener. Corps et choses sont voués, ensemble, à voir leur singularité bafouée, leur intégrité déniée.

Jusqu’à la vingtaine de sapins apportés pour recouvrir, un moment, la scène : jetés plus que disposés, par les danseurs, ce tapis d’arbres déjà morts préfigure comme un cataclysme, un ouragan qui aurait tout laminé.

photo: Jean-Louis Fernandez, tous droits réservés

Visionnaire, Pina Bausch, en 1984, l’était assurément. « Sur la montagne, on entendit un hurlement » évoque, bien avant l’heure, la menace nucléaire que Tchernobyl confirmera, l’écologie négligée jusqu’à sa négation pure et simple, les relations amoureuses ou sexuelles exacerbées jusqu’aux tentatives de viols des femmes par des hommes aux brutalités décomplexées…

 L'ENTRÉE EN FANFARE D'UN RÉEL PRESQUE APAISANT

Mais l’on est loin d’avoir tenté décrire même de façon lacunaire, les différents mouvements qui forment l’œuvre, si l’on omet d’évoquer une donnée dramaturgique essentielle : la musique. Si la priorité semble donnée, pour former harmonieusement une partition audible, à des airs mélancoliques, chansons du début du XXè siècle, jazz, airs et voix de Billie Holliday, Fred Astaire, Boris Vian, Caruso font aussi entendre leurs notes nostalgiques, entrecoupées d’extraits de musique plus dramatiques, voire opératiques (Purcell, Mendelssohn...). L’ensemble donne, néanmoins, tout comme les brouillards se levant sur ce paysage désolé que seule la terre meuble et grasse et nue paraît combler, une impression de voile musical aux sonorités souvent ténues, aux voix frôlant l’aphasie, flirtant avec l’aphonie. Un des airs est même diffusé par un disque si usé que ses rayures bâillonnent plusieurs mesures.

A cette musique enregistrée, ripostera, cependant, la venue d’une fanfare réelle, constituée d’interprètes âgés, professionnels en retraite qui se mêlent presque aux danseurs, à la fin de la pièce. Moment heureux de vraie et chaleureuse présence humaine ramenée à sa plus simple manifestation : ensemble, et de façon naturelle, réaliste, les musiciens font entendre un unisson presque tranquille.

Loin de l’ironique et pourtant lucide chanson « Parlez-moi d’amour » psalmodiée par Lucienne Boyer, aux accents frôlant le pathétique pourtant maintes fois éloigné et qui déraisonne quant à l’espoir que des relations humaines puissent prétendre à la sincérité.

 Qu’on y prenne garde, néanmoins : cette tentative de description de la succession des séquences du spectacle ne se veut ni explicative ni omnisciente. Pina Bausch, elle-même refusa toujours d’ « expliquer » ses pièces dansées. Cousues de fils oniriques, celles-ci invitent le spectateur à renoncer à tout ce qu’il croit devoir s’ouvrir à des sens univoques.

Pour nous, c’est devenu comme une évidence : « Auf dem Gebirge hat man ein Geschrei gehört » appartient, bel et bien, désormais, à un répertoire presque classique de la danse contemporaine. La pièce est emblématique, à bien des égards, de ce qui constitue celle-ci, depuis le début des années 80 et peut encore et toujours être reprise, maintes fois, à diverses époques : rien ne la fera dater, vieillir.

Elle est un hymne à la foi en l’humanité, malgré ses aspects souvent ténébreux et ourlés d’une fable noire, en apparence.

Et, en même temps, un mystère à jamais insondable, que les Surréalistes, auteurs unanimes d’un projet intitulé « Je ne vois pas la femme cachée dans la forêt », n’auraient certainement pas renié.

Une émotion durable. Qui tait savamment son nom, son origine mais vous invite à évoquer, même par bribes incomplètes, exsangues, ce qu’on ressent lorsque, une nuit froide de pleine lune, résonne, dans la vallée des montagnes, à l’instar du Cri de Munch, venu d’on ne sait où… un très simple mais puissant hurlement…

 du 28 juin au 7 juillet, 20h (sauf Dimanche 3 juil. 16h), Opéra de Lyon, 1, place de la Comédie - 69001 Lyon (accès: Métros A ou C, station Hôtel de Ville-Louis Pradel). 

Billetterie Tél: +33 (0)4 69 85 54 54 du lundi au samedi (et lundis de représentation) de 12h à 19. Guichet: du mardi au samedi, de 12h à 19h.

AUF DEM GEBIRGE, HAT MAN EIN GESCHREI GEHÖRT (Sur la montagne, on entendit un hurlement).

Première mondiale: 13 mai 1984, Schauspielhaus Wuppertal

Direction & Chorégraphie : Pina Bausch/ Scénographie : Peter Pabst/ Costumes : Marion Cito/ Dramaturgie : Raimund Hoghe/ Collaboration musicale : Matthias Burkert
Collaboration : Hans Pop/Musique : Billie Holiday, Lucienne Boyer, Tito Schipa, Enrico Caruso, Johnny Hedges, Gerry Mulligan, Boris Vian, Fred Astaire, Erroll Garner, Heinrich Schütz, Felix Mendelssohn-Bartholdy, Tommy Dorsey, Henry Purcell, Will Meisel

Distribution originale :
Jakob Andersen, Melanie Karen Lien, Elena Majnoni, Anne Martin, Dominique Mercy, Jan Minařík (Jean Mindo), Nazareth Panadero, Héléna Pikon, Arthur Rosenfeld, Jean Laurent Sasportes, Janusz Subicz, Beatrice Libonati, Ed Kortlandt, Anne Marie Benati, Bénédicte Billiet, Matthias Burkert, Jean-François Duroure, Dominique Duszynski, Josephine Ann Endicott, Lutz Förster, Kyomi Ichida, Urs Kaufmann, Silvia Kesselheim, Francis Viet

Entrée au répertoire: 28 juin 2022, Ballet de l'Opéra national de Lyon.

Une production Opéra de Lyon en complicité avec la Pina Bausch Foundation et Peter Pabst.

Distribution à la reprise : Chorégraphie Pina Bausch / Scénographie Peter Pabst/ Adaptation scénographie Gerburg Stoffel/ Costumes Marion Cito/ Adaptation costumes Petra Leidner/ Lumières Peter Pabst, Jo Verlei/ Dramaturgie Raimund Hoghe/  Musique Billie Holiday, Fred Astaire, Enrico Caruso, Boris Vian, Henry Purcell, Felix Mendelssohn, entre autres/ Collaboration musicale: Matthias Burkert, Christop Iacono/ Collaboration: Hans Pop/ Conseil son: Andreas Eisenschneider, Karsten Fischer/ Direction des répétitions: Jo Ann Endicott, Jorge Puerta Armenta, Anne Martin. Accompagnement de reprise de rôles: Jakob Haahr Andersen, Dominique Mercy/ Collaboration à l'audition: Ditta Miranda Jasjfi.

Danseuses et Danseurs:  Marie Albert, Jacqueline Bâby, Kristina Bentz, Edi Blloshmi, Katrien De Bakker, Abril Diaz, Alvaro Dule, Tyler Galster, Caelyn Knight, Yan Leiva, Coralie Levieux, Giacomo Luci, Marco Merenda, Elsa Monguillot De Mirman, Albert Nikolli, Samuel Pereira, Lore Pryszo, Leoannis Pupo-Guillen, Roylan Ramos, Anna Romanova, Raul Serrano Nuñez, Erik Sosa Sanchez, Merel Van Heeswijk, Paul Vezin.

Musiciens: Robert Bianciotto, Gérard Boulanger, Philippe Cauchy, Patrice Foudon, Alain Henry, Yves Lair, Guy Laroche, Pierre Lemasne, Benoît Le Touzé, Michel Molinaro, Joël Nicod, Christian Pollin, Jean-Pierre Pollin, Jean-Philippe Vignolle, Alain Villette.

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — Migrations
Des femmes et des enfants survivent dans la rue à Bagnolet
Une vingtaine de femmes exilées, et autant d’enfants, dont des nourrissons, occupent un coin de rue à Bagnolet depuis le 4 août pour revendiquer leur droit à un hébergement. Une pétition vient d’être lancée par différentes associations pour soutenir leur action et interpeller les autorités sur leur cas.
par Nejma Brahim
Journal — Logement
Face au risque d’expulsion à Montreuil : « Je veux juste un coin pour vivre »
Ce mardi, une audience avait lieu au tribunal de proximité de Montreuil pour décider du délai laissé aux cent vingt personnes exilées – femmes, dont certaines enceintes, hommes et enfants – ayant trouvé refuge dans des bureaux vides depuis juin. La juge rendra sa décision vendredi 12 août. Une expulsion sans délai pourrait être décidée.
par Sophie Boutboul
Journal — Énergies
La sécheresse aggrave la crise énergétique en Europe
Déjà fortement ébranlé par les menaces de pénurie de gaz, le système électrique européen voit les productions s’effondrer, en raison de la sécheresse installée depuis le début de l’année. Jamais les prix de l’électricité n’ont été aussi élevés sur le continent.
par Martine Orange
Journal — France
Inflation : le gouvernement se félicite, les Français trinquent
L’OCDE a confirmé la baisse des revenus réels en France au premier trimestre 2022 de 1,9 %, une baisse plus forte qu’en Allemagne, en Italie ou aux États-Unis. Et les choix politiques ne sont pas pour rien dans ce désastre.
par Romaric Godin

La sélection du Club

Billet de blog
Ce que nous rappelle la variole du singe
[REDIFFUSION] A peine la covid maitrisée que surgit une nouvelle alerte sanitaire, qui semble cette fois plus particulièrement concerner les gays. Qu’en penser ? Comment nous, homos, devons-nous réagir ? Qu’est-ce que ce énième avertissement peut-il apporter à la prévention en santé sexuelle ?
par Hervé Latapie
Billet de blog
Variole du singe : chronique d'une (nouvelle) gestion calamiteuse de la vaccination
[REDIFFUSION] Créneaux de vaccination saturés, communication inexistante sur l'épidémie et sur la vaccination, aucune transparence sur le nombre de doses disponible : la gestion actuelle de la variole du singe est catastrophique et dangereuse.
par Jean-Baptiste Lachenal
Billet de blog
Faire face à l’effondrement du service public de santé
Après avoir montré l’étendue et les causes des dégâts du service public de santé français, ce deuxième volet traite des solutions en trompe-l’œil prises jusque-là. Et avance des propositions inédites, articulées autour de la création d’un service public de santé territorial, pour tenter d’y remédier.
par Julien Vernaudon
Billet de blog
Variole du singe : ce que coûte l'inaction des pouvoirs publics
« L'objectif, c'est de vacciner toutes les personnes qui souhaitent l'être, mais n'oublions pas que nous ne sommes pas dans l'urgence pour la vaccination ». Voilà ce qu'a déclaré la ministre déléguée en charge des professions de santé, au sujet de l'épidémie de la variole du singe. Pourtant pour les gays/bis et les TDS il y a urgence ! Quel est donc ce « nous » qui n'est pas dans l'urgence ?
par Miguel Shema