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Billet de blog 17 juil. 2013

Je ne vois pas la femme cachée dans la forêt * - pour Nathalie SARRAUTE -

Denys Laboutière
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"Tant de choses ne valent pas d'être dites.

Et tant de gens ne valent pas que les autres choses leur soient dites.

Cela fait beaucoup de silence."

Henri DE MONTHERLANT, Le Maître de Santiago.

Le mot d'ordre, les souhaits et recommandations venus d'en haut (du Ministère) se sont, on le sait maintenant, multipliés depuis quelques mois: il faut, à tout prix et au nom de la "parité" que davantage de femmes puissent accéder aux fonctions de direction dans les institutions du spectacle vivant. Louable volonté qu'on ne saurait raisonnablement désapprouver ?

Sauf que…à force d'être proclamée tous azimuts, elle finira par être quelque peu... suspecte.

Il n’y a qu’à voir comment un simple billet journalistique signé Fabienne PASCAUD dans son journal Télérama provoque l’indignation de quelques lecteurs (surtout lectrices) offusqués qu’on désobéisse au lieu commun qui voudrait que oui, les femmes, partout, doivent avant tout accéder, non à de meilleurs postes (et meilleures rétributions) mais surtout au... Pouvoir.

A lire ici même : http://www.telerama.fr/scenes/aurelie-filippetti-la-decentralisation-dramatique-ne-doit-pas-se-traduire-par-un-immobilisme,99730.php

Imaginons pareille chronique rédigée par un homme ? imaginez l'ampleur du tollé! 

(et je m'attends presque à ce que mon propre article fasse réagir sans doute de façon plus ou moins épidermique, celles ou ceux qui s'obstinent à n'être que dans la déclaration de bonnes intentions, en s'abstenant de réfléchir sur ces questions complexes).

Les collectifs "Les femmes à barbe", "Pour l'égalité H/F dans le spectacle vivant en Rhône-Alpes", et autres initiatives, associations ont milité, depuis 3 ans, pour que l'accession à des postes - il est objectivement vrai jusqu'ici réservés majoritairement à des hommes - soit effective.

Mais n'est-ce pas, au bout d'un moment, aussi, une régression, quant au regard franc et loyal porté sur les qualités de telle ou telle personnalité féminine qui, de fait, pourra toujours soupçonner qu'elle n'a pas tant été choisie pour ses qualités artistiques, humaines, que pour obéir à ces "quotas"? si j'étais femme, je me poserais immanquablement la question.

Il n'empêche: depuis quelques temps, fleurissent en effet et tout à coup, dans les programmations diverses des théâtres, des CDN, des scènes nationales, un nombre assez conséquent de spectacles signés par des metteurEs en scène, des auteurEs (il paraît que, selon certains et même certaines, il faut écrire comme ça désormais, pour biiiien souligner la marque du genre, un peu comme au Canada, certaines féministes se plaisent à modifier, en la faveur de leur genre, tous les substantifs: UNE "char" (pour UNE voiture, en France), etc). 

Et puis, ça tombe bien: l'actuel ministère de la Culture est dirigé par une... femme, laquelle est bien sûr très attentive et soucieuse de cette question de parité. On peut même parier qu'elle veille au grain, lors d'enquêtes et de bilans effectués auprès des lieux qu'elle chapeaute, qu'elle sait vérifier si chacun obéit bien à cette injonction. (Comme autrefois on le faisait pour vérifier le quota d'auteurs français contemporains vivants programmés, ce qui n'a pas empêché l'institution de quand même, vingt ans plus tard, régresser en proposant majoritairement des oeuvres théâtrales souvent classiques, à la rigueur, modernes).

RELISONS WOOLF et SARRAUTE…

Etre choisi-e- pour son appartenance à tel ou tel sexe, est-ce vraiment sérieux, sinon enviable ? 

Il faudrait relire Nathalie SARRAUTE ou la ré-entendre dans quelques interviews, elle qui a tant combattu ces préjugés sexistes et sottement jusqu'auboutistes, qui, même en faveur des femmes, la consternaient, parce qu'elle estimait qu'il fallait viser la marque du genre "neutre" et non faire preuve ni d'un machisme ni d'un féminisme exacerbés. Ce qui ne l'empêcha pas de soutenir en son temps les initiatives éditoriales d'une Antoinette FOUQUE, dirigeant les Éditions des femmes. (ce n'est pas moi qui me complais à mettre le nom de l'éditeur en italiques et non en lettres capitales, mais bel et bien le logo célèbre qui, malicieusement, je crois, faisait exprès de taire son excès de militantisme, par ce choix typographique). 

Certes, nombreuses ont-elles été à rappeler qu'être une femme-écrivain, il y a encore 50 ans, était une idée tout simplement inconcevable. Mais, aujourd'hui, quelle femme ou jeune fille serait-elle désignée comme contrevenante aux "bonnes moeurs" en étant metteuse en scène ou directrice d'un théâtre? 

Il est vrai que la majorité des Théâtres nationaux ou décentralisés en région ont été conduits par des hommes, de VILAR à PLANCHON en passant par VITEZ, VINCENT, MARTINELLI, CHÉREAU...

Mais il y eut aussi TASCA et puis MNOUCHKINE, Macha MAKEIEFF: des exceptions, certes, au regard de leurs collègues masculins, mais quelles exceptions! l'excellence, ou quasi, à tous points de vue. Et on ne peut pas non plus oublier Catherine TRAUTMANN, Ministre de la Culture sous le gouvernement JOSPIN entre 1997 et 2000.

En même temps, combien de femmes écrivains, comme d'hommes écrivains, peuvent-ils être considérés comme majeurs dans l'exercice de leur art? Pas moins nombreuses que ceux-ci... juste dans une assez bonne proportion... COLETTE, VIRGINIA WOOLF, NATHALIE SARRAUTE, MARGUERITE DURAS, MARGUERITE YOURCENAR: tant sur le plan du style que des idées, elles étaient souvent plus aptes à rivaliser avec les PROUST, DOSTOIEVSKI, FLAUBERT, ROBBE GRILLET...

Quelles femmes auteurs dramatiques, aujourd'hui, peuvent rivaliser avec ceux qui, eux-mêmes, sont si peu encouragés à écrire le théâtre d'aujourd'hui? Ne s'agit-il pas là d'une crise artistique globale, plus que sexiste? À part Joël POMMERAT, qui compose et met en scène ses propres rêveries, je ne vois aucun autre auteur dramatique caché-e- dans la forêt (*) qui puisse se glorifier de connaître une large tribune auprès des metteurs en scène et des producteurs.

Catherine ANNE fut, pendant les années 90 et 2000, assez bien considérée, mais elle mena un long et difficile chemin en tant qu'écrivain et directrice (du Théâtre de l'Est Parisien, fermé puis transformé sous l'ère Sarkozy; devenu "Le Tarmac", il est dirigé par une femme, et se consacre à la création et diffusion de spectacles vivants mettant en valeur les artistes francophones).

Sans doute n'est-ce pas pour rien que Joël POMMERAT a décidé, tout récemment, de faire exception à son principe: créer une pièce dont il n'est pas l'auteur, mais dont Catherine ANNE, justement, en est la créatrice?

« Là où je suis, le sexe n’existe pas » rappelle SARRAUTE (en citant Virginia WOOLF) à la page 83 de son essai, L’Ère du Soupçon.

Parce que c'est là où le plus grand respect qu'on puisse souhaiter se situe: faire reconnaître une personnalité pour ses qualités créatrices, humaines, pas parce qu'elle est femme, homme, ou même transexuelle. DURAS aussi, ce me semble, n'a pas eu à devoir longtemps bagarrer en s'embarrassant de ces considérations oiseuses pour librement faire état de ses qualités d'écrivain (même si elle n'a pas manqué de décocher quelques flèches bien senties à l'endroit d'hommes peu finauds sur la question).

Car je ne crois pas que, dans les années 70 ou 80, on aurait imaginé, ce débat sur cette question du "genre" de l'écriture, de la création, à l'aune de ces modalités et considérations contemporaines un peu plus appauvries. 

On lit encore, de SARRAUTE, dans Enfance, page 200 (pour l'édition Folio, et pages 1099-1100 dans l'édition de La Pléiade) cette idée que :

« C’est la première fois que j’y pense, jamais dans ce temps-là cela ne me venait à l’esprit, tant cela me paraissait naturel, allant de soi, mais ce qui me frappe maintenant, c’est qu’aussi bien au point de vue moral qu’au point de vue intellectuel, personne ne faisait entre les hommes et les femmes la moindre différence. [...] c’était plutôt l’absence de tout sentiment d’une inégalité quelconque. »

Aurait-on, depuis 1983 (date de rédaction d'Enfance), régressé?

UN VOEU PIEU, UNE OFFENSE FAITE AUX FEMMES ?

Il semble en tout cas - sauf si ces artistes ont décidé de ne rien manifester afin de ne fâcher personne - que cette problématique n’intervienne pas toujours, dans d'autres secteurs: les arts plastiques, la musique (est-ce que Claire GIBAULT chef d'orchestre, est-ce que Sophie CALLE plasticienne, ont dû monter au front pour faire reconnaître vaille que vaille, malgré leur appartenance au soi disant "deuxième sexe", l'importance de leurs démarches?). Dans le domaine chorégraphique, cette question n'a même pas eu lieu d'être, la parité semblait a priori certifiée, depuis 30 ans au moins, puisqu'il y a autant de chorégraphes femmes et hommes qui ont, sans crainte d'être mises au ban, travaillé sans se poser ces questions: ANNA DE KEERSMAEKER, MATHILDE MONNIER, BIANCA LI, KARINE SAPORTA, PINA BAUSCH, MAGUY MARIN j'en oublie... Est-ce que les FRANCOIS VERRET, WIM VANDEKEYBUS, JAN FABRE, PRELJOKAJ, (j'en oublie là aussi) leur ont fait de l'ombre? Non?

Cela semble un peu fou de devoir rappeler de telles évidences, réfléchies par d'éminentes personnalités, des écrivains, des créatrices, parfois des intellectuelles, qu'on a respectées d'abord pour la grande teneur de leurs oeuvres, avant que de se soucier qu'elles soient des... femmes.

Car la marque d'une certaine condescendance continue de frapper, qu'on le veuille ou non, en mettant en avant le fait (il suffit de lire les communiqués d'une presse parfois paresseuse qui résume ainsi la situation) que Unetelle est nommée dans le cadre justement de la parité. C'est une offense, même légère et peu valide, qui reste quand même assez peu tolérable.

UNE IDÉE NORMATIVE PLUS QUE PROGRESSISTE

Certains programmateurs n'hésitent pas non plus, de façon plus ou moins directe (il y en a qui sont plus fourbes, ne le mentionnent pas mais garantissent quand même leur cahier des charges ordonné donc ainsi récemment par la recommandation de privilégier des spectacles signées par des metteuses en scène ou des auteuREs) à abonder dans ce sens. 

Si, demain, on leur recommande, au nom d'un souci de parité, de programmer des représentant-e-s d'autres "minorités" (religieuses, sexuelles, raciales), gageons qu'ils trouveraient aisément les partenaires idoines, juste pour être "en règle"...

Si cela n'est pas "normatif", comment cela doit-il s'appeler? Qu'est-ce que c'est que ce secteur autrefois loué pour être audacieux, et qui est devenu si conformiste, paresseux, étale et faussement unanime, sur le plan de la pensée, au fil des dernières décennies ?

Est-ce vraiment ce reflet là triste et conventionnel auquel le public français a envie de reconnaître sa mine et ses idées défaites?

Est-ce que Djuna BARNES, Caryl CHURCHILL, Sarah KANE, ne comptent pas, dans le répertoire dramatique européen (par ordre alphabétique, merci? Qui les a lues, vraiment? qui les comprend un tant soit peu et a envie de faire entendre leurs écritures uniques et poétiques?).

Qu'on ne se méprenne pas sur le sens de cet article: il ne s'agit pas là de moquer une "mode", juste d'inviter à faire réfléchir sur les dérives qui, lorsque les obsessions finissent par être aussi manifestes, devraient quand même faire, au bout du compte, grogner les principales intéressées.

Car prenons garde à ne pas provoquer l'inverse de l'effet escompté: légitimer à tout prix la nomination de femmes au nom seulement des quotas à respecter. Redonnons plutôt et redorons plutôt le blason de ces artistes justement et d'abord parce que leur sens artistique est indéniable. Parce que leurs points de vue, leur réflexion, leur sensibilité sont fortes, originales.

LES HOMMES AUX MACHINES, LES FEMMES À LA MACHINE

Dernière chose: il semble, au vu des génériques figurant dans les dernières pages de la plupart des institutions artistiques et culturelles (nationales, régionales, locales) qu'un très grand nombre de femmes sont dévolues à diverses tâches unilatérales: aux femmes, les fonctions de Secrétaires générales, de directrices de la Communication, de Directrices de Relations publiques, de Chargées de Relations publiques, tandis qu'évidemment, dans ces mêmes génériques, les fonctions liées à la technique (à de très rares exceptions) sont confiées à des hommes. N'est-ce pas déjà là aussi une négation manifeste de la parité tant souhaitée? Et la preuve que le monde idéal ne saurait exister, puisqu'on distribue souvent des tâches réputées viriles à des techniciens, tandis qu'on confie des tâches de représentation, de séduction, d'organisation, à une majorité de femmes?

N’y-a-t-il pas, issues des écoles spécialisées, des femmes qui optent pour des domaines techniques (lumière, son, régie générale) ?

Je ne vais pas m'amuser à les citer: faites juste l'expérience, lorsque vous aurez, entre les mains, ou que vous consulterez par le biais d'Internet, une brochure de saison; on peut même remarquer que ce fossé s'est élargi, au fur et à mesure des années, jusqu'à devenir caricatural. Les centres culturels même seulement municipaux, par exemple, regorgent de ces délicieuses nuances: tout le personnel (de la directrice jusqu'au personnel d'entretien) est majoritairement féminin et la présence exceptionnelle de quelques hommes est bien sûr rubriquée au seul domaine de la technique).

Avons-nous vraiment évolué, dans ce secteur soi disant si moderne du spectacle vivant, en continuant ainsi à répartir des "rôles", des fonctions? N'est-ce pas une réduction de la perception de ce que sont les personnalités, en les cantonnant ainsi abusivement dans des cases, juste parce que les schémas préétablis voudraient qu'ainsi on se représente une société disciplinée au point de garantir une pseudo égalité, quand celle-ci reste plutôt un voeu dérisoire, puisque faisant fi des compétences, des qualités des "personnes" (sans distinction sexiste) ? Et rétablissant, du coup, l'ordre grégaire instinctif?

A moins que, mais c’est là où la raison véritable n’a pas encore vraiment dit son nom, et c’est fort dommage, que cette volonté de laisser des femmes accéder aux postes directionnels à l’égal de leurs coreligionnaires masculins, cache un autre vertueux mensonge : ne pas avouer vraiment que les femmes, aussi, veulent le pouvoir, gouverner, régenter, décider ?

Mais sont-ce vraiment là les marques d'une audace d'émancipation et de progrès ? (pour paraphraser une autre pertinente remarque de SARRAUTE, à la fin de son texte « Ce que voient les oiseaux », in L’Ère du Soupçon) ?

(*): "Je ne vois pas la femme cachée dans la forêt": oeuvre (photo-montage) de René MAGRITTE, 15 Décembre 1929, représentant les artistes du Surréalisme tous ayant les yeux clos (!) et figurant dans la revue Manifeste surréaliste dirigée par André BRETON. Mathilde MONNIER, artiste chorégraphe qui avait conçu, dans les années 80 une fresque dansée au titre éponyme, s'en est souvenue.

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