"Nouveau Roman": les échanges épistolaires de 7 Samouraïs littéraires

Un ouvrage, paru, le 3 juin dernier, réunit des lettres échangées entre Michel Butor, Claude Mauriac, Claude Ollier, Robert Pinget, Alain Robbe-Grillet, Nathalie Sarraute et Claude Simon. Considérations croisées et passionnantes à propos (entre autres) de la littérature mais aussi l'Amérique, le monde éditorial ou leur condition d'écrivains.

UNE PHOTO POUR DES COALITIONS DIVERSES

Ceux que les lectures de La Modification de Michel Butor, du Voyeur de Robbe-Grillet ou de Vous les entendez? de Nathalie Sarraute ont découragés pour se familiariser avec le Nouveau Roman et qui ont estimé que ce mouvement littéraire (né bien malgré lui et la plupart du temps contre l’avis des principaux intéressés), réunissait surtout des auteurs rébarbatifs, trop sérieux en tout cas, car trop formalistes ou trop abstraits, seront bien inspirés de lire, en revanche, une partie de la somme des correspondances échangées entre 1946 et 1999, par les trois écrivains sus-nommés et quatre autres, non des moindres : Claude Simon, Robert Pinget, Claude Ollier et Claude Mauriac.

On y découvre, en effet, des partages fort vivants, énergiques, déterminés, entre les uns et les autres, à propos, bien entendu, de l’expérience littéraire mais également de la vie de quelques écrivains attachés à se témoigner réciproquement des estimes durables, des camaraderies trahies quelquefois par l’envie (et néanmoins sans grandes conséquences), des fidélités amicales, des attentions professionnelles, assorties de considérations plus privées.

Un demi-siècle et 243 lettres choisies et présentées, anotées scrupuleusement par Carrie Landfried et Olivier Wagner, éditeurs scientifiques, sous la direction de Jean-Yves Tadié, critique érudit de l’œuvre de Proust (entre autres). L’originalité et l’aspect inédit d’un tel résultat de compilation épistolaire sont en effet réjouissants, même si Gallimard se montre quelque peu présomptueux en prétendant, dans le texte de 4è de couverture, qu’il est l’équivalent d’une reconstitution de l’histoire littéraire d’une des dernières sagas repérables dans l’univers des Lettres françaises : l’importance des lettres y est parfois relative et le choix d’écarter des écrivains qui gravitaient tout de même de façon très rapprochée en ce Planétarium (Samuel Beckett, Marguerite Duras) assez surprenant. Mais éditer ce n’est pas seulement publier : c’est surtout opérer des choix et celui qui semble avoir compté pour pré-définir le cadre de cet ouvrage a été, sans aucun doute, de se fier tout simplement à un célèbre cliché qui montre Butor, Mauriac, Ollier, Pinget, Robbe-Grillet, Sarraute, Simon, devant le 7bis de la rue Bernard-Palissy, à Paris, dans le VIè arrondissement, siège bien connu des Editions de Minuit, dirigées alors par Jérôme Lindon, à la suite de son fondateur (on l’oublie trop souvent, y compris dans des articles parus récemment à leur sujet), Vercors. Ladite photo est intéressante à plus d’un titre car on peut y scruter des écrivains qui semblent - hasard de la prise de vue ? - éviter de se considérer mutuellement. La photo dit déjà que, malgré l’autre nom - l’Ecole du Regard- qui fut essayé sans trop de succès pour qualifier un regroupement presque aléatoire d’auteurs différents, les impétrants ainsi élus ne semblaient guère soucieux d’exagérer leurs complicités.

La célèbre photo devant les Editions de Minuit réunissant J.Lindon, A.Robbe-Grillet, S.Beckett, M.Butor, R. Pinget, N. Sarraute - tous droits réservés La célèbre photo devant les Editions de Minuit réunissant J.Lindon, A.Robbe-Grillet, S.Beckett, M.Butor, R. Pinget, N. Sarraute - tous droits réservés

 N’en déplaise à ceux qui ont toujours considéré que le mouvement littéraire dit du « Nouveau Roman » (entre 1957 et la fin des années 90 au siècle dernier) n’avait été qu’un accident sans grande importance de l’Histoire littéraire, la publication, bienvenue, de cette somme de correspondance établie sur un demi-siècle (1946-1999)  qui s’aborde avec toutes les qualités mais aussi les limites du genre épistolaire, constitue le meilleur pied de nez à adresser à ceux qui le réfutent, le raillent ou s’en méfient. Parce que cette suite de confidences réussit l’effet produit par le déchiffrage d’une constellation ou celle d’un puzzle : éléments distanciés qui, pris isolément, ne semblent pas signifier plus que ce qu’ils représentent mais qui, accordés, juxtaposés, finissent par suggérer fortement une Carte du Territoire Littéraire, certes circonscrite aux audaces esthétiques d’une époque qui ne manquait pas d’inciter autant l’art dramatique, la musique que les arts plastiques à se libérer des carcans académiques pour mieux garantir non seulement un renouvellement des formes et de l’art du récit mais aussi du regard sur le monde que d’aucuns, au lendemain de la seconde guerre mondiale, espéraient de tous leurs vœux.

 Les sept écrivains dont les lettres ont été rassemblées pour Nouveau Roman/ Correspondance 1946-1999- ont tous eu le génie inconscient (mais jusqu’où ?) qu’après Auschwitz, comme certains poètes et artistes ont pu le proclamer, l’idée même de narration, de récit sagement chronologique et uniforme devenait impossible à continuer. Butor, Mauriac, Ollier, Pinget, Robbe-Grillet, Sarraute et Simon ont en effet sans concertation préalable entre eux, composé une littérature où le fragment, la trace, l’indice, l’hypothèse, le morcellement étaient les maîtres-mots du genre, a contrario du portrait impeccable, de la fable bien troussée, de la fluidité de la narration. Après la Shoah, après Hiroshima, comment ne pas interroger aussi, autrement, la compétence et la solvabilité de l'Homme en tant qu'être vivant animé des meilleures intentions? Cette Ère du Soupçon (on doit la formule à Sarraute qui publia un essai littéraire d'importance) ne pouvait autrement advenir pour fixer, dans le cours de l'Histoire, les brutalités engendrées par une humanité prête à s'imposer après avoir conçu les pires crimes et heureusement défaite par des sursauts de révolte contre de délirants et inadmissibles projets.

C’est à un homme de théâtre et fameux essayiste aussi qu’on doit d’ailleurs la dénomination globalisante « Nouveau Roman » en la personne de Bernard Dort qui, dès les années 50 et aux côtés de Barthes et de Brecht, a défendu, toute son existence, les qualités d’une écriture qui saurait rendre compte des bouleversements sociaux-géo-politiques si l’on veut mais surtout stylistiques pour raconter le mieux du monde comment l’humanité tente de se reconstituer, une fois son principe unitaire menacé de dissolution définitive. Dénomination reprise, mais cette fois de manière péjorative, plus tard, par Emile Henriot, critique au journal Le Monde des années 50-70, et qui prisait assez peu, généralement, les auteurs de ce "Nouveau Roman".

TENSIONS, BISBILLES ET TRAHISONS

Les éditeurs de cette idée de correspondances croisées, plutôt inédite, ont choisi de structurer cette anthologie en quatre périodes d'inégales longueurs, scindant peu ou prou ces 50 années d'échanges épistolaires: 1/ Avant le nouveau roman: premières explorations - 2/ Le moment Nouveau Roman - 3/ Nouveau Roman: l'éloignement - 4/ Nouveau Roman: Détentes et vieilles Amitiés.

Et si ce découpage présente le bel avantage de suivre, chronologiquement, les évolutions ou renoncements de la création littéraire chez ces écrivains, il fait percevoir, en outre, comment les accointances ou les dissensions s'établissent entre eux, lesquelles ne se manifestent jamais de façon agressive ou à l'emporte-pièce, mais bien plutôt  de manière allusive et discrète. Le point de tension le plus remarquable restant la réprobation exprimée par Sarraute à l'encontre de Robbe-Grillet à qui il fut reproché de s'être un peu trop inspiré des travaux de l'auteur de Portrait d'un inconnu, lorsqu'il publia, sept années après L'Ère du Soupçon (1956), son propre essai, Pour un nouveau roman et en lequel étaient repris plusieurs articles plus ou moins polémiques rédigés par l'auteur de La Jalousie, au fil des ans, pour établir une théorie du genre. Si aucune lettre de Nathalie Sarraute faisant état de cette réprobation légitime ne la précède dans le corpus (le conflit eut sans doute lieu aussi de vive-voix ou lors de conférences communes), une missive de Robbe-Grillet, dès le printemps 1958, adressée à sa consoeur, à propos de tractations avec un éditeur américain, nous renseigne déjà quant à la précaution prise par le romancier de se défendre de l'avoir autrefois et le cas échéant, pillée: :

"Chère Nathalie, Je viens donc d'écrire à Barney Rosset, qui est à la fois directeur de Grove Press et de Evergreen Review. J'ai dit exactement ce que nous avions convenu: Pourquoi refusez-vous L'Ère du Soupçon après l'avoir accepté? (...) si vous estimez que les deux articles font double emploi, c'est celui de Nathalie qui est antérieur (et de beaucoup, je rappelle les dates, la publication en Irlande, etc.) Je répète enfin à Rosset que les idées sur le "personnage" qui sont aujourd'hui celles de beaucoup de nos amis, ont été pour la plupart exprimées par vous pour la première fois sous cette forme.

Cependant, je n'ai pas l'impression que vous allez cette fois être satisfaite, car votre mécontentement peut sans cesse être alimenté par toute nouvelle affaire (française ou étrangère) concernant ces articles de France-Observateur. " (1)

Pour s'affranchir de toute accusation d'éventuelle trahison, Robbe-Grillet n'en égratigne pas moins Sarraute, quant à sa susceptibilité et ses exigences, sans oublier de rappeler plusieurs fois qu'il a beaucoup agi en faveur de sa collègue, auprès d'éditeurs étrangers. C'est que le Pape du Nouveau Roman (comme d'aucuns n'oublièrent de le qualifier, plus ou moins sérieusement) fait en effet parfois figure d'autorité auto-proclamée: on le devine aisément au fil des lettres. Sans doute que ses responsabilités comme directeur de collection, auprès de Jérôme Lindon, chez Minuit, n'étaient pas indifférentes à ce statut de chef de file, malgré qu'il reconnut lui-même comme les autres qu'ils ne formaient nullement, tous ensemble, un groupe volontairement car lucidement authentifié comme tel.

À cet égard, on peut sourire en lisant, trente ans plus tard, une réminiscence des relations parfois orageuses tissées entre Sarraute et Robbe-Grillet, par le biais d'une lettre de Claude Mauriac à sa grande amie Nathalie pour la féliciter de la publication d'Enfance (1984): 

"Très chère Nathalie, C'est un grand livre, qu' Enfance, et tel pour tous les lecteurs que vous avez et que vous aurez. (...)

Tous vos portraits sont admirables, particulièrement dans leurs nuances, et sur ce ton dans tous les sens du mot, si juste, celui de Vera. Au début, j'ai été gêné par les interventions de votre double, casseur d'effets, terrorisant, j'ai cru y reconnaître l'ombre malfaisante d'Alain. Et puis, plus le livre avançait, plus j'avançais à vous suivre, j'ai reconnu que ce qui m'avait d'abord semblé n'être qu'un procédé, donnait à votre recherche, une profondeur, un relief qu'il vous aurait été difficile sans cela d'atteindre". (2)

Ce qui frappe et émerveille, tout au long de ces correspondances, reste la bienveillance - et davantage si affinités - des uns vis-à-vis de tous les autres, avec, bien sûr, des degrés divers d'affections mutuelles ou entrecroisées. Ne serait-ce, déjà, que par l'attention constante aux travaux et publications des uns comme des autres, aux envois spontanés d'exemplaires dédicacés mais aussi, en certaines circonstances qui laissent deviner les échelles de complicités ainsi nouées en des façons de cordes sensibles, de faire-parts de mariage, de naissances expédiés aussi en annexe de quelques lettres. Et, si Nathalie Sarraute paraît la plus réservée -on est loin du style évidemment volontiers emprunté dans ses Lettres d'Amérique exclusivement adressées à son époux (3) -dans ses confidences et même la plus distante, Pinget et Robbe-Grillet mais aussi Ollier s'apostrophent à grand renfort de sobriquets plus ou moins originaux, à défaut d'être très inspirés ("Ma vieille", "Vieille branche", "Chère Amie" (sic)).

de G à D: Robert Pinget, Nathalie Sarraute, Claude Simon, Alain Robbe-Grillet, en 1982 - photo: anonyme coll. M.Calle-Grüber - tous droits réservés de G à D: Robert Pinget, Nathalie Sarraute, Claude Simon, Alain Robbe-Grillet, en 1982 - photo: anonyme coll. M.Calle-Grüber - tous droits réservés

ÉLANS D'ATTENTION, ALCÔVES AMICALES ET OEUVRES TRONQUÉES

Mais on y lit aussi le sort impécunieux, quelquefois, de certains (Robert Pinget, surtout, sauvé par un Beckett vigilant), leur statut précaire d'écrivains ne leur garantissant évidemment pas toujours des aises compatibles avec leur activité qui n'est, cependant, pas toujours principale, certains d'entre eux occupant des fonctions laborieuses loin des sphères littéraires, les tractations étranges entre l'éditeur Lindon et son complice Robbe-Grillet, lorsqu'il est question de publier l'un des premiers grands romans de l'auteur de L'Hypothèse, Graal-Flibuste, d'abord proposé amputé de quelques parties pour ensuite promettre que l'intégralité paraîtra plus tard, proposition qui inquiète grandement Pinget, on s'en doute et qui, irrésolu dans ce choix, pressent que l'enjeu peut aussi menacer cette amitié naissante mais fervente avec les deux hommes dont il dépend nécessairement.

On y découvre, en effet, que les moeurs commerciales étaient parfois loin d'être toujours respectueuses des oeuvres. Si Robert Pinget adresse à Claude Ollier, qui a réalisé avec Hugo Santiago le film Ecoute voir, en 1978, un mot bref de félicitations :

"Cher ami, J'aime beaucoup ton film. Plein de trouvailles dans la construction et dans le montage, plein de mots savoureux (ce "Jésus nouveau" dans le cantique minable - marrant!) plein de superbes images.

Deneuve-Garbo, excellente.

Bravo bis. Amicalement.  Je sors du ciné et te donne mon impression tout de suite, sans chichis." (4)

la réponse, cinq jours plus tard, d'Ollier à Pinget nous apprend que ledit film a été tronqué, lors de sa diffusion, par des distributeurs qui ne s'embarrassaient pas de principes:

"Cher confrère, collègue et ami, Bien heureux que ce film t'ait amusé. Et merci de me le dire spontanément.

Figure-toi que les distributeurs en ont coupé un bon quart d'heure - pour vendre des esquimos et passer les publicités, les films sont rabotés à 1h 50. Il y avait plusieurs choses que j'aimais bien qui ont disparu. C'est ça, le big biseness. Tu devrais venir passer un moment ici, à tous moments "perdus", qu'on échange nos impressions sur tout. J'ai eu bien des misères l'année dernière, maintenant ça reprend, on se demande comment d'ailleurs. Travaille bien! Confraternellement." (5)

Une telle fraternité témoignant d'un réel attachement aux oeuvres d'autrui n'est pas née tardivement ni à force de fréquentations plus ou moins régulières des uns et des autres car, si certains n'eurent pas l'occasion de faire connaissance de visu (Sarraute et Pinget ne se rencontreront qu'en 1983, par exemple), ils se découvrent et s'apprivoisent en se lisant avec attention, par parutions interposées. Claude Ollier, encore lui, alors en Amérique, en 1959, prend la précaution d'avertir Robbe-Grillet que la traduction en anglais et parue aux Etats-Unis, de La Jalousie, comporte plusieurs grossières erreurs ou approximations et il s'en émeut à juste titre, presque comme s'il était lui-même l'auteur de l'anti-roman bien connu. Il conclut sa lettre ainsi:

"(...) Je trouve tout cela lamentable. Howard peut sans doute faire un bon traducteur. Mais un livre comme La Jalousie demanderait peut-être 2 à 3 mois de travail , et encore, ce serait bien rapide. Howard se vante de traduire très vite. C'est parfait. J'espère qu'il se fait un peu d'argent (les traducteurs sont bien payés ici). Je ne sais pas ce que tu penses de ce sabotage; en ce qui me concerne, je préfère ne pas être traduit. (...)" (6)

On ne peut, bien sûr, hélas, tout citer, en l'espace d'un seul article. Les recommandations des uns et des autres, les échanges de points de vue sur les Américains et leur pays, lors de séjours professionnels mais aussi de bonnes adresses, les voyages à Londres ou en Allemagne, les paris ou les interventions pour défendre tel ou tel titre d'un confrère, lors de l'attribution des Prix littéraires, les appréciations critiques des représentations théâtrales lorsque les oeuvres de Sarraute ou celles de Pinget sont à l'affiche des théâtres parisiens... sont autant de témoignages instructifs sur les moeurs d'un cercle qui demeure très ouvert ou d'une époque.

L'initiative bénéfique et riche de curiosités, d'enseignements quant à une partie privilégiée du monde littéraire - privilégiée parce qu'envisagée sous l'angle d'authentiques partages - pendant un demi siècle, que nous proposent Carrie Landfried, Olivier Wagner, Jean-Yves Tadié s'apparente à une saga où sept valeureux guerriers, malgré eux, en butte, parfois, à une critique qui les lit distraitement ou avec désinvolture, nous confirment qu'une demi-vie ne suffit pas toujours à légitimer une oeuvre quasi collective, mais que, pris isolément et cependant partagé par ses plus loyaux représentants, chaque livre contribuant à l'édifice d'un petit royaume prospère - mais si modeste soit-il en apparence - est un gage de confiance accordée à la poésie stylistique, à l'essence, même, d'une présence commune au monde... radieuse, généreuse...

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Michel Butor, Claude Mauriac, Claude Ollier, Robert Pinget, Alain Robbe-Grillet, Nathalie Sarraute, Claude Simon, "Nouveau Roman - Correspondance 1946-1999" édition établie par Carrie Landfried et Olivier Wagner, ouvrage publié sous la direction de Jean-Yves Tadié, © Paris, Gallimard, 2021. 20 €. (Livre publié également avec le soutien de la Fondation d'Entreprise La Poste.)

Notes:

(1): "Nouveau Roman, Correspondance 1946-1999": p. 141-42

(2): idid. p. 285-86

(3): voir https://blogs.mediapart.fr/denys-laboutiere/blog/071019/lamericaine-nathalie-sarraute

(4) et (5): "Nouveau Roman, Correspondance 1946-1999" p. 271-72

(6):  ibid. p.177-79

 

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