Les Ecrits de Claude Régy 5: Dans le désordre

Rompant provisoirement avec le fil quasi chronologique des récits des quatre précédents recueils, Claude Régy publie, chez un autre éditeur, des entretiens provoqués et recueillis par Stéphane Lambert, poète, romancier, essayiste et dramaturge belge.

Dans le désordre est un titre qui ose annoncer presque crânement qu'exposer en revenant, sans quasi aucune logique apparente et surtout pas chronologique, sur des créations de textes effectuées 10 ou 15 avant la publication de l'ouvrage (2011), l'apparent maelström de considérations diverses à propos de ces oeuvres, est finalement... organisé dans des recoins de mémoire, puisque permis, tout de même grâce au contrôle de l'écriture. Et le désordre, le chaos, le cataclysme et la catastrophe sont des univers ou des friandises que Régy ne dédaigne pas, bien au contraire.

S’aidant de dialogues avec l’écrivain Stéphane Lambert, le metteur en scène efface le jeu des questions/réponses pour mieux dégager les idées maîtresses auxquelles il tient. Et on le sait très attaché à ne pas trop structurer (en apparence ?) quoi que ce soit, pour mieux faire advenir la liberté des associations d'idées, des instincts pressentis, croisés, révélés et finalement pertinents. Pour éviter, certainement, d'avoir l'air de conscientiser à l'excès ce qui, rétrospectivement, ne l'était sûrement pas.

Mais l’artiste, édité, cette fois, chez Actes-Sud,  n’a pas pour autant abandonné les Solitaires Intempestifs, puisque deux autres documents encore différents dans leur conception, La Brûlure du Monde et Du régal pour les vautours paraitront encore respectivement en 2011 et 2016.

Il importe de lire Dans le désordre, et particulièrement ceci :

 « Je cite toujours L'Amante anglaise (Marguerite Duras), La Chevauchée sur le lac de Constance (Peter Handke), les traductions de la Bible: Paroles du sage et Comme un chant de David (Henri Meschonnic), Quelqu'un va venir (Jon Fosse), 4.48 Psychose (Sarah Kane) comme les grandes lignes de force qui ont déterminé mon travail. »

 Plus prolixe quant à sa personnalité (bien que Au-delà des larmes se terminait par des confessions d’ordre presque privées mais non gratuites puisqu’elles aidaient éventuellement un tout petit peu à comprendre le pourquoi du comment de certaines obsessions du metteur en scène), Régy se livre aussi :

 « On ne sait pas de quoi est fait ce qui nous arrive, et de quoi est fait ce qui ne nous arrive pas.

 

J’aurais sans doute pu avoir une autre vie, j’aurais sans doute pu aussi faire du théâtre en créant des œuvres tout à fait différentes, faire tout à fait un autre travail, avoir d’autres préoccupations.

 

Il se trouve que plusieurs des auteurs avec qui j’ai travaillé sont devenus les plus importants de ce siècle. Pourquoi.

 

Il faut avoir la confiance de se jeter dans le vide. Et quelque chose arrive.

 

Quand j’ai abandonné mes études et que très conventionnellement mes parents m’ont coupé les vivres, j’ai été forcé de trouver des petits travaux pour gagner plus ou moins ma vie.

 

J’avais lâché des études pour faire du théâtre, et je n’avais aucune ressource. J’arrivais à Paris où je ne connaissais personne, j’étais passé par Alger et par Lyon pour des études de droit et de sciences politiques. Ces villes étaient en zone dite libre. »

 

ÉQUIVOQUES CRITIQUES

 Le metteur en scène, ensuite, embraye sur ces auteurs qu’il dit avoir contribué à devenir parmi les plus fameux de la seconde moitié du XXè siècle. Il parle ainsi d'Harold Pinter joué sous sa direction entre autres par Michel Bouquet ou Jean Rochefort, Et « the angry Young men », ces dramaturges britanniques réunis à leur colère défendante, sous la même étiquette de dissidents de l’écriture théâtrale classique : James Saunders, Arnold Wesker, Tom Stoppard, John Osborne, sans oublier le plus prolixe et fameux d’entre tous : Edward Bond. Car lorsque Claude Régy crée, à Chaillot, de celui-ci, la pièce Sauvés, il embarque Gérard Depardieu et Hugues Quester dans sa distribution. Comme il convaincra, ensuite, pour La Chevauchée sur le Lac de Constance de Peter Handke, encore Depardieu, mais aussi Michael Lonsdale, Jeanne Moreau, Delphine Seyrig, Sami Frey de jouer ensemble une pièce épique à plus d’un titre : des spectateurs furieux de ne « rien comprendre » à des dialogues qui leur semblent absurdes et ne dessinant aucune fable lisible, manifestent leur mécontentement bruyamment dans la salle. Reviennent, quand même, quelques soirs après, obnubilés par ce qui ne se prétendait pas une prouesse artistique provocante mais la simple transposition, au théâtre, d’une pièce d’un auteur autrichien auquel le réalisateur Wim Wenders, en Allemagne s’était également fié, pour renouveler le langage et l’esthétique cinématographique. Des témoignages, dans des documents audiovisuels qu’on peut désormais aisément trouver grâce à Internet, de la part de Lonsdale ou Depardieu, attestent de l’épopée en question. Et Régy de confier :

 « Il y a eu pas mal d’équivoques, on s’en doute, autour de La Chevauchée… C’est un spectacle qui a été très mal reçu, massacré par la presse, avec des départs de spectateurs en masse.

 A contrario, d’autres spectateurs venaient sans avoir réservé. Une mutation était en train de s’opérer. Certains spectateurs étaient sortis au milieu du spectacle. Ils n’avaient rien compris. S’étaient ennuyés. Mais ensuite ils n’avaient pas cessé d’y penser. De revoir des images et plusieurs fois d’en rêver. Alors ils sont revenus, parfois deux ou trois fois. Petit à petit ce qui faisait la nouveauté de ce théâtre-là s’est imposé à eux. »

 D’UN PARC EUROPÉEN JUSQU’À UN CHAMP DE THÉS JAPONAIS

 La critique, dans son ensemble, a toujours été peu ou prou aimable voire très laudative et à juste titre, eu égard à ce travail scénique hors normes mené par un artiste qui ose se rendre dans des aventures sans égales. Au risque de laisser certaines journalistes à la porte cependant, comme Colette Godard, écrivant dans Le Monde, un papier peu aimable et surtout peu loyal, puisque la critique a préféré partir bien avant la fin du spectacle Le Parc de Botho Strauss. Il est vrai que le dispositif scénique très grand et très large mais superbe, la vastitude du plateau de la grande salle de Chaillot semblaient étirer plus que d’habitude les déplacements au ralenti des acteurs. Mais, curieusement, c’est lors de la représentation de cette pièce que j’ai, personnellement, trouvé que l’esthétique de Régy donnait le mieux sa pleine mesure et trouvait sa raison d’être. Apparemment, Colette Godard n’a pas eu la patience requise et, surtout, est passée complètement à côté de l’œuvre et, reconnaissons-le, par sa simple indisponibilité :

 « La pièce, quand on la lit, est assez confuse : portrait de la bourgeoisie intellectuelle berlinoise et des adolescents qui traînent leur insolence ennuyée dans les jardins publics. Les uns et les autres sont envoûtés par Oberon et Titania, qui cherchent vainement à éveiller la sexualité des humains. Il s'agit d'une comédie, traversée par les appels déchirants de Titania, mais qui joue sur la dérision et reste en surface. Pour lui donner sans doute quelque profondeur, Claude Regy place dans un décor abstrait et grandiloquent - censé représenter un monde entre réel et rêve - des zombies envoûtés par le philtre d'Oberon, qui bougent lentement à petits pas, profèrent sur un ton incantatoire des répliques sans importance. Évidemment, quand on entend " Tu portes une chemise hors de prix ", comme si c'était les paroles de la Pythie, c'est drôle. Évidemment, Bulle Ogier est émouvante et vivante quoi qu'il arrive. Mais, très vite, on est frappé par un terrible sentiment d'inutilité. Alors on s'en va, après 21 h 15, c'est-à-dire à l'entracte. La seconde partie dure, paraît-il cent dix minutes. », écrit-elle en mars 1986, dans le journal Le Monde. Peut-on se fier à pareille critique aussi expéditive ? Même si personne ne songe à contester le droit à ne pas considérer le texte de Botho Strauss très clairvoyant, on ne peut décemment pas non plus cautionner une appréhension aussi superficielle d’une partition certes, touffue, à la dramaturgie complexe car subtile. De cela, Régy semble ne pas s’être trop offusqué, habitué qu’il était encore dans ces années 80/90 à diviser spectateurs et spécialistes.

Plus que dans tout autre ouvrage, Claude Régy s’attarde Dans le désordre sur les multiples salles qui ont accueilli ses œuvres scéniques. Ainsi, La Ménagerie de verre (dans le XIè arrondissement de Paris) pour Paroles du sage (d’après L’Ecclésiaste), les Bouffes du Nord (dans le XVIIIè et si chères à Peter Brook qui en fut l’instigateur) pour 4.48 Psychose, Le Théâtre national de la Colline avec  Variations sur la mort de Jon Fosse, sont ainsi plus qu'évoquées: analysées comme espaces de création déterminants.

Mais le lieu qui a fasciné apparemment le plus Régy est la salle de taille modeste pour l’espace des spectateurs, d’un endroit du Japon où il fut invité à présenter Ode maritime (de Fernando Pessoa, avec Jean-Quentin Châtelain, spectacle qui tourna bien sûr également en France ou en Suisse), Brume de dieu d’après Tarjei Vesaas et Intérieur de Maeterlinck, qu’il a re créé presque 30 ans après sa première version de 1985, avec la troupe du théâtre japonais qui l’accueille comme un Maître :

« C’était à Shizuoka, parmi les champs de thé.

Tout le temps de notre séjour le mont Fuji est resté dans la brume.

Montagne et forêts.

Le Pacifique n’était pas loin. On est allés le saluer.

 Le théâtre faisait penser à un temple ovale, avec des colonnes en bois blanc, comme des arbres sans écorce – une jauge de cent vingt-cinq spectateurs – un vague reflet se voyait sur le sol noir brillant. »

 

« C’EST LE DÉCALAGE QUI CRÉE ».

Et Dans le désordre ne triche pas avec la promesse de son titre. Puisque Régy, quelques pages plus loin, revient sur des créations conçues bien antérieurement à Brume de dieu ou à Ode maritime : L’Eden Cinéma de Duras sur lequel il s’attarde rapidement mais à propos duquel il tire un enseignement fondamental lui a permis de vérifier la nécessité du mensonge. Evoquant Jean Vallier, biographe et ami de Marguerite Duras qui s’est rendu au Vietnam en quête des endroits évoqués par l’auteur d’Un barrage contre le Pacifique et pour tous ses récits se déroulant dans son pays natal (on ne saurait une fois de plus faire l’impasse sur la recommandation de lecture de l’ouvrage fort bien conçu et solidement documenté de Vallier, C’était Marguerite Duras) * , Régy écrit ceci :

« Elle a écrit à partir d’une réalité qui était celle de sa vie là-bas avec sa mère et ses frères, son plus jeune frère par-dessus tout – elle écrira sur l’inceste. Mais aussi, à partir de là, elle a inventé. Et cette part de mensonge est essentielle. – Rien de pire qu’un reportage. C’est le décalage qui crée.

(…)

Sans mensonge, c’est l’asphyxie.

Paul Veyne dit d’ailleurs que le mythe c’est du réel allié à du mensonge pour rendre le réel encore plus vrai.

C’est bien le fondement de notre recherche. »

« C’est le décalage qui crée » : si Colette Godard avait été instruite de cette évidence, sans doute n’aurait-elle pas écrit étourdiment ce qu’elle lâcha sans raison autre que sa lassitude ou son agacement consécutif à celle-ci, à propos du Parc de Botho Strauss, sorte de ré-écriture, de palimpseste du Songe d’une nuit d’été de Shakespeare (et initiée par Peter Stein, directeur du Théâtre la Schaubühne de Berlin).

Dans la seconde partie du livre de Régy, sont convoquées des personnalités comme  Emma Santos, auteur de La Malcastrée et de J’ai tué Emma Santos avec l’écrivain elle-même en tant que comédienne, - avec aussi Axel Bogousslavsky, ( acteur qui sera distribué souvent dans les spectacles des Ateliers contemporains ou même acteur principal dans le film de Duras Les Enfants) , - dans la chaufferie en sous-sol du Théâtre de la Gaîté-Lyrique de Paris (en 1976), mais aussi Dullin et sa version, selon Régy, exemplaire, de La Vie est un songe de Calderon de la Barca. Roger Blin est également convié pour nuancer la mémoire du théâtre grâce à des repères essentiels. Et l’artiste Régy d’établir des liens non indifférents ni hasardeux entre des œuvres (Le Criminel de Leslie Kaplan qu’il crée en 1988) et des films, des recherches scientifiques ou médicales sur la folie…

S’il remonte les fils fragiles et ténus, entortillés du souvenir jusqu’à ses première et deuxième mises en scène, Dona Rosita de Garcia Lorca, La Vie que je t’ai donnée de Pirandello, c’est pour mieux saisir à quel point le souvenir d’un amant qui s’est suicidé l’a presque prédisposé à choisir des œuvres, sans jamais rien préméditer, qui interrogeaient cette stupéfaction qui encadre et cerne l’épreuve du deuil.

 « Le cadavre, dans sa réalité de corps mort, révèle une absence dont on a une conscience très forte, sans pour autant qu’on puisse la voir.

 C’est le principe de toute œuvre d’art. »

 

Les trente dernières pages de Dans le désordre sont sans doute parmi les plus instructives et denses. Ode maritime de Pessoa et Brume de dieu (le titre du spectacle choisi par Régy en lieu et place de Les Oiseaux, titre originel de Vesaas, parce que « Brume de dieu » est l’extrait d’un vers du poème de Pessoa et qu’ainsi Régy établit une passerelle éloquente entre le texte de l’écrivain portugais et celui du norvégien).

Alors, Dans le désordre peut s’achever presque sur la reprise des mots ô combien visionnaires, lucides et indispensables, auxquels Régy bien sûr souscrit sans hésiter, de l'écrivain Imre Kertesz, extraits de Journal de galère :

                    " Le théâtre comme usine à distraire. Le public dégradé

                     à l’état de masse. Le plaisir esthétique aliéné comme

                     jouissance et plaisir d’un public transformé en masse : on

                     n’apprécie pas le contenu poétique, mais la ruse et la technique

                     mises en œuvre pour nous dominer. La main velue qui noie

                     sa victime dans du sirop. L’esprit de la comédie donne naissance à la terreur."

 

 D'AUTRES DOCUMENTS FONDAMENTAUX

Après la publication de ce cinquième livre, Claude Régy retrouvera Les Solitaires Intempestifs, pour la parution, cette fois, de deux documents différents puisqu'ils comportent, tous deux, un DVD (alors que les pages accompagnant ces documents sont moindres) relatant par un autre biais (l'image cinématographique ou documentaire en tout cas audiovisuelle, pour laquelle le metteur en scène a toujours exprimé peu ou prou sa défiance) les expériences notoires de spectacles encore plus radicaux que tous les précédents: Comme un chant de David, Ode maritime, Brume de dieu , La Barque le soir et Rêve et Folie.

Apparaît alors le metteur en scène filmé presque à contrejour ou dans l'ombre et explicitant ses positions sur l'art dramatique d'aujourd'hui, après 40 années de carrière exceptionnelles (ce dont il s'étonne dans les pages de Dans le désordre, ce qui devrait, en conséquence, encourager tous ceux qui pensent qu'ils ne sont pas nés enfants de la balle mais pour qui le Théâtre demeure une passion dévorante, à ne pas renoncer trop vite). Toujours aussi peu péremptoire (même si quelques accès de colère sourde se laissent deviner dans son filet de voix veloutée) que dans ses livres, Régy expose néanmoins des croyances qu'il n'ose universaliser tout à fait. Il sait que l'enseignement à autrui est fragile. Provisoire. Ces dvds ont pu voir le jour grâce à l'engagement du principal assistant artistique à la mise en scène de Régy depuis de nombreuses années, Alexandre Barry.

On se rendra compte, néanmoins que Claude Régy reste, à ce jour, presque le seul metteur en scène français, créatif et intransigeant qui a consacré autant de temps à la rédaction non de mémoires, non de confidences biographiques plus ou moins dispensables, mais bien plutôt à des sortes de "bréviaires" ou "bibles" susceptibles de guider d'autres générations d'artistes sans jamais s'imposer comme délivrant préceptes ou axiomes reproductibles. Si Peter Brook (de nationalité britannique) a publié lui aussi des ouvrages rapportant ses réflexions sur l'art du Théâtre ("L'Espace vide" " Le Diable, c'est l'ennui" et "Du bout des lèvres") il a fait paraître des livres qui commentent surtout des oeuvres ou des écrivains en particulier. Ainsi fit aussi, jusqu'à présent Ariane Mnouchkine, alternant recueils narrant son épopée théâtrale et documents audiovisuels des mises en scène les plus notoires de la Troupe du Soleil. Les livres d'Antoine Vitez comptent aussi bien sûr même si leur actualité concernant les pratiques de l'art dramatique semblent parfois presque datées.

Mais ni Chéreau, ni Planchon, ni d'autres praticiens français de la scène n'ont cru indispensables (ou n'ont pas eu le temps ni l'occasion) de confier davantage les différentes étapes qui les ont conduits à, progressivement, élaborer une oeuvre, fut elle éphémère.

C'est pourquoi ce petit cycle s'efforçant, article après article - et forcément de manière lacunaire, tant rien ne remplacera jamais la lecture des ouvrages- de résumer le contenu de chacun, m'a paru indispensable afin que lecteurs, publics concernés ou non, sachent encore qu'existent des poètes de la scène qui ne se contentent jamais et contrairement à des idées hélas trop souvent reçues, d'imposer leurs visions, leurs lectures, leurs expériences... mais savent les prolonger par des pensées, des analyses qui peuvent surtout dépasser cette spécialité...

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Claude RÉGY a créé "Rêve et Folie" d'après les poèmes de Georg TRAKL, dans le cadre du Festival d'Automne 2016 qu'il considère comme son ultime proposition scénique. "Rêve et Folie" sera repris, toujours dans le cadre du Festival d'Automne, du 1er au 16 décembre 2018, au Théâtre Nanterre-Amandiers, Centre dramatique national (+33 (0)1 46 14 70 00 pour la location téléphonique).

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