1984, George Orwell (1949)

Une œuvre majeure du 20ème siècle s’il en est. A lire et à relire pour un plus grand discernement et une meilleure lecture de l’actualité et de l’Histoire.

Ouvrage considéré à tort comme simplement une critique du communisme alors qu’il s’attaque en fait à tous les totalitarismes, autant socialistes que capitalistes voire démocratiques, et qu’il nous montre les altérations profondes et irréversibles que les pouvoirs peuvent infliger à la nature humaine, que ce soit à l’échelle des populations ou à celle de l’individu.
Lorsque l’on sait que son auteur a touché du doigt dans les années trente en Catalogne ce qui peut-être s’est rapproché le plus, en tout cas pour le monde occidental moderne, d’une société libertaire et égalitaire, on comprend à quel point son analyse dans 1984 ne doit certainement pas être réduite à une diatribe contre le mode de vie soviétique de l’après-guerre mais au contraire étendue à une remise en cause globale des modèles de gouvernance dominants et des dérives autoritaires qu’ils favorisent…

"One day they would decide to shoot him. You could not tell when it would happen, but a few seconds beforehand it should be possible to guess. It was always from behind, walking down a corridor. Ten seconds would be enough. In that time the world inside him could turn over. And then suddenly, without a word uttered, without a check in his step, without the changing of a line in his face – suddenly the camouflage would be down and bang ! would go the batteries of his hatred.
Hatred would fill him like an enormous roaring flame. And almost in the same instant bang ! would go the bullet, too late, or too early. They would have blown his brain to pieces before they could reclaim it. The heretical thought would be unpunished, unrepented, out of their reach for ever.They would have blown a hole in their own perfection. To die hating them, that was freedom."

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.