Diane Vattolo
Professeure en BTS audiovisuel
Abonné·e de Mediapart

12 Billets

0 Édition

Billet de blog 16 avr. 2014

Diane Vattolo
Professeure en BTS audiovisuel
Abonné·e de Mediapart

Quelles sont, à mon sens, les priorités politiques ?

Je me retrouve donc à devoir faire campagne pour un parti encore presque inconnu, en à peine plus d'un mois, alors que je ne l'imaginais même pas il y peu et que même si j'y ai droit légalement, je ne peux moralement pas abandonner mes étudiants juste avant l'examen.Autant dire qu'il m'est indispensable de définir mes priorités.Me présenter en fait clairement partie, d'où ce blog et ma participation à un maximum d'événements organisés par Nouvelle Donne dans toute l’Île-de-France. Ces activités me permettent également d'entendre ce que disent et veulent les gens, de ma sensibilité politique ou non, que je prétends représenter, et cela me paraît crucial.Pourtant ces activités déjà bien chronophages doivent laisser aussi beaucoup de place à ma formation. Et puisqu'il m'est humainement impossible d'être au niveau où je le souhaiterais dans tous les domaines, là encore je dois hiérarchiser.Voyons donc pour commencer ce qui me semble le plus urgent à faire en politique.

Diane Vattolo
Professeure en BTS audiovisuel
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Je me retrouve donc à devoir faire campagne pour un parti encore presque inconnu, en à peine plus d'un mois, alors que je ne l'imaginais même pas il y peu et que même si j'y ai droit légalement, je ne peux moralement pas abandonner mes étudiants juste avant l'examen.

Autant dire qu'il m'est indispensable de définir mes priorités.

Me présenter en fait clairement partie, d'où ce blog et ma participation à un maximum d'événements organisés par Nouvelle Donne dans toute l’Île-de-France. Ces activités me permettent également d'entendre ce que disent et veulent les gens, de ma sensibilité politique ou non, que je prétends représenter, et cela me paraît crucial.

Pourtant ces activités déjà bien chronophages doivent laisser aussi beaucoup de place à ma formation. Et puisqu'il m'est humainement impossible d'être au niveau où je le souhaiterais dans tous les domaines, là encore je dois hiérarchiser.

Voyons donc pour commencer ce qui me semble le plus urgent à faire en politique.

Reprendre la main. Ben oui, facile, c'est le mot-dièse (pour pas dire « hashtag » ou pire « mot d'ordre ») de Nouvelle Donne, mais je le revendique avec conviction. Parce que je n'ai plus confiance en mes représentants politiques actuels pour faire ce qu'il faut, ni en les autres partis politiques. Car même si j'apprécie des personnes et des idées défendues par certains, je ne les vois que marginalement mises en œuvre et j'en impute la faute essentiellement au système politique actuel, qui pourtant même en l'état (je ne suis néanmoins pour le réformer) peut être amélioré. En commençant par des mesures concrètes de non-cumul des mandats, plus strictes encore que celle votées qui prendront effet dans longtemps, et y compris dans le temps. Comment précisément, c'est à débattre, mais l'idée ferme est de séparer les mots « carrière » et « politique » , afin qu'un maximum de citoyens participent, que les compromis ne soient pas des compromissions à des fins de réélection, et que nos représentants vivent la plupart du temps ce que nous vivons.

Je suis aujourd'hui prof, j'habite et je travaille dans le fameux « 93 » et, si je ferais probablement « de la politique » toute ma vie comme je considère que j'en fais déjà depuis longtemps (dans mon métier, dans l'associatif et dans la vie quotidienne), je compte bien et m'engage si je suis élue à ce que cela ne soit mon activité principale, mon métier, que sur de courtes périodes.

Reprendre la main pour quoi faire ? En bref, plus d'équité sociale pour que nous puissions tous vivre mieux. Protection sociale, santé, éducation, justice institutionnelle sont aujourd'hui malmenées comme tous les services publics et notre écosystème, et ce au profit exclusif d'une ultra-minorité. Tous les autres, les pauvres bien plus certes, mais même les riches, en pâtissent ! On détruit notre société comme on détruit notre écosystème, et « on », c'est nous tous, si on laisse faire. Parce que des solutions existent et qu'« on » est nombreux.

L'économie, donc l'emploi, les investissements dans la recherche et l'industrie, la dette publique et les impôts, sont des sujets fondamentaux et prioritaires car ils nous permettent de construire cette société plus juste si on revient dans le bon sens, alors que les choix politiques actuels la mettent vraiment en péril.

D'avoir écrit ça, d'avoir choisi ces mots et ces formulations plutôt que d'autres, je me sens vraiment mise à nue et vulnérable. Parce que j'y crois vraiment, même si ça ressemble un un discours de tribun, et que ce n'est pas dans le confortable cadre d'une fête entre amis vers 1h du mat' que je viens de l'énoncer. Et parce que j'espère bien que ça sera utile et que je crains que ça nous desserve. Je préférais l'anonymat, mais c'est pas compatible avec l’engagement que je viens de prendre.

Revenons aux priorités politiques.

D'abord, pour le « comment précisément » de toutes celles déjà mentionnées, attendez encore un peu, notre programme pour les européennes sort en fin de semaine prochaine et des mesures concrètes et innovantes, il en propose ! Pour celles et ceux que le suspens met au supplice, les 20 propositions de Nouvelle Donne vous en donneront un avant-goût.

Ensuite, je réaffirme que les valeurs, c'est primordial. Quand on les a, on peut aller voir tous ceux qui ont pensé et parfois expérimenté des mesures concrètes et il « n'y a plus qu'à » travailler pour les décortiquer, les comparer, les envisager et trancher, en son âme (les valeurs) et conscience. La dernière étape, la prise de décision, peut d'ailleurs être partagée dans une large mesure dans une démocratie réellement participative, ce qui va complètement dans le sens de ma première valeur, « reprendre la main », et de mon engagement.

Enfin, puisqu'il me faut absolument décider ce que je travaille en priorité, j'ai devant moi dans ma liste un économiste, une spécialiste des questions sociales et un magistrat. Au cas où je sois élue ils le seront aussi (quelle belle perspective !). Alors l'urgence où ma contribution serait probablement la plus utile me semble être l'environnement, l'action pour la préservation d'un écosystème viable et sain ainsi que la détermination, la mise œuvre et l'accompagnement des transitions (pas seulement énergétiques) que nous devons entreprendre face aux bouleversements (pas seulement climatiques) de notre écosystème, bouleversements qu'il est infantile, dangereux et sans doute criminel de nier ou d'observer sans agir radicalement.

Et puis parce qu'on ne peut se contenter de ces priorités-là, je revendique le droit de mettre aussi en avant plein d'autres combats, pour des libertés menacées et des droits à instituer ou à faire respecter, que je détaillerai dans une autre billet, car je suis claquée, j'ai déjà passé bien trop de temps sur ce billet, et j'ai d'autres priorités... ;-)

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

À la Une de Mediapart

Journal — International
Opération « Sauver Sarko » : un diplomate libyen rattrapé par la justice
Un diplomate libyen en lien avec les services secrets français a été mis en examen pour « corruption de personnels judiciaires étrangers ». Il a reconnu avoir servi d’intermédiaire pour essayer d’obtenir la libération d’un des fils de l’ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi dans le but de servir les intérêts de Nicolas Sarkozy.
par Fabrice Arfi, Karl Laske et Antton Rouget
Journal — Gauche(s)
Congrès du PS : l’union avec les Insoumis en pomme de discorde
Derrière Olivier Faure, Hélène Geoffroy et Nicolas Mayer-Rossignol, trois équipes se disputent la direction du Parti socialiste. Mi-janvier, les adhérents les départageront sur la base de « textes d’orientation » aux stratégies bien distinctes.
par Fabien Escalona
Journal — Gauche(s)
Au PCF, l’opposition à Fabien Roussel fait entendre sa voix
Après un Conseil national tendu, le projet de la direction du parti communiste pour le prochain congrès n’a obtenu que 58 % des suffrages exprimés. Un appel signé par trente-cinq cadres critique une perte de boussole idéologique. Un événement, dans un parti aux habitudes légitimistes. 
par Mathieu Dejean
Journal
Drones, « exosquelettes » et nouvelles brigades : comment Darmanin va dépenser ses milliards
Les députés ont adopté mardi la version sans doute définitive de la Lopmi, ce texte qui fixe les objectifs et moyens des forces de l’ordre pour les cinq prochaines années. Elle prévoit une augmentation de leur budget de 15 milliards d’euros, dont la moitié sera consacrée à la numérisation de l’ensemble de leurs activités.
par Jérôme Hourdeaux

La sélection du Club

Billet de blog
Avec Francesca Woodman et Vivian Maier, « Traverser l’invisible »
Chacune à sa façon, les deux photographes, comme l'écrit Marion Grébert, « ont mené leur existence en échappant à la moindre possibilité d’être saisies. »
par Jean-Claude Leroy
Billet de blog
Jean-Charles Richard et autres héros du jazz
Sur l’album L’Étoffe des Rêves, le saxophoniste Jean-Charles Richard converse avec le pianiste américain de jazz Marc Copland. La vocaliste Claudia Solal et le violoncelliste Vincent Segal les rejoignent. L’entente des deux leaders, le talent apporté par leurs renforts, façonnent un univers harmonique enchanteur. Et délivre, cet automne, un concert réel comme un songe.
par BRUNO PFEIFFER
Billet de blog
Sans couronne se relever
Au cours de sa formation théâtrale, Suzanne de Baecque répond à un travail d’immersion en s’inscrivant au concours de Miss Poitou-Charentes. Avec Raphaëlle Rousseau pour complice, elle narre son expérience à partir des coulisses, observant ses concurrentes, les racontant pour mieux donner naissance à « Tenir debout », docu-fiction entre rire et larmes, premier spectacle magnifique.
par guillaume lasserre
Billet de blog
Dominique Blanc porte haut « La douleur » de Marguerite Duras
L’actrice dit vouloir jouer encore et encore ce spectacle, « jusqu’ au bout ». Elle a raison. Ce qu’elle fait, seule en scène, est indescriptible. Thierry Thieû Niang l’accompagne dans ce texte extrême de Marguerite Duras créé sous le direction de Patrice Chéreau il y a bientôt dix ans.
par jean-pierre thibaudat