Intervention d’Alexis Tsipras devant le groupe parlementaire de Syriza, 16 juin 2015

Intervention d’Alexis Tsipras, Premier ministre grec, devant le groupe parlementaire de Syriza (parti de la gauche radicale), mardi 16 juin 2015 (extraits). 

Intervention d’Alexis Tsipras, Premier ministre grec, devant le groupe parlementaire de Syriza (parti de la gauche radicale), mardi 16 juin 2015 (extraits).

 

Nous allons conquérir l’Europe de la démocratie et de la solidarité.

Nous nous engageons dans la dernière ligne droite. Je pourrais même dire que c’est maintenant que débute la véritable négociation.

Une attitude faite de détermination et de sérénité annihile toute menace, tout chantage.

Nous avons reçu un mandat de quatre ans.

Le mandat populaire est clair, il ne comporte aucune ambiguïté créatrice.

Ce petit pays qu’est la Grèce livre une bataille au-dessus de ses forces ; elle le fait pour les peuples d'Europe.

Le temps est venu que les propositions du FMI soient jugées publiquement.

Que les partenaires parlent clairement: souhaitent-ils une solution à la question grecque ou veulent-ils que cette question revienne sempiternellement sur la table ?

Nous avons l’obligation de ne pas céder à des pressions, à des menaces qui ne permettent pas d’entrevoir la moindre solution.

Ce qui nous est demandé, c’est d’accepter un accord qui entraînera l’économie dans une tourmente marquée par une récession accrue.

La Banque centrale européenne a opté pour la tactique de l’asphyxie financière.

Il s’agit là d’une démonstration d’autorité visant à tuer dans l’œuf toute tentative de contestation des politiques d’austérité.

Persister à maintenir un programme d’austérité ayant échoué répond à un projet politique dont l'objectif est d'humilier le peuple grec.

L’heure est venue pour l’oligarchie de payer la crise, l'heure est venue pour le monde du travail de cesser d'en payer les frais.

L’augmentation de la TVA sur l’énergie provoquerait une diminution horizontale du revenu réel.

En guise de réponse, nous avons reçu un texte de cinq pages qui ne tenait pas compte des avancées réalisées lors des négociations.

Nous avons déposé des propositions dans le but de parvenir à un accord difficile mais économiquement viable et socialement acceptable.

La partie grecque s’est rendue à ces négociations avec bonne volonté et sincérité.

Si nous parvenons à faire fructifier et mettre en commun l’ensemble de nos forces, les quatre ans à venir, les quatre années de notre mandat constitueront un printemps démocratique.

                                

 

Sources: http://www.naftemporiki.gr/story/966350/live-o-al-tsipras-enimeronei-tin-ko-tou-syriza

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