L'homme de la Révolution de novembre 1918

Quelques jours avant le centenaire de l'assassinat de Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg le 15 janvier 1919, l'histoire d'un militant ouvrier et révolutionnaire !

Publié par les Nuits Rouges, le livre de Ralf Hoffrogge (traduit de l'allemand par Nassira Hariri et Ivan Jurkovic), Richard Müller. L'Homme de la Révolution de novembre 1918 est un témoignage sur l'engagement d'un dirigeant syndical, pendant la crise révolutionnaire que l'Allemagne connait à la fin de la première guerre mondiale. La vie de cet "organisateur ouvrier", de ce "révolutionnaire largement oublié" est d'une richesse incroyable.

Voici la quatrième de couverture  :  

"Richard Müller n'était ni un théoricien ou un politicien comme Rosa Luxemburg ou Karl Liebknecht, mais un ouvrier tourneur simple adhérent du SPD d'avant 1914, l'un de ces héros que l'Histoire tire de l'ombre avant de l'y replonger, une fois sa tâche accomplie. A la tête du réseau des Déléguées révolutionnaires, créé en 1916 pour résister au militarisme, il fut plus que la Ligue Spartacus, "l'homme de la Révolution de novembre".

A travers son action, nous découvrons les ressorts prosaïques des évènements souvent plus décisifs que les discours enflammés et les postures héroïques. Modéré, "centriste", il s'opposera au soulèvement prématuré de janvier 1919 à Berlin et à l'aventureuse "Action de mars" de 1921, lancée par le Parti communiste. 

Pas toujours avisé dans ses choix, il était aussi parfois courageux et déterminé, à l'image finalement de la classe ouvrière allemande de ces années là. Partisan d'une "République des Conseils", adhérant au KPD en 1920, comme la majorité des socialistes de gauche, il en sera assez vite écarté de fait par la bolchévisation.

Après la publication de précieuses Mémoires au milieu de la décennie, il abandonnera toute activité politique pour une inattendue carrière de promoteur immobilier qu'il mènera sans trop de scrupules."

lorsque Lénine rencontra au Kremlin en 1921, quatre représentants des Délégués révolutionnaires, dont Richard Müller, il les décrira comme la "force motrice la classe ouvrière, dans les usines et les syndicats".. "ils sont ce qui nous relie aux masses"...
Pierre Broué, dans Révolution en Allemagne, 1917-1923, s'appuie sur ses Mémoires et le révèle au public français en 1971.

Nous avons aujourd'hui le récit de sa vie dans ce moment particulièrement important de l'histoire du mouvement ouvrier révolutionnaire européen.

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