Benoît perd ses nerfs

Malgré un "pacte de non-agression" entre le candidat de la France insoumise et le vainqueur de la primaire de "gôche", le candidat du PS commence à déraper.

On pourrait le lui reprocher, mais cela n'apporterait rien.

Je sais: il ne sert à rien de psychologiser les questions politiques. N'empêche que, quels que soient les défauts ou qualités de Benoît Hamon, quelle que soit sa sincérité, ses compétences politiques (ou pas), il paraît évident qu'une pression énorme pèse sur lui.
D'abord de la part de son parti, son entourage...
Ensuite de la part de ses partenaires et alliés (EELV).
Tout ce qui est en train de se passer donne raison à l'outsider ayant bravé la "discipline" d'un parti qu'il avait quitté.
Le PS a "gouverné" (si peu, puisqu'il s'est souvent plié à l'économisme libéral ambiant) en alternance (si faiblarde) avec la droite.

La "Belle alliance populaire" et sa primaire ont porté Hamon à une place à laquelle il ne s'attendait sans doute pas.
Il devient une sorte d'agneau sacrificiel à qui une grande partie de ses compagnons de parti plantent des couteaux dans le dos.

Il ne renoncera pas, bien entendu.
Sans doute n'en a-t-il pas envie, et tout autour de lui y a-t-il un rempart de gens qui le  poussent à aller jusqu'au bout.

Cela ressemble à une machine infernale.

Mais on ne tire pas sur une ambulance.

Et même si beaucoup de socialistes et d'écolos nous martellent que ce serait à Mélenchon de s'effacer  (JLM, ce "sale type" qui refuse de cracher sur des icônes des gauches mondiales, certaines ayant fait des faux pas) nous savons tous que ces gens sont de mauvaise foi, comme le sont souvent ceux qui se sont trompés et ne veulent pas le reconnaître.

Alors, la mauvaise humeur de Benoit, il faut éviter de la lui reprocher: ce n'est qu'un signe de ce qui est en train d'advenir...

Un peuple fort qui se lève, non derrière un "sauveur", un tribun, mais  se dresse pour la solidarité inter-humaine, et porte sur sa vague un  représentant de toutes ses aspirations.



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