Du Pas-de-Calais, "Espéranto : on y viendra tôt ou tard"

 Edmond Plutniak a capté l’attention de son interlocuteur et n’hésite pas à lui donner une première leçon d’espéranto. « Une langue très musicale qui se rapproche de l’italien, très facile avec seulement seize règles de grammaire ». Une langue très jeune aussi, née il y a 127 ans dans la tête d’un ophtalmologiste polonais, Zamenhof alias le « Docteur qui espère », Doktoro Esperanto.Edmond Plutniak et Arlette son épouse ont découvert l’espéranto « par hasard » il y a cinquante ans, lors de leur passage à l’École normale d’instituteurs d’Arras en suivant les cours de Georges Odent. « Nous avons tout de suite été emballés » affirme le couple avant d’ajouter « et on a eu de la chance de rencontrer l’espéranto ».

 

Edmond donne un "poŝamiko" (mini lexique illustré) à une jeune Asiatique © edukado-net Edmond donne un "poŝamiko" (mini lexique illustré) à une jeune Asiatique © edukado-net







Edmond Plutniak a capté l’attention de son interlocuteur et n’hésite pas à lui donner une première leçon d’espéranto. « Une langue très musicale qui se rapproche de l’italien, très facile avec seulement seize règles de grammaire ». Une langue très jeune aussi, née il y a 127 ans dans la tête d’un ophtalmologiste polonais, Zamenhof alias le « Docteur qui espère », Doktoro Esperanto.

Edmond Plutniak et Arlette son épouse ont découvert l’espéranto « par hasard » il y a cinquante ans, lors de leur passage à l’École normale d’instituteurs d’Arras en suivant les cours de Georges Odent. « Nous avons tout de suite été emballés » affirme le couple avant d’ajouter « et on a eu de la chance de rencontrer l’espéranto ».

Avec de jeunes Asiatiques, lors d'un voyage esperantiste © ?? Avec de jeunes Asiatiques, lors d'un voyage esperantiste © ??






(Extraits)  Lire la totalité : www.echo62.com/article5319
Pour avoir de la chance, il faut de la volonté, Arlette et Edmond se sont beaucoup investis - s’investissent encore - pour cette langue neutre  (...) Une langue qui s’apprend vite, sans complications inutiles. Un bel idéal qu’Edmond Plutniak transporte facilement dans notre xxie siècle. « Notre société a besoin d’une langue commune, même s’il n’est pas question de toucher aux 6 800 langues dans le monde, une richesse pour l’humanité comme la biodiversité. » Besoin d’une langue commune « parce qu’on a l’impression d’être un handicapé mental à l’étranger »… mais pas forcément de l’anglais. « Le tout à l’anglais n’est pas le remède miracle et coûte cher, assure Edmond. On économiserait avec le scénario espéranto 5 milliards d’euros par an en France et 25 milliards en Europe » lance-t-il en se référant au rapport de François Grin sur l’enseignement des langues étrangères comme politique publique (2005). Un espérantiste convaincu. « L’espéranto ne défavorise aucun pays, n’écrase aucune culture. Chacun fait la moitié du chemin. »

10 000 en France

L’espéranto est la seule langue internationale parlée sur les 5 continents, dans 120 pays, par 3 à 10 millions de personnes. « Nous sommes 10 000 en France, estime Edmond avant d’annoncer fièrement que l’espéranto est la 63e langue de traduction sur Google ». Le bel idéal de Zamenhof plaît aux jeunes qui peuvent trouver sur Internet des cours gratuits avec des correcteurs bénévoles. Une langue jeune et dans le coup. (...)  Une langue conviviale et les Plutniak n’ont pas assez de mots pour décrire les bonheurs que l’espéranto leur a apportés.

Des rencontres incroyables lors de congrès internationaux, de stages, au Japon, en Chine mais aussi à Liévin où ils ont assuré des cours dans les années 70 et marché dans la rue de l’Espéranto, à Arras où ils ont créé l’association Arras-Espéranto avec Michèle Sueur en septembre 1993. « La communauté espérantophone partage des valeurs fortes comme la justice, la démocratie, l’égalité, la fraternité. On se rencontre, on se reconnaît » souligne Arlette. Un bel idéal qui loin d’être utopiste développe une réelle culture  (...) 

(...) Lille s’apprête à recevoir le 100e congrès mondial, du 25 juillet au 1er août 2015 : 3 000 personnes parlant l’espéranto sont attendues. Un événement que ne manqueront pas Arlette et Edmond qui étaient sur le pont les 15 et 16 novembre derniers pour le traditionnel rendez-vous espérantophone européen de Stella-Plage (26e du nom) organisé par la Fédération Espéranto-Nord (qu’Arlette Plutniak a présidée de 2010 à 2013). « L’espéranto est de huit à dix fois plus facile que n’importe quelle langue étrangère » renchérit Edmond (...).

http://www.esperanto.nord.online.fr

contact@arras-esperanto.fr

Christian Defrance
L'Écho du Pas-de-Calais n°149
Décembre 2014

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