Qui est derrière "Debating Europe"?

"Debating Europe" : Vraie... ONG ou courroie de transmission de type lobby?Dans l'UE, la pression monte... Ou du moins va monter de plus en plus pour imposer l'anglais comme "LA" langue principale de  l'Europe.Ce qui est un déni  de démocratie (un de plus) !  Jusqu'à présent les institutions ont résisté, mais pour combien de temps encore?  On sait bien que plusieurs arguments sont discrètement avancés, comme celui, fallacieux, du "coût" des traductions .

"Debating Europe" : Vraie... ONG ou courroie de transmission de type lobby?
Dans l'UE, la pression monte... Ou du moins va monter de plus en plus pour imposer l'anglais comme "LA" langue principale de  l'Europe.
Ce qui est un déni  de démocratie (un de plus) !  Jusqu'à présent les institutions ont résisté, mais pour combien de temps encore?  On sait bien que plusieurs arguments sont discrètement avancés, comme celui, fallacieux, du "coût" des traductions .
Vous saurez donc qu'il existe une "ONG" intitulée "Debating Europe".
Le nom déjà annonce la couleur : pour communiquer à l'intérieur de l'U.E l'anglais est "le plus" efficace.
C'est vrai, hélas! Forcément, puisque cette langue est enseignée à tous depuis 40 à 50 ans suivant les endroits. Depuis moins longtemps il est vrai dans les pays qui naguère étaient derrière le "rideau de fer" : les membres du Pacte de Varsovie, inféodés à l'URSS, apprenaient le russe.
Donc, les questions posées sur "Debating Europe" le sont systématiquement en anglais. Exit tous ceux qui ne peuvent ou veulent pas pratiquer cette langue.

Comment résister? Quitte à passer pour une naïve passéiste, une irréaliste, je le dirai, le répèterai jusqu'à ma mort: ce n'est pas parce qu'une chose est un "fait accompli" qu'il faut s'y résigner.
La seule solution démocratique, efficace, émancipatrice pour communiquer en Europe serait l'espéranto.

Le remède ne demande qu'un peu de volonté politique:
Compte tenu du lexique de cette langue construite par synthèse, compte tenu de sa grammaire agglutinante et régulière,  de sa prononciation simple et claire, on pourrait aisément former des profs en quelques semaines. Il suffirait de s'adresser aux professeurs de langues (allemand, italien, russe etc...), dont une bonne partie seraient volontaires, très heureux de remettre un peu "à sa place" l'anglais qui leur enlève trop d'élèves.  Je détaillerai dans un autre billet comment cela pourrait se faire.

Le fric, l'économique passent avant les citoyens et la démocratie
Mais bien entendu, la volonté politique n'est pas celle-ci, comme d'ailleurs elle n'est pas

  • de juguler la main-mise de la finance sur la vie des gens,
  • de renoncer au nucléaire
  • de faire de vrais efforts pour le climat
  • de protéger la santé des gens (en favorisant le bio, l'agricuture paysanne...)
  • etc...etc...

Habituer les gens à l'idée de l'anglais toujours plus "privilégié" en UE:
Bref, "Debate Europe" avait lancé il y a quelques mois (un ou deux ans) une question portant sur le fait de ne conserver QUE l'anglais comme SEULE langue officielle de l'UE. Bien des inconscients (ou "dominants") se déclaraient "pour".

Ces temps-ci, la question est légèrement différente, mais son effet est le même: plebisciter un "fait accompli" qui se renforce au fil des années.
"Peut-il exister une identité européenne sans langue commune?"

Danger!
Car, même s'ils ne s'expriment pas parfaitement dans leur langue nationale, quand les gens du peuple ont quelque chose à dire,  ils tentent tout de même de le dire. En anglais c'est une toute autre paire de manches, car il est parlé (en étant optimiste) par moins de la moitié des Européens!

On nn pourra pas dire que les alertes n'auront pas été faites...
Mais hélas, cette question de langue,  quoiqu'essentielle, n'est guère analysée dans toutes ses dimensions, donc souvent reléguée au second plan...

A suivre...

 

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