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Billet de blog 16 juin 2014

Selon la Libre Belgique, "les entreprises plebiscitent l'anglais"

Le "T.I.N.A" linguistique a hélas encore de beaux jours devant lui, comme toutes les idéologies dominantes (citons  pour mémoire en vrac  le besoin de nucléaire, de croissance,  l'impérieuse nécessité de rembourser la dette, les OGM pour nous sauver de la faim, et la migration de l'Homme dans le Cosmos, etc etc...).La libre Belgique nous apprend ainsi que : "Le monde de l'entreprise plaide pour une utilisation plus large de l'anglais dans les formations universitaires. "La connaissance de l'anglais à un niveau académique est indispensable en vue d'une future croissance économique",

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Le "T.I.N.A" linguistique a hélas encore de beaux jours devant lui, comme toutes les idéologies dominantes (citons  pour mémoire en vrac  le besoin de nucléaire, de croissance,  l'impérieuse nécessité de rembourser la dette, les OGM pour nous sauver de la faim, et la migration de l'Homme dans le Cosmos, etc etc...).
La libre Belgique nous apprend ainsi que :
"Le monde de l'entreprise plaide pour une utilisation plus large de l'anglais dans les formations universitaires. "La connaissance de l'anglais à un niveau académique est indispensable en vue d'une future croissance économique", Mouais....
Et le monde de l'entreprise, chez nous, voudrait aussi baisser le smic et casser le code du travail... et là les boucliers se lèvent.
Par contre en ce qui concerne la question linguistique, on voit peu de révoltes contre l'emprise d'UNE langue au détriment de la majorité des gens.
Pourtant, voilà ci-dessous des choses dont il faudrait prendre conscience, ou qu'il faudrait se rappeler:

(Il s'agit d'infos reçues de Henri Masson, co-auteur avec René Centassi de "L'homme qui a défié Babel")
----------------------------------------

Début de citation

“Prix de la Carpette Anglaise” 1999 pour avoir imposé l'usage de l'anglo-américain dans les comptes rendus des réunions, lorsqu’il était PDG de Renault, Louis Schweitzer, fut contraint de revenir sur sa décision. En 2001, il déclara à l'AFP : “La langue a été une difficulté un peu supérieure à ce que nous pensions. Nous avions choisi l'anglais comme langue de l'alliance mais cela s'est avéré un handicap avec un rendement réduit de part et d'autre.“

En 2004, quand il était PDG de Sanofi Aventis, Jean-François Dehecq avait dit : "Une multinationale est une entreprise dans laquelle chacun peut parler sa langue. Dans une réunion, c'est du cerveau des gens dont on a besoin. Si vous les obligez à parler anglais, les Anglo-Saxons arrivent avec 100% de leurs capacités, les gens qui parlent très bien, avec 50%, et la majorité, avec 10%. A vouloir tous être anglo-saxons, il ne faut pas s'étonner que ce soient les anglo-saxons qui gagnent."
En 2008, Porsche, la célèbre firme allemande, avait constaté que l'utilisation de l'anglais apportait plus d'inconvénients que d'avantages :
- collaborateurs bloqués qui ne s'expriment plus lors des réunions;
- imprécision dans la traduction de points de détail pointus dont la compréhension est cruciale;
- ralentissement et même arrêt de processus de travail lorsque seuls les collaborateurs qui maîtrisent l'anglais parviennent à s'exprimer alors qu'ils ne sont pas forcément les spécialistes de la question;
- dossiers non traités, missions non exécutées faute de compréhension suffisante des contenus;
- l'usage de l'anglais au sein de l'entreprise inhibe l'imagination et l'inventivité des ingénieurs, facultés qui en font la force...
(“Süddeutsche Zeitung“, 11 Mars 2008)

Pourquoi cette précipitation vers la langue d'un pays qui veut imposer sa façon de penser, de se conduire, de consommer, et... ses erreurs de perception du monde ?"
----------  fin de citation ---------------

Eh oui, POURQUOI?
Parce que le conditionnement mental a très bien été fait depuis 50 ans, pardi!

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