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Billet de blog 20 juin 2013

Ce n'est pas moi qui le dis: le rock n'a PAS de langue "naturelle"!

Sur Rue 89, un certain Martin Carayol "écumeur des mers suspectes" vient de lancer un petit pavé dans la mare des idées reçues.Ce billet est intitulé "Arrêtons de croire que l'anglais est la langue naturelle du rock"En voici le début:"Quand j’avais 10 ans, je n’écoutais que les Kinks, les Who et Led Zeppelin, et je pensais que l’anglais était la langue naturelle du rock, une sorte de caractéristique innée dont il eût été insensé de remettre la prééminence en question.Un peu plus tard, je me mis à parcourir l’Europe. En Finlande, entendant coup sur coup « Kultanaamio » de CMX et « Liity meihin » de Kolmas Nainen, je compris que je m’étais trompé et que de toute évidence, la langue du rock était plutôt le finnois : il paraissait impossible qu’une autre langue, même celle de Ray Davies et Paul McCartney, s’adaptât plus parfaitement aux rythmes du rock.

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Sur Rue 89, un certain Martin Carayol "écumeur des mers suspectes" vient de lancer un petit pavé dans la mare des idées reçues.
Ce billet est intitulé "Arrêtons de croire que l'anglais est la langue naturelle du rock"
En voici le début:
"Quand j’avais 10 ans, je n’écoutais que les Kinks, les Who et Led Zeppelin, et je pensais que l’anglais était la langue naturelle du rock, une sorte de caractéristique innée dont il eût été insensé de remettre la prééminence en question.
Un peu plus tard, je me mis à parcourir l’Europe. En Finlande, entendant coup sur coup « Kultanaamio » de CMX et « Liity meihin » de Kolmas Nainen, je compris que je m’étais trompé et que de toute évidence, la langue du rock était plutôt le finnois : il paraissait impossible qu’une autre langue, même celle de Ray Davies et Paul McCartney, s’adaptât plus parfaitement aux rythmes du rock.

Par la suite j’ai élargi mes horizons, j’ai entendu des groupes italiens, polonais, hongrois, qui eux aussi parvenaient, dans leur propre langue à opérer une idéale adéquation entre le texte et la musique. J’en ai acquis la conviction que la position ultra-dominante de l’anglais était usurpée, et que le Grand horloger avait voulu que toutes les langues fussent égales dans le rock et la pop.
L’anglais, véhicule de la culture populaire mondialisée
Mais quelles sont les raisons de cette usurpation ? Pourquoi choisissons-nous majoritairement de chanter du rock en anglais, pour produire dans cette langue des textes souvent insignifiants, au lieu d’écrire dans notre propre langue, qui nous permettrait plus de justesse, d’invention, de sincérité ?
Evidemment, l’anglais est la langue la plus répandue au monde ; en tant que tel, il est le véhicule de la culture populaire mondialisée, et un outil de choix pour un groupe qui caresse l’espoir d’acquérir une notoriété internationale.
Mais c’est aussi un fondement de la puissance économique et culturelle des pays anglo-saxons depuis des décennies. Plébisciter l’anglais dans le rock par tradition, c’est donc (aussi) asseoir toujours plus fermement cette hégémonie.

Langue naturelle du rock ? Une idée fausse
On aboutit dès lors à un véritable cercle vicieux : plus les groupes européens non-anglophones s’obstinent à chanter en anglais au nom d’une tradition spécieuse, plus ils la perpétuent. (...)"
Lire la suite sur Rue 89

Bon. Je pensais ajouter des commentaires en long et en large, et tous comptes faits, je me dis que les mots ci-dessus se suffisent à eux-mêmes, surtout si les lecteurs suivent le lien vers l'original.  Je pensais à peu près la même chose que ce qui est développé sur Rue 89. Le seul hic: je suis loin d'être une spécialiste dans ce domaine. Mais voici qu'un "pro" va dans le même sens, alors, quel bonheur de lire le billet de Martin! (*)
Je rouvre donc les commentaires, qui, je l'espère, seront NOMBREUX!!

Enfin, si, juste une ch'tite remarque: "Là-bas si j'y suis" (et donc notre indispensable, irremplaçable Daniel Mermet) nous avait régalés, voici quelque temps, d'une ou deux émissions spéciales sur le sujet de l'emprise anglophone (mais surtout Etats-Unienne) sur les esprits pendant les "trente glorieuses", notamment par la musique. Ce billet de Rue 89 va plus loin encore, et vous remarquerez qu'à la fin du billet l'auteur cite l'espéranto comme un élément de l'arsenal de lutte dont nous pouvons nous saisir.
Il écrivait en effet (incroyable mais VRAI)!!! :
"Et pourquoi pas chanter en esperanto ?

Pour y remédier, certains, de plus en plus nombreux, plébiscitent l’espéranto, langue qui a deux avantages principaux, celui d’être d’une facilité d’apprentissage stupéfiante, sans commune mesure avec les langues naturelles, et celui d’être géopolitiquement neutre, et donc de mettre enfin les citoyens européens à égalité."

Alors, Daniel M, qu'est ce que tu attends pour te gausser de cet hurluberlu de Martin Carayol, comme tu le fis naguère de moi? Hein?

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NB:(*) Rue 89 nous apprend en effet que:
"Martin Carayol est chercheur et traducteur spécialiste des cultures populaires en Finlande, Estonie et Hongrie. Il tient également le blog musical Trans Eurock Express sur Libération.fr. Dans cette tribune, il dénonce l’hégémonie de la langue anglaise dans la culture rock et pop du continent, estimant qu’elle menace tant la diversité linguistique que l’idéal européen."

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