Usurpation d'identité politique... (par Bernard Cassen)

(Brève) "Usurpation d’identité politique par transfusion de sens"Sur le site "Mémoire des luttes", un article de Bernard Cassen, dont voici le début:"L’usurpation d’identité est une forme de délinquance dont les victimes se comptent par centaines de milliers dans un pays comme la France. A partir de données en général frauduleusement obtenues et de vols de documents personnels, l’usurpateur se substitue à l’identité d’une autre personne et l’utilise pour commettre impunément toutes sortes de délits.

(Brève) "Usurpation d’identité politique par transfusion de sens"
Sur le site "Mémoire des luttes", un article de Bernard Cassen, dont voici le début:
"L’usurpation d’identité est une forme de délinquance dont les victimes se comptent par centaines de milliers dans un pays comme la France. A partir de données en général frauduleusement obtenues et de vols de documents personnels, l’usurpateur se substitue à l’identité d’une autre personne et l’utilise pour commettre impunément toutes sortes de délits.
L’usurpation d’identité ne concerne pas seulement les individus. Elle sévit également dans la rhétorique politique où il est classique de prendre un mot en otage pour le vider de sa signification originelle et lui donner, par ce qui s’apparente à une transfusion — non pas de sang, mais de sens — un contenu exactement inverse. On pourrait multiplier les exemples, mais on en retiendra ici seulement deux qui reviennent constamment dans le débat politique national et européen : ceux de « réforme » et de « gauche ».

Historiquement, dans le champ politique et social, la notion de réforme a été associée au progrès, à l’émancipation des travailleurs, à la conquête de droits. Aujourd’hui, à l’inverse, dans le vocabulaire de ce que l’on peut appeler l’Internationale néolibérale — qui va du FMI à la Banque centrale européenne, en passant par la quasi totalité des gouvernements occidentaux —, le mot signifie en réalité « contre-réforme », c’est-à-dire démantèlement des services publics et de la protection sociale,(...)"
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