Jeu dangereux pour François Hollande

1) Au-delà des déclarations d'amitié du candidat socialiste pour Israël, l'article du CRIF n'indique rien sur les principes de la politique proche-orientale de la France que François Hollande, s'il devient président de la République, entend développer. Qui est responsable, selon lui, de l'impasse persistante du "processus de paix" ? Condamne-t-il la colonisation accélérée de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est ? La France reconnaîtra-t-elle l'État de Palestine et œuvrera-t-elle à son admission comme membre à part entière des Nations unies, comme le prévoit pourtant son engagement n°59 ?

Une forte délégation du CRIF conduite par le président Richard Prasquier a été reçue le 25 janvier 2012 au Q.G. de campagne du candidat socialiste à l’élection présidentielle, avenue de Ségur dans le 7ème arrondissement de Paris.

 Richard Prasquier a rappelé que le CRIF est très attaché à la laïcité comme à la loi de 1905 et qu’il n’est pas favorable à l’idée d’Eva Joly d’un jour férié national pour le Yom Kippour. Pour ce qui est de l’antisémitisme, si, globalement, on ne constate pas d’augmentation des actes par rapport à l’an passé, il convient de souligner une multiplication par dix en douze ans.

À propos de l’école juive, François Hollande a assuré que la loi Debré ne serait pas remise en question. Et, pour ce qui est de la violence, il se prononce pour la formation d’éducateurs spécialisés dans la prévention.

Le président du CRIF était accompagné de Haïm Musicant, directeur général, d’Ariel Goldmann et Meyer Habib, vice-présidents, de Francis Kalifat, trésorier, de Roger Benarrosh, vice-président honoraire, de Nathalie Cohen-Beizerman, Jean-Pierre Allali, Yonathan Arfi, Arié Bensemhoun, Marc Zerbib, membres du bureau exécutif et d’Ariel Amar, conseiller du président.

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