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Billet de blog 6 novembre 2025

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La chasse à l'enfant (4) : des mineurs menaçants...

Les politiques actuelles s'avèrent de plus en plus répressives à l'égard de la jeunesse. En outre, elles s'ancrent également dans des conceptions organicistes et héréditaires assez nauséabondes. Au final, c'est l'enfance elle-même qui se voit impitoyablement écrasée...

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« Le socius a haï ces enfants et adolescents avant qu'ils ne puissent le haïr et avant qu'ils ne puissent savoir que le socius les haïssait » (Maurice Corcos[1])

A l’évidence, l’arriération mentale et la délinquance juvénile ont été les deux mamelles de la neuropsychiatrie infantile en voie d’institutionnalisation. Dès lors, les soucis de tri et de rendement sont toujours à croiser avec les impératifs sécuritaires et de protection de l’ordre public.

En témoignent les orientations contemporaines de la justice des mineurs. Contrairement aux principes de l’ordonnance du 2 février 1945, l’enfant « délinquant » n’est plus considéré en tant que victime potentielle d’injustice sociale et de déprivation, mais est désormais appréhendé comme responsable de sa trajectoire déviante et entrepreneur de sa « carrière » judiciaire. Dès lors, ses délits ne sont plus des symptômes ou des appels, mais des agissements rationnels et assumés, à réprimer. En effet, il faut protéger la société de ces mauvais penchants, en mobilisant un arsenal coercitif et des techniques de ségrégation ou de redressage disciplinaire. Le surinvestissement de la dimension sécuritaire témoigne manifestement d’une reproblématisation néolibérale de la notion de risque social, avec des effets de ciblage, de dépistage coercitif, de détection catégorielle. Au final, on constate un élargissement de l’éventail des infractions, un durcissement de la répression et des contrôles, une réduction des recours aux mesures éducatives. Les arbitrages budgétaires favorisent dorénavant la création de centres éducatifs fermés au détriment de mesures individualisées d’accompagnement socio-éducatif ou de structures intermédiaires et diversifiées, ce qui va dans le sens d’une véritable politique de désignation, de stigmatisation et d’exclusion précoces.

Et, sur ce plan, des responsables politiques déterminés ont aussi la volonté d’agir, de dépister et de garantir la sureté.

Alors ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy proposait, fin 2005, dans son avant-projet de loi sur la prévention de la délinquance, un « dépistage précoce des enfants présentant des troubles du comportement », abandonné dans le texte définitif voté en février 2007. Cet avant-projet évoquait notamment la création d’un « carnet de comportement » censé répertorier et garder la trace des tendances précoces à menacer l’ordre social.

Illustration 1

L’idée d’un tel repérage, fichage, et « traitement » des enfants prédisposés constitutionnellement à s’inscrire dans un destin de délinquance reste une antienne susceptible d’être encore et encore exhumée, pour des enjeux idéologiques ou conjoncturelles, en rapport avec tel ou tel événement de l’actualité.

Ainsi, en octobre 2007, Rachida Dati, Garde des Sceaux, pouvait tenir ces propos à la Commission des lois constitutionnelles : « si lon a fait basculer vers la loi sur la protection de lenfance la disposition sur les troubles du comportement qui figurait à lorigine dans le projet de loi de prévention de la délinquance, cest parce que lon sest rendu compte que ces troubles sont souvent décelés dès la Protection Maternelle et Infantile, sans jamais être soignés, laissant les jeunes sur la voie de la délinquance ». Il faudrait effectivement repérer et traiter précocement ces graines de psychopathie antisociale, les médicaliser pour les contrôler rapidement et étouffer dans l’œuf ces déviances menaçantes. Tel devrait être le mandat prioritaire des institutions en charge de la petite enfance !

En décembre 2008, le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, relançait à nouveau l'idée d'une détection des troubles des conduites chez l'enfant dès le plus jeune âge, à des fins de prévention et de contrôle.

En 2017, François Fillon, ex-premier ministre, fustigeait l’excuse de minorité et la clémence du système envers les enfants. Il préconisait ainsi de fixer la majorité pénale à 16 ans, pour éviter que des délinquants juvéniles multirécidivistes et imperméables à toute mesure éducative puissent encore bénéficier d’une tolérance contre-productive voire dangereuse.

Illustration 2

Car la Science l’aurait prouvé : les mineurs dangereux sont le résultat d’une hérédité déficiente et d’un milieu défaillant. Dès lors, l’atmosphère de panique morale instillée sans relâche autorise tous les raccourcis, et notamment l’occultation des causalités sociales et systémiques. Certains territoires favoriseraient l’ensauvagement de la jeunesse, les classes dangereuses de demain ; des mineurs pervers et pervertis, qu’il faut repérer et mettre au pas. Or, au-delà de la génétique, il y aurait évidemment une causalité forte et univoque entre laxisme parental et violence juvénile. Nicolas Sarkozy l’avait bien compris qui proposait en son temps un « contrat de responsabilité parentale », ainsi que Ségolène Royal qui souhaitait instaurer des structures d’ « encadrement militaire » pour sanctionner les primo-délinquants.

Plus récemment, Gérald Darmanin[2], en 2021, l’affirmait sans ambages : « La République ne peut pas toujours faire le travail que doivent faire les parents », de même qu’Éric Dupond-Moretti[3] : « ce nest pas lEtat qui éduque les enfants, mais les parents » - lesquels devraient alors pouvoir être condamnés lorsqu’ils se soustraient à leurs obligations légales au point de compromettre la santé, la sécurité, la moralité ou l'éducation de leurs enfants mineurs.  Et le président Emmanuel Macron abondait également dans le même sens : « pour la quiétude de tous », il en appelait « au sens de la responsabilité des mères et des pères de famille ».

En décembre 2023, Aurore Bergé, ministre des Solidarités et des Familles, annonçait, en toute logique, la mise en place de « travaux d’intérêt général pour parents défaillants » ainsi que le « paiement d’une contribution financière pour les parents d’enfants coupables de dégradations ». C’est‑à‑dire, concrètement, des mesures répressives et une stigmatisation des familles monoparentales les plus défavorisées, avec des sanctions pour celles et ceux qui ont le plus besoin d’aide. Il faut donc stigmatiser les non-désirables, ceux qui, manifestement, ne sont pas incités à participer au réarmement démographique…

Manuel Aeschlimann, maire LR d’Asnières (Hauts-de-Seine), se réjouissait ainsi d’une telle initiative, permettant « de trouver encore une palette supplémentaire de mesures pour essayer de solutionner ces problématiques d'autorité parentale ». Quant à Edwige Diaz, députée du Rassemblement National, elle jugeait ces annonces insuffisantes, tout en se réjouissant « qu'enfin le gouvernement prenne conscience qu'il y a une forme de laxisme judiciaire insupportable dans notre pays ».

Illustration 3

Enfin, face à l’ensauvagement de la jeunesse, l’ex-premier ministre Gabriel Attal souhaitait avant tout « durcir le ton et serrer la vis des mineurs », faire signer aux parents un « contrat de droits et d’obligations », inscrire toute expression de désobéissance dans le dossier scolaire, et créer des conseils de discipline dès l’école primaire…Lors de sa déclaration de politique générale, le 30 janvier 2024, il assénait ainsi des formules choc : « tu casses, tu répares. Tu salis, tu nettoies. Tu défies l’autorité, on t’apprend à la respecter ». En tant que ministre de l’Education Nationale, il avait déjà insufflé l’esprit d’une politique éducative répressive : la déviance scolaire, première étape vers la délinquance, voire vers les dérives terroristes, devra être prévenue par un ordre disciplinaire, par le tri en groupes de niveau, par la mise au pas, etc. Toute « bifurcation » sera alors considérée comme une atteinte aux valeurs de la République bourgeoise, contestation intolérable, expression d’un séparatisme séditieux à étouffer et à sanctionner avec une rigueur exemplaire. L’idée fixe, obsédante, depuis les révoltes urbaines de l’été 2023 est donc de réformer la justice des mineurs, pour répondre plus vite, plus dur, et se protéger de ces jeunes qui glissent vers une forme de violence déchainée. Le menu est assez monotone, constitué de revendications historiques de l’extrême droite : pénalisation accrue des parents jugés « défaillants », comparutions immédiates dès 16 ans (au lieu de 18), rabotage de « l’excuse de minorité », ce principe à valeur constitutionnelle qui prévoit une « atténuation de la responsabilité pénale » des mineurs. Il faut donc réinstaurer du répressif, là où la primauté de l’éducatif impliquait une connaissance véritable de la situation de l’enfant, et une temporalité permettant de comprendre le sens de l’acte commis.

D’un côté on invisibilise les violences ordinaires et systémiques subis dans de nombreux établissements, sans que les services de l’Education s’en émeuvent. De l’autre, on livre à la vindicte publique les perturbateurs et autres sauvageons qu’il faut sanctionner et réprimer fermement. Sur ce plan, l’imaginaire politique est très prolixe : en 2008, « le rapport Varinard »[4], concernant la réforme de l’ordonnance de février 1945 relative aux mineurs délinquants, préconisait par exemple l’emprisonnement des mineurs le week-end, pour les renvoyer à l’école le lundi matin. Et, désormais, le maire de Cannes, David Lisnard, préconise l’expérimentation de Travaux d’Intérêt Général imposés aux élèves indisciplinés, sur les temps de vacances ; de la main d’œuvre mise à disposition, et exploitable, pour un redressement efficient – sans aucun respect du droit, ni procédure pénale contradictoire au cours de laquelle l’enfant pourrait bénéficier d’une défense équitable. En avril 2024, l’académie de Nice a également inauguré un internat spécifique pour les élèves décrocheurs, très vite rebaptisés « prédélinquants », du fait d’un amalgame consistant à désigner la déviance individuelle plutôt que de prendre en compte les responsabilités politiques.

Pour cette sous-population jetée en pâture à l’opinion publique et sacrifiée sur l’autel de la « sécurité », le non-droit doit définitivement devenir la norme, du fait de l’impératif d’une sanction exemplaire. Désormais, chaque fait divers tragique est instrumentalisé pour en appeler à des mesures sécuritaires et répressives, avec le fantasme de pouvoir repérer et neutraliser les profils d’enfants en voie d’ensauvagement.

Or, manifestement, cet autoritarisme s’adresse exclusivement aux jeunes, aux précaires, aux racisés, aux marges…Car, quand des grandes personnes très sérieuses et respectables cassent les droits sociaux, salissent la planète, détournent des fond publics, violent, agressent, maltraitent, méprisent, écrasent, etc., c’est souvent en toute impunité…

Illustration 4

Nonobstant, dans notre contexte contemporain, la jeunesse peut également se mobiliser, par exemple face à l’inertie politique à l’égard du réchauffement climatique. Marches, « grèves », occupation, revendications…Elle peut protester, s’insurger, voire devenir émeutière, lorsque l’intolérable survient. Les jeunes deviennent alors les classes dangereuses d’aujourd’hui, les représentants de l’ensauvagement de la vie sociale, l’avant-garde bestialisée de la décadence et du délitement des valeurs…Ces mouvements portent effectivement quelque chose d’hétérogène à l’ordre dominant, ils s’inscrivent dans un certain répertoire des luttes radicales, d’affirmation d’une puissance commune, d’une dignité, d’une existence. Des bandes, des meutes, hors de contrôle, qu’il faut mâter. De fait, acculer ainsi l’indiscipline et la barbarie adolescentes est bien commode pour détourner le regard des véritables origines de la violence (discriminations, inégalités, séparatisme, sacrifice, décomposition sociale, etc.), tout en légitimant le déploiement de politiques sécuritaires. Si le monde va mal, si la brutalité se répand, c’est sûrement parce que les enfants sont des nuisibles, mal dressés et pervertis…

Illustration 5
© Pavo

Comme le soulignait Emmanuel Macron le 24 juillet 2023, suite au mouvement insurrectionnel ayant fait suite à l’homicide du jeune Nahel Merzouk par un policier lors d’un contrôle routier, « les émeutiers étaient très jeunes : parmi 600 déférés, l’âge moyen est de 16 ans [officiellement, il y a eu 990 déférés et la moyenne d’âge était 17 ans], pour une très grande majorité « pas connus », et pour une « écrasante majorité » vivant dans un contexte familial dégradé soit familles monoparentales soit parce quils sont à laide sociale à lenfance ». Voici donc le Lumpenproletariat infantile, cette masse qu’il faut réprimer, contre laquelle il faut réarmer – sur le plan policier… Le 18 avril 2024, au lendemain d’un nouveau drame mortel ayant coûté la vie à un adolescent, le Premier ministre Gabriel Attal fustigeait ainsi ces jeunes « qui défient lautorité », ces parents « défaillants » « qui nassument pas leurs responsabilités », « lentrisme islamiste », ou encore les juges laxistes…Il en appelait donc à un « sursaut dautorité » en pointant une justice des mineurs trop indulgente et en remettant en cause le principe d’atténuation de minorité, qui donnait la primauté à l’éducatif sur le répressif. Il fixait ainsi comme « boussole » la « sanction immédiate », qui serait alors mentionnée « sur leur brevet, leur CAP ou leur bac », « sur leur dossier Parcoursup », avec des « signalements systématiques aux procureurs en cas datteinte grave aux valeurs de la République » - dans ces conditions, Guy Môquet, s’il n’avait pas été fusillé, n’aurait jamais pu intégrer une école de commerce ou de management… De surcroit, « des commissions éducatives » devraient pouvoir prononcer des « exclusions d’élèves dans le premier degré », sans en passer par la justice. En mars 2025, le Sénat adopte un amendement en faveur de comparutions immédiates pour des mineurs dès 16 ans… Pour le ministre de l’intérieur Bruno Retailleau, il faut définitivement durcir la réponse pénale à l’égard de la divergence infantile, pour faire face à « l’ensauvagement » d’enfants imprégnés d’un « sentiment d’impunité ». Il convient donc d’imposer un « choc carcéral », y compris pour des adolescents de 13 ou 14 ans, afin de les vacciner de la délinquance juvénile…En parallèle, plus de quatre mille mesures éducatives sont en attente, faute de moyens. Et de nombreux mineurs auteurs d’infractions n’ont pas rencontré d’éducateurs de la Protection Judiciaire de la Jeunesse depuis plus de six mois…La solution carcérale se déploie alors pour faire face à la dégradation de la prise en charge et des accompagnements éducatifs. Rejet, mise au banc, stigmatisation, répression, punition, précarisation, enfermement…Voilà manifestement les mots d’ordre prioritaires pour permettre aux nouvelles générations de faire face aux débris qu’on leur laisse en héritage…Là se déploie un véritable processus de « désenfantisation », spécifiquement à l’égard des jeunes issus des quartiers populaires et descendant de l’immigration postcoloniale, tel que le décrit Fatima Ouassak[5]. Ces mineurs sont en effet considérés comme des menaces à l’ordre dominant, en dépit de leur jeune âge, et se voient alors adultifiés prématurément, négligés dans leur statut infantile.

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Cependant, cette idéologie de l’enfance déviante et dangereuse est empreinte d’un certain paradoxe. D’un côté, c’est bien le déterminisme culturel et familial qui est pointé comme défaillant. Il existerait donc des mineurs pervertis par leur milieu, pratiquant le séparatisme et la haine des bonnes mœurs bourgeoises.

Mais de l’autre, l’anormalité infantile serait aussi conditionnée par des facteurs héréditaires. Ainsi, il existerait des pervers constitutionnels, des criminels nés, des inadaptés innés, des arriérés de naissance, des débiles inéducables.

Or, ces deux dimensions, le milieu et l’hérédité, peuvent aussi se renforcer, quand les tares constitutionnelles et dégénérées rencontrent l’influence délétère d’un environnement socio-culturel laxiste et corrompu. La résultante est alors un cocktail explosif : des enfants dangereux, des bombes à retardement qu’il faut traiter le plus tôt possible, avec un arsenal de psychotropes, de contraintes et de dressage comportementaliste.

D’ailleurs, le premier ministre a annoncé, avec un réalisme déterminé, que la santé mentale devait être une grande cause politique. A l’heure où, d’après une récente étude de Santé Publique France[6], 13 % des 6-11 ans, scolarisés entre le CP et le CM2, présentent « au moins un trouble probable de santé mentale », et 6,6% manifestent un « trouble oppositionnel », la République doit définitivement se doter d’un régime de surveillance généralisée, de diagnostic précoce et de catégorisation répressive.

Illustration 7

Tous ceux-là, il faudrait les repérer précocement, les trier, les dresser, les exploiter, afin de garantir l’ordre, la sécurité et la salubrité de la Patrie ! Oui, il faut catégoriser le plus tôt possible, dès les premiers signes de révolte et d’insubordination, diagnostiquer de façon standardisée, en conformité avec les recommandations scientifiques fondées sur les preuves. Chaque enfant doit finalement se voir enserré dans une identité neuronale essentialisée, soit un véritable destin. Car il faut définitivement obturer les devenirs singuliers et imprédictibles : à chacun sa prophétie et sa filière. Tout le monde à sa place, avec ses besoins spécifiques établis en amont, standardisés, et des prestations normées délivrées par des entreprises spécialisées.

« L'originalité est marginalisée. Tous ces enfants, à la moindre incartades ou incompréhension de l'adulte, on va les faire glisser, les classer, soit vers les délinquants, soit vers les pathologiques » (F. Dolto)[7]

Sans tarder, il faut redresser, normaliser, orienter. Pour ce faire, il convient d’appliquer les avancées de la recherche scientifiques, le conditionnement comportemental, les méthodes intensives de remédiation cognitive, la prescription massive de molécules sédatives, la contention sous toute ses formes, etc. Cependant, au-delà des prétentions modernisatrices, ne nous y trompons pas ; ce sont toujours les mêmes relents qui s’exhument : théorie de la dégénérescence, eugénisme, politique sectorielle de l’enfance inadaptée, Conseil Technique de l’enfance déficiente et en danger moral…Penchons-nous sur cette histoire afin de mieux cerner les résurgences et les remugles….

« Lorsque les pratiques spécialisées se fondent du désir de toute-puissance, de laffirmation de certitudes définitives, de la conviction quelles sont capables et ont le droit dattribuer aux gens des identités, alors elles acquièrent trois perversions : elles détournent de la vérité ; elles se mettent au service dun ordre et dexigences sociales normatives ; elles perdent toute aptitude à dialectiser le réel. Elles entretiennent alors le développement dune pseudoscience. Celle qui ne sait rien de plus quaffirmer les différences et différencier des niveaux, hors de toute vérité des destinées humaines » (Tony Lainé[8]).

[1] Destruction et désaffiliation - psychopathologie de la violence à l'adolescence, Dunod, 2023

[2] Ministre de l’intérieur

[3] Garde des Sceaux

[4] https://www.justice.gouv.fr/sites/default/files/migrations/presse/art_pix/1_RapportVarinard.pdf

[5] La puissance des mères, Ed. La Découverte, 2020

[6] https://www.santepubliquefrance.fr/presse/2023/sante-mentale-premiers-resultats-de-l-etude-enabee-chez-les-enfants-de-6-a-11-ans-scolarises-du-cp-au-cm2

[7] La cause des enfants, Robert Laffon, 1985

[8] Le Défi de la folie. Psychiatrie et politique (1966-1992), édition établie et présentée par Martin Pavelka, préface de Franck Chaumon, Paris, Lignes, 2018

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