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Billet de blog 24 juin 2022

Retour de Saint-Alban

Les 37ème rencontres de Saint-Alban ont eu lieu les 17 et 18 juin derniers, autour du thème « La fabrique de la violence ». Au vu de la richesse des échanges, venant témoigner de l'actualité de la psychothérapie institutionnelle pour faire face à la banalisation des maltraitances, il paraissait important de livrer un petit retour d'expérience...

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Les 17 et 18 juin derniers ont eu lieu les 37ème rencontres de Saint Alban, dont le thème était cette année « la fabrique de la violence ».

Ayant pu participer à ce moment important, il me semblait pertinent de pouvoir témoigner de ce qui avait pu se tisser au cours de ces journées. Car, à titre personnel, j’en suis sans doute ressorti « altéré », du fait de la richesse et de l’intensité des échanges, de la créativité instituante à l’œuvre, de l’engagement clinique, de la défense indéfectible du soin et de la rencontre, de la résistance face à la déshumanisation des pratiques, etc. Au sortir de ces journées, on porte effectivement la conviction que l’on ne travaille pas seul, replié sur sa pratique, le nez dans le guidon, dans une posture de survie…Car, partout, sur le territoire, des équipes sont mobilisées, font face, construisent, créent. Et ces îlots peuvent aussi se lier en archipels, se créoliser, à partir du moment où ils existent désormais en arrière-plan pour chacun d’entre nous. Dès lors, la force du collectif s’intériorise et contribue à restaurer un élan et des ouvertures.

Pourtant, la thématique choisie était à la fois nécessaire mais aussi inévitablement éprouvante. Comme on pouvait malheureusement s’y attendre, de nombreux témoignages de personnes en soin sont ainsi venus dénoncer des pratiques tragiquement banales : mépris, absence d’écoute, abandon, rejet, déshumanisation, etc. ; mais aussi, violences agies, isolement, contention, sédation excessive, violation de l’intimité, mauvais traitements réitérés, sadisme institué, impunité des agresseurs, etc. Lorsqu’on entend la détresse, le désespoir et les vécus d’agonie des patients ayant subi la violence de l’isolement ou de la contention, il parait toujours nécessaire de le réaffirmer avec force : ces « protocoles » ne sont jamais thérapeutiques…

Et cette violence systémique concerne aussi les soignants. De fait, à Saint-Alban même, la dénonciation de maltraitance systématique subie par certains patients a conduit à des désaveux iniques et à des pressions hiérarchiques insoutenables vis-à-vis des lanceurs d’alerte, à l’origine d’une souffrance professionnelle intense…

Rappelons en quelques mots que l’hôpital de Saint-Alban constitue l’un des lieux décisifs dans l’origine du mouvement de la psychothérapie institutionnelle, ayant émergé dans les années 40 dans des circonstances où, en France, plus de 40 000 patients psychiatrisés trouvèrent la mort faute d’attention, de soins et de nourriture…

A Saint-Alban, le Dr François Tosquelles, réfugié politique catalan, a contribué à construire, avec son équipe, une démarche soignante qui puisse prendre en compte les dynamiques de groupe, le collectif constitué entre soignants et soignés, l’implication concrète des patients dans les décisions institutionnelles, l’articulation avec les réalités locales, etc. De fait, de façon assez réaliste, il s’agissait de profiter au maximum des structures et des transactions préexistantes dans le tissu social afin de pouvoir mobiliser tout ce qui pouvait contribuer à l’implication collective des soignés, en restaurant ainsi une place de sujets traversés par des désirs, des possibles, des puissances d’agir. En tout cas, là s’affirmait une conviction forte : pour être thérapeutique, une institution soignante doit déjà pouvoir traiter son propre cadre, afin d’éviter les effets d’aliénation, de pétrification, et la réitération des violences…

Cette dimension authentiquement révolutionnaire dans l’organisation des soins en psychiatrie a par la suite pu se prolonger dans certaines orientations de la politique de secteur, et a essaimé dans d’autres lieux s’inspirant de cet élan en le développant localement.

Comme le rappelle Pierre Delion, « les psychiatres et leurs équipes ont dû se défaire progressivement d’un hospitalo-centrisme pour inventer une médecine dans et avec la cité et ses représentants ».

De fait, selon Tosquelles, la psychothérapie institutionnelle doit marcher sur deux jambes : la psychanalyse et le marxisme, de façon à prendre véritablement en compte la dialectique les aliénations psychopathologiques et sociales.

Or, force est de constater que ces deux références sont actuellement amputées, et que le soin institutionnel se retrouve cul-de-jatte, sommé désormais d’obéir aux injonctions gestionnaires, idéologiques et managériales, au détriment de tous les vecteurs d’émancipation réel et d’inscription dans un vivre-ensemble et des Communs du soin….

Voici d’ailleurs la dénonciation légitime que peuvent faire les « psychiatrisés » de cette « déshumanisation des soins », rappelant avec force que « la maltraitance institutionnelle n’est pas une fatalité ou une pure question de moyens ».

« Nous voulons sortir du simple rôle de bénéficiaires des services de santé mentale qui nous est assigné, pour trouver ensemble des solutions à nos besoins »

« Nous souhaitons interroger le processus de psychiatrisation de nos vies »

« Il y a aussi des personnes qui, encore en 2022, sont maltraitées parce qu’elles sont différentes »

« La contention et l’isolement sont redevenus des piliers de la pratique psychiatrique française »

« Nous refusons de réduire nos identités à des maladies ou de la souffrance »

« Nous voulons témoigner notre ras-le-bol de cette psychiatrie française avec qui il est impossible de discuter, impossible de construire, impossible de changer »

Ainsi, on le voit bien : l’abandon contemporain de la psychothérapie institutionnelle va tout simplement de pair avec un retour en force des pratiques de mépris, de rejet, et de violence.

Voici par exemple quelques extraits de l’argument de ces rencontres autour de la « Fabrique de la Violence » :

« Tous les soignants subissent la violence actuelle de « l’institution » (ce que Tosquelles appelle « établissement »), mais personne ne la voit comme telle, et la pense encore moins »

« Déshumanisation et dévitalisation sont les effets des techniques managériales du néo-libéralisme. Certes, la violence a toujours existé dans les lieux de soin et d’accueil, mais aujourd’hui elle est le fait de protocoles, consignes, parcellisation des tâches, elle n’est plus que la conséquence de la machinerie bureaucratique et de la servitude volontaire. Aujourd’hui, constater et évaluer la folie importe plus que la soigner »

« Avec quels moyens, par quels dispositifs, pouvons-nous sortir de cette violence, préserver et réinventer dans nos institutions une approche poétique de l’autre, une dimension spirituelle dans nos pratiques, et peut-être même une part de rêve dans notre façon de penser la folie ? »

Dès l’ouverture, en séance plénière, nous avons été confrontés à la polysémie des mots et des concepts, au détournement, aux renversements…Que penser des injonctions à la bientraitance, à la communication non violente, à la qualité, à la mise en conformité, alors même que les phénomènes de violence sont soit diabolisés et réprimés quand ils viennent manifester une révolte face à l’intolérable, soit scotomisés et déniés lorsqu’ils sont les conséquences directes de certaines orientations politiques ?

Dès lors, émerge l’impératif de nommer, de figurer, de raconter, de penser et rêver à plusieurs, en tant que préalable incontournable pour tenter de mettre en forme, de comprendre et de résister à la tragique banalisation normative de la maltraitance instituée…Voilà ce qui pouvait ressortir avec force du discours introductif. La violence peut aussi se mettre en mots, être subvertie, transformée, partagée…Mais pour cela, il faut des affects et la dimension poétique de la parole.

Pierre Delion a ainsi pu rappeler que la violence naissait souvent du manque de disponibilité, d’écoute, d’attention, en rapport avec l'emprise des procédures administratives. Néanmoins, plutôt que d’être renvoyées à cette causalité, les réactions violentes ont tendance à être imputées de façon univoque au patient, amenant en retour à des spirales de mesures répressives sans pouvoir traiter la problématique institutionnelle de fond…

Aussi, dans les interventions, il a paru nécessaire d’en revenir à l’origine des phénomènes de violence, à leur double valence d’affirmation et de destructivité, à leur possibilité – ou non – de s’inscrire dans des dynamiques instituantes, ou de rester à l’état flottant, en attente de reconnaissance et de transformation…

"Être radical, c'est prendre les choses par la racine. Et la racine de l'homme, c'est l'homme lui-même" (Karl Marx) - sans oublier les conditions dans lesquelles on se trouve jeté dans le monde...

Et qu’est-ce qu’on peut fabriquer à partir de cette violence anthropologique originaire, fondamentale, irréductible ? Peut-on soigner sans prendre en compte le négatif et l’attaque des liens?

Pierangelo Di Vittorio a également souligné que la gouvernementalité biopolitique en régime néolibérale revenait finalement à organiser le traitement des « déchets », à gérer la « merde » humaine, les résidus, les non grata, en classant, en circonscrivant, en assignant, en désignant des gradients de dignité…qui peut vivre, comment, à quelles conditions ? Qui doit être mis en flux ou stocké, relégué ?

Dans les ateliers, des équipes soignantes sont alors venues présentées leur travail, autour d’enjeux spécifiques. Ce qui m’a particulièrement intéressé, c’était la sincérité et la vérité de cette clinique. Ici, pas d’arrogance ni de certitudes d’expert, pas de statistiques, de « preuves », ni d’évidence, mais le tissage quotidien des liens, les doutes et les hésitations ; les affects aussi, à la mesure de l’engagement dans la rencontre. Ici, on a pu aborder, en toute humilité, les dérapages, les angoisses, la colère, le souci. Se questionner, se remettre en cause, construire, créer, partager, s’enrichir des paroles et des vécus.

Personnellement, j’assistai à l’atelier « La Rencontre, un acte politique », donc voici quelques éléments de présentations : « Il n’y a pas de soin sans rencontre, phénomène singulier qui est l’occasion d’une ouverture (d’un ouvert) donnant alors accès à l’invention, à la créativité, à l’imagination ; une ouverture au monde, plus précisément la découverte que le monde est ouvert »

« La rencontre serait-elle à éviter, voire à éradiquer dans nos institutions pour donner alors l’illusion d’une maîtrise ou d’une domination sur l’inattendu, l’imprévu, sur le «libre» ? »

« Qu’en est-il de la création d’espaces communs, de territoires existentiels (F. Guattari) et de pratiques altératrices (P. Dardot) pour un accueil et une hospitalité basés sur la reconnaissance inconditionnelle de l’être souffrant ? »

A l’occasion de ces présentations cliniques, nous avons pu constater à nouveau la créativité des collectifs soignants, leur capacité à bricoler, à subvertir et à transformer les injonctions des tutelles, dans le souci de faire émerger des possibles émancipateurs. Mais ceci suppose manifestement de se confronter au négatif, à l’imprévu, au vertige, à l’angoisse, aux larmes parfois…ainsi qu’aux perversions managériales : l’ARS donne par exemple son accord pour ouvrir un « dispositif expérimental et innovant » pour l’insertion et l’habitat inclusif de patients psychiatrisés, avec la contrepartie de fermer des lits d’hospitalisation en parallèle….

Un autre atelier avait comme thématique « Le collectif comme traitement de la violence ». Rappelant l’analyse de Pierre Bourdieu définissant le néolibéralisme comme « un programme de destruction méthodique des collectifs », il s’agissait là d’affirmer le « nécessaire besoin d’analyser l’institution, cette pâte feuilletée à trois couches, l’inconscient, le collectif soignant soigné dans l’institution, et l’établissement ». Avec cette interrogation en toile de fond : « Comment refuser cette autosurveillance dans la hantise de la normalité à l’aune de la protocolisation d’une psychiatrie sécuritaire ? »

L’atelier « De la contenance à la contention » insistait sur la dimension de « rêverie collective » garantissant une fonction contenante à travers « le travail d’analyse des pratiques, les réunions et groupes d’élaboration clinique, la prise en compte des constellations transférentielles, ainsi que toutes les pratiques collectives liées aux activités comme au fonctionnement des clubs thérapeutiques et des associations ».

Or, « l’habitude a été prise d’opérer un glissement de contenance à contention et de considérer que le manque de contenance psychique (être décontenancé) exige la contention physique (le maintien d’une forte tension). Tour de passe-passe simpliste qui justifie à bon compte la banalisation de l’enfermement et de la contention ».

Enfin, dans l’atelier « Violence du discours ou réduire au silence », il s’agissait de mettre en exergue d’un côté « une langue évoluant au gré de la rencontre avec les choses du monde, quand les mots prennent sens au regard des objets se révélant par la transformation opérée, tel l’artisan ou le poète, dans un langage énoncé ou proclamé par le praticien » et de l’autre « cette novlangue libérale technocratique faite d’un discours rationaliste et scientiste où les mots sont désarrimés des choses qu’ils sont censés représenter ».

Cependant, de plus en plus, s’impose « ce discours, avec ses procédures d’exclusion et qui ne dit rien, occupe l’espace de la parole en produisant ce renversement dans le contraire et ce retournement sur la personne à la base du processus de la perversion »….

En parallèle de ces ateliers très riches et vivants, Saint-Alban est aussi un lieu de rencontres plus informelles, de partages ; on se croise, on échange, on s’insurge, on s’esclaffe, on espère, on déconstruit, on refait le monde…

Lors de l’Agora, outre les prises de parole et les témoignages concernant les violences dans le soin, des enjeux politiques et éthiques ont également été abordés, à propos notamment de la situation de la clinique de la Chesnaie, lieu emblématique de la psychothérapie institutionnelle actuellement en vente…Car dans le fond à qui appartiennent les lieux de soins ? N’y-a-t-il pas là une nécessité à affirmer une propriété d’usage ? Peut-on tolérer une quelconque forme de spéculation lorsqu’il s’agit de protéger des Communs du soin, un véritable patrimoine collectif et historique dont la valeur ne dépend que de l’implication de ceux qui l’animent et le portent ? Dès lors, faut-il constituer certaines institutions soignantes comme des Zones à Défendre, impliquant à la fois les acteurs du soin, mais aussi les usagers, voire toute la société civile ? Ne s’agit-il pas de revendiquer un modèle de société, de citoyenneté, la défense de droits fondamentaux, au-delà des manœuvres financières et de l’appétit de grands groupes excités par l’appât du gain et des dividendes ?....

Et puis, des événements magnifiques ont également pu avoir lieu, comme par exemple le spectacle « CABARET SAINT ALBAN PSY SHOW » présenté par la troupe du GEM la Maison Bleue de Perpignan. A cette occasion, dix-huit acteurs-usagers de la psychiatrie se sont emparés de l’histoire de Saint-Alban pour en restituer l’élan et l’esprit à travers une ferveur très communicative. Ayant assisté à cette représentation, on pouvait sentir toute l’émotion, le partage, la sensibilité, l’humour, la subversion, l’intelligence collective à l’œuvre. Quel plus bel hommage vis-à-vis des jalons posés ici par Tosquelles il y a plus de 80 ans, afin de défendre la dignité, l’espoir, la reconnaissance, en faisant tomber les murs et en ouvrant les perspectives du possible !

Merci donc à l’association culturelle et au collectif de Saint-Alban d’avoir pu entretenir la flamme du soin institutionnel, à l’heure où les « traitements » se réduisent à de la remédiation, du dressage normatif, de la contention, de la sédation ou de la greffe de merde….

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