Oui à la sécurité routière, non aux radars tirelires !

Le radar est une fois de plus au cœur d’une polémique, boudé par les automobilistes qui estiment faire l’objet d’un véritable racket.Le radar qui exaspère le plus les automobilistes est le radar caché. On évalue à 3 % le nombre de radars non visibles par les conducteurs, placés à des endroits stratégiques comme des descentes, des zones à vitesse limitée, voire derrière un arbre.Les conducteurs pestent contre ces « radars tirelires » placés à des endroits où il est – disent-ils – difficile de respecter les limitations de vitesse.Le gouvernement est soupçonné de créer par ce biais un « impôt invisible ».

Le radar est une fois de plus au cœur d’une polémique, boudé par les automobilistes qui estiment faire l’objet d’un véritable racket.

Le radar qui exaspère le plus les automobilistes est le radar caché. On évalue à 3 % le nombre de radars non visibles par les conducteurs, placés à des endroits stratégiques comme des descentes, des zones à vitesse limitée, voire derrière un arbre.

Les conducteurs pestent contre ces « radars tirelires » placés à des endroits où il est – disent-ils – difficile de respecter les limitations de vitesse.Le gouvernement est soupçonné de créer par ce biais un « impôt invisible ».

Quid du bien-fondé de sa mise en place ?

Le radar est donc accusé d’être une manne financière pour le gouvernement. Pourtant, sa mise en place n’a qu’un seul but : protéger les usagers de la route contre l’irresponsabilité des automobilistes qui ne respectent pas le code de la route.

Et pour confirmer l’utilité des radars, le ministre de l’Intérieur insiste sur le fait qu’à leur proximité, le nombre de tués a été réduit des deux tiers.

Un argument louable mais qui ne semble pas calmer la polémique. Les détracteurs des radars prétendent que leur emplacement n’est pas toujours choisi en fonction du risque accidentogène mais plutôt sur des axes à fort trafic, donc excessivement rentables financièrement.

Ils condamnent d’ailleurs le gouvernement de préférer implanter des radars sur des routes et autoroutes très fréquentés au détriment des routes secondaires très dangereuses.

Rappelons que si les 4047 radars qui jalonnent les routes et autoroutes de France ont rapporté au cours de l’année 2012 plus de 730 millions d’euros, les accidents de la route ont – quant à eux - coûté 23 milliards d’euros.

Sur fond de polémique, les automobilistes continuent de perdre des points sur leur permis de conduire, parfois pour une limitation de vitesse dépassée de quelques kilomètres : une sanction qu’ils jugent injuste.

Il leur reste toutefois la possibilité d’opter pour un stage permis à points : une solution devenue incontournable pour récupérer quatre points sur le permis de conduire en urgence...  mais également pour être sensibilisé sur l’importance d’adopter un comportement routier responsable.

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