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Billet de blog 6 août 2013

Etudiant recherche logement désespérément

Les années se suivent et se ressemblent quand on est étudiant et que l’on cherche à se loger. A croire que dormir sous un toit quand on est en fac est un luxe, limite un non-droit puisque les pouvoirs publics ne font rien depuis des années pour favoriser le confort de notre jeunesse érudite au budget en totale asphyxie.

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location étudiante © 

Les années se suivent et se ressemblent quand on est étudiant et que l’on cherche à se loger.

A croire que dormir sous un toit quand on est en fac est un luxe, limite un non-droit puisque les pouvoirs publics ne font rien depuis des années pour favoriser le confort de notre jeunesse érudite au budget en totale asphyxie.

Alors, quelles solutions ?

Trouver un logement bon marché en cette veille de rentrée universitaire relève, une fois de plus, du véritable parcours du combattant perdu d’avance. Sauf que cette fois, la révolte gronde et les esprits commencent à s’échauffer.

Reste à savoir qui est responsable de cette situation ubuesque. Les vendeurs de listes de logements à louer sont pour le moins dans le collimateur des étudiants et de leurs parents qui pâtissent de cette soupe à but mercantile.

Mais ces vendeurs de vent sont-ils les uniques coupables ? Certainement pas. L’augmentation du coût de la vie y est pour beaucoup, les étudiants (de tout bord politique) ne s’en sortent plus au point de ne pouvoir louer ne serait-ce qu’une chambre de 9 M² qui tient plus du placard que du logement décent, disons-le en passant.

Les prix des loyers s’envolent et peuvent représenter le double du budget d’un étudiant. On constate une hausse de plus de 10 % dans la seule région d’Ile-de-France.

Comment étudier dans ces conditions lamentables de subsistance ?

Là encore on pointe du doigt d’autres coupables de cette crise du logement, dont les bailleurs privés, qui finalement s’enrichissent d’une façon assez vile, c’est le moins que l’on puisse dire. Et c’est sans compter les avantages fiscaux offerts à qui mieux-mieux, la résidence étudiante étant finalement un excellent investissement générateur de profit… pendant que le nombre d’étudiants SDF augmente d’année en année. Pourtant, ces jeunes ne veulent rien d’autre que pouvoir étudier loin de la précarité.

Est-ce donc inextricable ?

Heureusement il existe quelques solutions, mais qui ne suffiront pas à loger tous les étudiants de France et ceux venus de l’étranger pour suivre leur cursus dans l’Hexagone. Il reste donc la collocation, toujours en vogue mais qui ne peut être qu’une solution d’attente.

Difficile en effet de partager sur le long terme un logement à trois ou quatre, parfois plus, tout en menant de front études, petits boulots et vie perso. On peut aussi suivre ses études là où l’on respecte le monde des étudiants et où l’on construit des logements qui leur sont réservés. Bordeaux, par exemple, montre un peu l’exemple dans le domaine.

Une autre solution qui semble émerger un peu partout en France, et le prix du loyer un peu plus modéré qu'une location classique (qui inclut généralement toutes les prestations), tout au long de l’année universitaire ou juste pour la durée d’un stage.

Dans les villes universitaires du sud de la France il faut compter environ 500 euros / mois pour une résidence étudiante à Montpellier, 550 euros /mois pour une résidence étudiante à Toulouse.

Les budgets sont un peu plus bas concernant des villes un peu moins prisées par les étudiants... par exemple compter environ 400 euros / mois pour une résidence étudiante à Bordeaux.

Bien évidemment on est encore loin des prix que l'on peut obtenir pour une chamble en cité U (environ 150€ / mois) ou appartement géré par le CROUS (environ 300€ / mois).

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