1er mai confiné·es mais pas baîllonné·es

Après le making of, voici la suite de ce projet et la chanson-mosaïque pour fêter ce 1er mai. Confiné·es, pas bâillonné·es, révolté·es, prêt·es à manifester et chasser les menteurs, profiteurs, exploiteurs, destructeurs de nos vies, de la Terre, de l'espoir et l'avenir. Fête du travail et des travailleurs. Solidarité et fraternité. Paix !

Sonia - chanteuse - Depuis le début du confinement, c’est ma deuxième expériences de manif par image ou vidéo. Première expérience manif - #manifchezsoi soutien à Julian Assange. Assez simple a mettre en place car j’ai utilisé une photo de manif passée certains ont écrit des messages de soutien et se sont mis en scène chez eux.

Deuxième expérience « Projet 1er mai »
. Cela demande un peu plus d’implication car il m’a fallu de l’entraînement aussi bien au niveau chant (ce n’est pas un domaine que je maîtrise) que pour l’enregistrement. J’ai utilisé un ordinateur portable pour suivre le texte ainsi qu’un téléphone avec oreillettes pour suivre le timing au niveau chant et j’ai fait l’enregistrement avec le téléphone de mon conjoint. Pour la vidéo, préparation et mise en scène, j’avais des panneaux de manifs déjà prêts que j’ai réutilisé. Donc gain de temps. De nouveau, je me suis servie de l’ordinateur portable pour le texte. Cette fois-ci d’un téléphone portable avec oreillettes pour suivre la bande-son en playback afin de bien respecter le timing et les temps de pause et d’un deuxième téléphone pour l’enregistrement de la vidéo avec l’aide de mon conjoint. Cette expérience est assez intéressante, mise en place un peu longue mais une fois que la logistique est en place c’est parti ! La galère pour nous a été de gérer la place disponible sur un portable qui bien sûr a coupé une belle prise donc un peu galère ainsi que la gestion des batteries de téléphone. Cela nous a pris 2 heures sans compter mon entraînement chant. Lors des manifs contre la réforme des retraites, on a vu apparaître les Rosies à laquelle je participe. On était dans cette nouveauté de mise en place de travail collectif qui apporte un lien fort d’union entre les manifestants. Plutôt que de marcher, cela apporte un peu plus d’unité en dehors du fonctionnement intersyndical.

L’action 1er mai
- C’est une aventure collective qui crée un nouveau réseau, de nouveaux contacts. Très intéressante aussi car elle permet et ouvre des portes à un nouveau mode de militantisme sur les réseaux, donc à plus grande échelle. J'espère que par la suite, ce sera en plus des manifestations de rue, permettant ainsi aux personnes qui ne peuvent être présentes physiquement le jour de la manifestation d’exprimer leurs opinions. Il ne faut pas oublier que certaines personnes ont peur des affrontements, des lacrymogènes, des LBD très largement utilisés lors des manifs GJ. Ainsi j’espère que ce nouveau mode de contestation sera utilisé par de nouveaux citoyens leur permettant un nouveau mode de militantisme. Important du coup : il y a la créativité collective ! On peut préparer et organiser, faire passer des messages sans que les médias manipulent ou interprètent mal les manifs physiques. C’est aussi un moyen de lutte non-violente que j’apprécie en réponse aux LBD. Dernier point : cette action devient un support qui peut être utilisé lors des rendez vous, comme au balcon à 20h pour applaudir les travailleurs et travailleuses, nouvelle façon de se faire entendre collectivement de chez soi depuis le confinement. J’espère que ces rendez-vous resteront une forme de lutte qui va s’inscrire dans le temps …

Déjà, pour soutenir Julian Assange et la liberté des lanceurs d'alerte © Sonia Déjà, pour soutenir Julian Assange et la liberté des lanceurs d'alerte © Sonia

 Sylvie - chanteuse - Faisant partie du groupe des « Grandes Gagnantes », je participe depuis le début à cette aventure, avec une difficulté pour moi : je chante vraiment très faux ! J'ai tout de même fait un essai d'enregistrement, et puis j'ai raisonnablement décidé d'envoyer seulement des images, parce que c'était important pour moi de participer quand même d'une façon ou d'une autre. Étant confinée seule, j'ai dû bricoler un petit montage pour me filmer : le téléphone calé contre une pile de livres, sur une caisse posée sur l'étendoir à linge et un positionnement précis à trouver pour ne filmer que ce qui est nécessaire... Je suis fière de pouvoir participer à cette manif, même confinée, qui montre pour moi que les militant·es sont présent·es malgré ces conditions si particulières cette année, et surtout que nous sommes prêt·es à lutter à nouveau pour plus de justice sociale dés la sortie du confinement !

Pascale - chanteuse - Pour me filmer, j’ai sollicité mon co-confiné désigné d’office. Ainsi, il a participé aussi au projet. Nous avons fait plusieurs prises sans atteindre un résultat très satisfaisant, mais nous avons bien rigolé, surtout pour la vidéo en extérieur ! Je pense que nos monteur.es son et vidéo vont avoir un gros boulot ! Même si nous ne sommes pas au même niveau « artistique ». Je sais que notre engagement sur ce projet est très fort pour nous tou.te.s. Nos filles et un de nos petits-fils ont participé aussi, comme elles et il ne sont pas en Auvergne (Charente maritime et Aude). Du coup, j’ai eu l’impression qu’elles et il étaient tout près ! Maintenant j’ai hâte de voir le résultat avant de ne pouvoir très vite, comme le dit notre belle chanson, rebattre « le pavé ».

Léna et les enfants - chanteur.es - Pour la vidéo nous nous sommes filmées avec ma sœur et ma nièce (nous vivons dans la même maison, deux appartements séparés mais nous sommes donc confinées ensemble!) alors je te confirme les joyeux fou rires étant donné qu’aucune de nous ne sait véritablement chanter ! Alors pour nous ici qui ne sommes ni chanteuses ni actrices, ce fut épique ! Nous avons essayé divers stratagèmes pour ne pas trop lire les paroles mais... compliqué. Nous nous trompions les unes après les autres et Céphise, 12 ans, s’est vite impatientée (joies de la pré adolescence ?). Par miracle, nous avons réussi à nous filmer sans trop de bruits parasites. Les petits ont adoré « jouer à la manif » (cf vidéo jointe).

Les enfants aussi ... © Léna
En résumé nous avons bien ri et ce fut vraiment agréable de participer à une action collective, ça manquait !
 © Léna © Léna

 Agnès – chef de choeur - La période précédant l’enregistrement a été très intense car nous nous posions beaucoup de questions sur le fil de discussion, questions techniques surtout, conseils vocaux par téléphone… mais surtout le dernier jour pour le renvoi des fichiers car tout le monde - moi la première - l’a fait juste avant la deadline (= date-limite). Donc j'ai passé mon dimanche à télécharger des fichiers, à demander que l'on refasse certains etc. On sent bien les personnes qui ont l'habitude de chanter et celles qui ne l'ont pas. Rien ne remplace la répétition commune en présentiel. On ne peut pas demander à des élèves en difficulté de se corriger tout seul, c'est pareil pour des choristes.

J'ai trouvé très amusant de tenter de me filmer. Les contraintes techniques sont grandes et je n'ai pas l'habitude de me filmer. Comment faire, comment procéder ? j'ai essayé de me filmer avec mon ordinateur, puis mon appareil photo. J'ai enfin réussi à faire quelque chose de potable avec mon smartphone, mais c'est acrobatique de trouver comment le caler pour filmer. Ensuite, il faut trouver dans le téléphone où sont cachés les fichiers à envoyer et ce n'est pas une mince affaire… Il aurait sans doute été drôle de me filmer en train d'organiser la maison pour le tournage, puis les jurons pendant que j'essayais de transmettre !

Je suis maintenant un peu inquiète quant au rendu final et je plains Quentin et Élodie pour la quantité de travail qu'ils ont devant eux. Je suis ravie d'avoir fait cette expérience nouvelle pour moi. Sans confinement ça n'aurait pas été possible on est trop occupé tout le temps. A quelque chose malheur est bon !

Nathalie - chanteuse Pour ma part, je fais très peu de vidéos et encore moins de moi-même mais je voulais apporter ma contribution à ce clip participatif donc ce fut en quelque sorte une première. Je suis confinée seule donc il fallait que je me débrouille pour me filmer en chantant, tenant une pancarte avec un téléphone pas au top pour cet usage.

Au début, je pensais le faire avec la caméra arrière car la résolution est meilleure mais ne me voyant pas sur l’écran je n’étais jamais cadrée correctement. J’ai effectué plusieurs essais en vain. Je me suis donc filmée avec la caméra frontale même si la qualité est moins bonne. Je n’ai pas un grand espace (T1) donc ce n’était pas évident de trouver un endroit adéquat. Il pleuvait ce jour-là (svp ne pas faire de lien de cause à effet sur le fait que je chantais ;-)) donc la luminosité n’était pas super. Je me suis donc installée à l’endroit le plus lumineux en utilisant l’éclairage intérieur. Je me suis assise sur une chaise en tenant une pancarte (une autre posée sur le canapé à côté), le téléphone sur une desserte à roulettes qui était le mieux que j’avais trouvé point de vue hauteur. Avec un peu de stress quand même je me suis lancée. J’ai galéré car je voulais chanter en une fois mais vers la fin je me plantais tout le temps donc il fallait que je recommence. J’y ai passé beaucoup plus de temps que je ne l’aurais pensé. J’ai donc décidé de l’enregistrer en deux parties.

J’ai également photographié mes pancartes seules ou avec moi en mode manif canapé (une pensée pour celles et ceux qui critiquent et expliquent ce qu’il faut faire ou ne pas faire en manif mais qui restent tranquille dans leur canapé devant leur ordi ou leur téléphone). Comme le dit la chanson « C’est dans la rue que ça se passe » pour celles et ceux qui le peuvent physiquement bien sûr. Ce n’est pas facile de se photographier seule même avec le retardateur. Les dix secondes passent vite et il faut être rapide pour ne pas se retrouver dans une position assez drôle en général mais ce n’est pas vraiment ce que je souhaitais donc plusieurs essais ont été nécessaires aussi.

Pour le résultat, je ne me rends pas compte je ne suis pas trop fan de moi en vidéo et photo ;-). Les personnes qui s’occupent du montage sont plus à même de donner un avis. En tout cas, quel que soit le rendu de ce que j’ai enregistré, l’expérience m’a plu et j’ai été ravie de participer.

En ce 1er mai confiné, je m’imagine vivre dans une vraie démocratie où nous pourrions nous exprimer librement et manifester sans être réprimé.e.s, où nous pourrions accrocher des pancartes, banderoles… à nos fenêtres, balcons, portails… sans risquer la garde à vue et/où les poursuites, amendes…

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L’intimidation et la répression ne nous feront pas taire face à l’incompétence et les mensonges gouvernementaux, à toutes les injustices, à toutes les libertés et droits que l’on perd au fur et à mesure, aux profits qui comptent plus que l’humain et la planète. Nos corps sont confinés mais pas nos idées, nos pensées. Déconfinons les. Affichons les. Si les pancartes gênent certaines personnes, qu’elles s’en prennent plutôt aux panneaux publicitaires qui nous polluent, à longueur d’années, la vue et la vie. La liberté d’expression s’arrête là où commence la vérité qui dérange. (cette citation n’est pas de moi)

Virginie - chanteuse - Je vis seule pendant le confinement, je me suis donc filmée seule. J'avais envisagé de le faire devant mon immeuble ou dans la cage d'escalier mais techniquement je me suis contentée de poser le téléphone pour me filmer sur un support de lit, face à une porte pour exprimer le contexte "d'enfermement". J'avais envisagé de faire trois paragraphes ou au minimum le « 6 » en langue des signes, mais ne sachant que quelques mots j'ai demandé à une amie traductrice de se filmer pour qu'elle me serve de modèle. Mais je l'ai prise de court et çà n'a pas pu se faire. Je suis contente de la vidéo que j'ai faite malgré tout car je me suis habillée en Rosie, ce qui devient une habitude pour les manifestations dont celle contre la réforme des retraites. Et j'ai choisi un point parmi les trois qui me tenaient le plus à cœur à savoir la place des migrants et des sans-abris. J'ai utilisé la pancarte que m'a offert un ami et qu'il a conçue pour une manifestation de soutien aux migrants de Limoges. Finalement j'ai réussi à me filmer (ou j'ai été filmée par un proche) : Je trouve l'expérience très enrichissante. Je travaille dans le domaine du numérique, ce qui me rend d'autant plus alerte sur les dérives dangereuses existantes ou potentielles de certaines de ses utilisations. Aussi j'ai trouvé les moyens utilisés pour agir via cet outil très positif. J'espère pouvoir avoir l'information du lien du montage final du 1er Mai pour le communiquer à mon voisinage avant le 1er Mai, et les encourager, ainsi que mes différents réseaux numériques ou réels à le visionner.

Nicolas - chanteur - J'ai donc fait l'enregistrement avec mon fils Timothée (12 ans). Nous avons chanté tous les deux pendant que je jouais à la guitare. J'ai également fait un autre enregistrement au tin whistle (petite flûte irlandaise en métal). Les autres membres de la famille n'ont pas eu envie, mais nous, ce projet nous a stimulé. On a donc répété la chanson (en famille) pour essayer d'apprendre le texte, entraîner nos voix et essayer de caler mes accords à la guitare. Bon, le résultat n'est pas parfait, mais la date avançant, on s'est lancé dans le tournage.
On s'est donc amusé à redécorer la terrasse avec des affiches que j'ai toujours en stock pour décorer habituellement les panneaux d'affichage avec des slogans syndicaux et politiques. On a fait des essais de cadrage, de prise de sons. Pendant l'enregistrement, pour rester dans le rythme du morceau, on s'est mis la musique avec des oreillettes. Niveau bêtisier, on a eut droit à la chute du poste utilisé pour se caler dans les oreillettes. A regarder sur :

Poste tombé rigolo © Nicolas
Au final, on s'est bien amusé mais on est bien conscient que ça aurait mérité plus de temps pour travailler. Entre les trous dans le texte et le chant pas toujours très juste (euphémisme), on a dû faire plusieurs prises pour avoir un enregistrement potable. En se regardant ensuite, on aurait pu être plus expressif, mais on a dû se concentrer intensément !
On est heureux d'avoir participé à ce projet qui a permis de faire quelque chose, même confiné. On fait confiance aux autres chanteuses et chanteurs pour la mélodie. Vus les premiers tests de montage, on est assez fiers du résultat. C'est à la hauteur de l'événement, la mémoire des travailleuses et travailleurs qui se sont battu.es et se battent encore pour la conquête des droits, la dignité dans le travail et la répartition des richesses. On lâche rien !

Panita - chanteuse - Une fois les consignes données par le groupe, je souhaitais participer au chant, à la prise vidéo et à la partie instrumentale. J'avais ainsi 3 fichiers à préparer. J'ai commencé, tout d'abord, par le chant. J'ai écouté l'enregistrement modèle de la chanson plusieurs fois avant d'effectuer mon enregistrement. Le plus dur pour moi a été de chanter jusqu'au bout sans faire de fautes de prononciation ! J'ai enregistré ensuite la partie instrumentale avec mon ukulélé. Tout s'est déroulé comme je voulais. Enfin, la prise vidéo, la partie la plus compliquée des trois, était la plus longue à préparer et à réaliser. J'ai ainsi choisi de ne pas faire la vidéo pour toute la chanson, mais seulement pour trois couplets. Au début, je voulais me filmer avec mon téléphone portable avec l'aide de mon conjoint. Je me suis rappelée que mon ordinateur portable était équipé d'une application vidéo. J'ai ainsi opté pour ce matériel qui m'a permis d'ajouter quelques touches d'humour. Mon fils m'a également donné un coup de main ou... des mains plus précisément. C'était pour moi un vrai plaisir de contribuer à la réalisation de ce beau projet. J'espère que notre clip et les paroles de la chanson sont tout autant un acte de militante confinée que d'espoirs déterminés et... déconfinés.

Quentin - Monteur-son - Je me suis occupé du mixage audio. J'ai donc tout d'abord donné à tout le monde quelques petits conseils sur l'enregistrement de façon à ce que le plus d'enregistrements possibles soient exploitables et que le résultat final sonne bien. Parmi les participant.e.s, tout le monde n'est pas musicien et ne dispose pas nécessairement de matériel pour s'enregistrer proprement. Ensuite, j'ai commencé à récupérer les enregistrements de tout le monde. J'ai un peu dû prendre une casquette d'arrangeur parce que nous n'avions pas complètement fixé quels instruments joueraient et à quel moment, comment les voix seraient arrangées, etc. J'ai été très libre d'essayer des choses et j'ai régulièrement échangé avec les autres pour avoir des avis sur les choses que j'essayais. Petit à petit, le morceau a pris forme, et on s'est dirigé vers une forme de "montée en puissance" avec de plus en plus de voix qui s'ajoutent. J'ai dû sélectionner qui chantait et quand, surtout quand une seule personne chante à un moment donné. Cela a notamment été influencé par le fait que j'avais une vidéo de la personne ou non, pour avoir une certaine cohérence entre le son et l'image. Sur les parties où davantage de personnes chantent, c'était moins contraint. Sinon, globalement, disons que j'ai tenté de faire au mieux avec ce que j'ai reçu.

Le début était un peu stressant car j'avais plusieurs choses à gérer en même temps, notamment pour mon travail où l'organisation des examens pose certains soucis, et que je voyais les mails d'envoi des fichiers s'accumuler dans ma boîte mail. Je n'avais jamais eu à mixer ce genre de projet. La diversité des instruments, des profils des chanteurs, des types de fichiers, des qualités d'enregistrement m'a un peu fait peur au début mais je me suis vite détendu quand j'ai commencé à vraiment m'y mettre. Après deux grosses demi-journées de travail, on avait quelque chose qui tenait la route, même si on a continué à faire quelques ajustements pendant les jours qui ont suivi.

Ce 27 avril, il me reste juste à faire valider par tout le monde les derniers ajouts et les dernières modifications et après Elodie aura la main pour boucler la vidéo.

Elodie - monteuse-vidéo - Concrètement je me suis uniquement occupée du montage de la vidéo. Après, j’ai essayé de conseiller un peu sur la prise de vidéo par un tuto, et de répondre aux questions qu’on me posait à ce sujet.

J’ai passé une semaine à réceptionner les vidéos que chacun m‘envoyait et à les ranger sur mon ordinateur pour me faire un espace de travail adéquat au montage. J’ai attaqué le montage dès que Quentin m’a envoyé le son qu’il avait mixé. Je suis bleuffée par son travail ! je ne m’attendais pas à un pareil rendu ! quand on regarde chacune des vidéos/audios individuellement et que l’on compare au rendu final on se rend compte du pouvoir du collectif ! Ensuite j’ai commencé à monter légèrement samedi après-midi, j’ai passé mon dimanche (fin de matinée jusqu’en début de soirée) sur première (logiciel de montage de la suite Adobe). Pour monter, j’ai renouvelé ça lundi et je suis arrivée à une première version de la vidéo lundi soir. Le temps file vite au montage vidéo !!

Actuellement (28 avril), j’ai fini une première version de la vidéo. Maintenant place au peaufinage avant vérification par les personnes présentes sur le fil de la conversation du projet et d’éventuels réajustement(s) !

Voici la vidéo des déterminé.es

Les déterminé.e.s © Confiné.es mais pas bâilonné.es

Les déterminé.es - paroles élaborées collectivement

 © Collectif Clermont-Ferrand - Auvergne - Limousin © Collectif Clermont-Ferrand - Auvergne - Limousin


Ont participé avec enthousiasme, passion, galère et joies, les au moins sousnommé.es, manant.es et fier.es de l'être au projet et à sa réalisation à tous titres et surtout sans bâillon : Belcri / Pimprenelle, Geneviève et Marc, Marie-Christine et Frédéric, Estelle, Agnès, Catherine et Hervé, Nathalie, Pascale, Fanny, Claire, Sylvie et Vincent, Margaux, Dominique, Sophie et Romain, Simon, Virginie, Claire F, Julia et Théodora, Claudine, Panita, Sonia, Jean-Claude, Léna, Céphise et Rosalie, Marie-Claire, Céline, Nicolas et Timothée, Dara, Jimmy, Sylvie.L, Augustin, Griselda et Samuel, Cécile. Gaperons (http://www.gaperons-rouges.fr/): Judith, Marie-Anne, Anne-Marie, Solange, Régine, Joëlle, Francis et Guylain, Roland et Agnès.
Georges-André pour ces deux billets 1er mai.

Outre les voix, les instruments :
Batterie, Clarinette, Oud, Flute de pan, Vielle à roue, Accordéon diatonique, Flûte irlandaise, Guitare, Trombone, Ukulélé, Xylophone.

Communiqué de presse

Clip participatif : des militant.es vont manifester

confiné.es mais pas bâillonné.es

Clermont-Ferrand le 24 avril 2020, Malgré le confinement, les Grandes Gagnantes 63 et des militant·e·s d'horizons divers collaborent depuis plusieurs semaines pour concevoir une vidéo collaborative sur l'hymne "On est là", dont les paroles ont été adaptées à cette période particulière. Débuté avec quelques personnes, le projet en a rapidement réuni une quarantaine, et le clip sortira le 1er mai prochain sur internet.

Le 1er mai approchant à grands pas, les Grandes Gagnantes 63, aussi appelées "Les Rosies", ont tenu à lancer un projet qui leur permette d'exprimer que leurs revendications sont toujours d'actualité malgré le confinement. Ils·elles ont alors cherché un moyen de manifester tout en restant confiné·e·s. En découvrant  le clip collaboratif "La Tendresse" de la Symphonie Confinée, une idée a émergé : interpréter une chanson, et que chacun·e se filme depuis chez soi pour créer une vidéo participative. Le projet réunit une grande diversité de militant·e·s dans une volonté de convergence des luttes : syndicalistes, gilets jaunes, militant·e·s pour l'environnement et la justice sociale, citoyen·ne·s... Ensemble, ils·elles collaborent depuis plusieurs semaines.

Dans ce clip participatif, que les militant·e·s veulent beau et fort, les participant·e·s interprèteront tou·te·s ensemble la chanson "Les déterminé·e·s" sur l'air connu de l'hymne "On est là". Les paroles, reprises à partir du texte de la Compagnie Jolie Môme, ont été adaptées pour traiter de la crise sanitaire actuelle. Ne pouvant manifester dans la rue, les militant·e·s se succèderont pour communiquer leur révolte, leurs luttes et leurs aspirations, certain·e·s chantant (avec ou sans expérience), dansant, jouant de la musique ou figurant simplement le poing levé, revendiquant un slogan, ou faisant passer un message. 

Pour réaliser cette vidéo, il a fallu s'organiser collectivement et chacun·e a pu apporter son aide au projet. A certaines étapes, les militant·e·s ont fait marcher leurs réseaux pour trouver des personnes ayant des compétences nécessaires : chanteur·se·s, musicien·ne·s, technicien·ne·s, vidéaste, monteur son, cheffe de coeur... En quelques jours, une auto-organisation basée sur l'intelligence collective, la confiance et le respect s'est alors mise en place, pour finir par réunir un groupe d'une quarantaine de personnes, principalement basées en Auvergne et les régions alentour. Et ce, pour créer ensemble cette vidéo participative que tou·te·s espèrent voir circuler et résonner aux fenêtres le 1er mai, Journée Internationale des travailleur·se·s.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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