Handicap: stopper les «années noires»

«Le bilan de la politique de Nicolas Sarkozy à l'égard des personnes dites handicapées est proprement catastrophique! (...) C'est pourquoi, le Front de Gauche et Jean-Luc Mélenchon appellent à battre Nicolas Sarkozy en utilisant le bulletin Hollande». Par Vincent Assante, membre du Conseil national de campagne du Front de Gauche.

«Le bilan de la politique de Nicolas Sarkozy à l'égard des personnes dites handicapées est proprement catastrophique! (...) C'est pourquoi, le Front de Gauche et Jean-Luc Mélenchon appellent à battre Nicolas Sarkozy en utilisant le bulletin Hollande». Par Vincent Assante, membre du Conseil national de campagne du Front de Gauche.


 

Nous le savons: le bilan de la politique de Nicolas Sarkozy à l'égard des personnes dites handicapées est proprement catastrophique !

Au point que le mouvement associatif parle aujourd'hui «d'années noires» pour qualifier le quinquennat qui se termine !

Accueil précaire à l'école des enfants dits handicapés, trop souvent sans assistants de vie scolaire (AVS), par des enseignants de bonne volonté mais sans formation adéquate –de surcroît aujourd'hui supprimée– tandis que nombre de postes d'enseignants spécialisés ont disparu.

Gels budgétaires successifs conduisant à ce que le plan de création de 51 000 places pour la période 2008-2012 n'est atteint qu'à la hauteur d'un tiers environ, tandis que plusieurs dizaines de milliers de personnes sont en attente prolongée d'une place en établissement ou en services spécialisés ou d'un emploi en « entreprise adaptée » et que l'asphyxie financière programmée des structures, via des « tarifs plafonds », provoque de surcroît une remise en cause de la qualité de l'accompagnement des personnes, alors même que la complexité de leurs déficiences appelle en réponse une pédagogie spécifiquement adaptée.

Augmentation du forfait hospitalier, fiscalisation des indemnités journalières des personnes accidentées du travail, multiples tentatives réglementaires pour limiter l'attribution des allocations et pensions aux ayant-droits, tandis que leur niveau reste en dessous du seuil de pauvreté, ou bien encore réduction des montants pourtant déjà insuffisants de la prestation de compensation accordée pour permettre la nécessaire autonomie des personnes.

Multiples tentatives pour limiter, via des dérogations tous azimuts, l'indispensable accessibilité du cadre bâti.

« Hold-up » gouvernementaux de plus de 5 milliards d'euros sur les cotisations du 1 % logement, asséchant par la même le financement de l'adaptation des logements des personnes dites handicapées, de plusieurs centaines de millions d'euros sur les fonds pour l'insertion professionnelle des travailleurs dits handicapés, et sur la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie.

Augmentation du chômage à hauteur de 19% des travailleurs dits handicapés malgré des compétences avérées, selon les derniers chiffres connus.

Fermeture des places en centre d’hébergement et de réinsertion sociale pour cause de « restriction budgétaire », pénalisant un peu plus les milliers de personnes confrontées à de grandes difficultés sociales et comptant parmi les 8 millions de personnes recensées comme pauvres vivant en France,

Bref, désengagement financier quasi généralisé de l'État, via le transfert de ses responsabilités sur les collectivités de plus en plus asphyxiées ou sur les fonds spécialisés aux missions détournées ! 

Aujourd'hui, j'affirme que le « vote utile » consiste à nous débarrasser de Nicolas Sarkozy en lui infligeant la plus lourde défaite possible ! C'est pourquoi, le Front de Gauche et Jean-Luc Mélenchon appellent à battre Nicolas Sarkozy en utilisant le bulletin Hollande !

Nous continuerons sans relâche à nous battre pour:
- une autre définition du handicap plus conforme à la réalité sociale que vivent plusieurs millions de nos concitoyens,
- la mise en accessibilité pour tous du cadre bâti,
- l'accès à un logement adapté autant que de besoin,
- le droit effectif à la scolarisation pour tout enfant dit handicapé,
- le droit effectif à un emploi en milieu ordinaire, ou à un emploi adapté ou protégé si besoin est,
- le droit effectif à un revenu décent pour toute personne dans l'incapacité d'occuper un emploi pour des raisons physiques ou mentales,
- le droit effectif à une compensation et un accompagnement adéquats pour tous, et aux réponses médico-sociales plus lourdes chaque fois que de besoin, notamment pour plusieurs milliers de personnes sans solutions aujourd'hui et qu'un certain nombre ne trouve qu'au-delà de nos frontières.

C'est dans cet esprit que nous avons déjà déposé, il y a dix-huit mois, une proposition de loi en ce sens, visant à prévenir, supprimer ou réduire les situations de handicap vécues par des millions de nos concitoyens. Nous continuerons sans relâche à défendre notre programme « l'Humain d'abord »!

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