Comme tous les candidats FI, Clément se bat pour la force du peuple

Clément Bony, candidat insoumis pour les élections législatives des 11 et 18 juin, dans la 8ème circonscription de Paris, où Jean-Luc Mélenchon est arrivé en deuxième position après Emmanuel Macron, écrivait dans son dernier tract livré mercredi matin: ne perdons pas cinq ans de plus. Clément a des chances de pouvoir combattre le Président Macron au second tour.

Clément Bony, candidat insoumis pour les élections législatives des 11 et 18 juin, dans la 8ème circonscription de Paris, où Jean-Luc Mélenchon est arrivé en deuxième position après Emmanuel Macron, écrivait dans son dernier tract livré mercredi matin : "Ne perdons pas cinq ans de plus". Clément a des chances de pouvoir combattre le président Macron au second tour. 

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"Ce dimanche dans les urnes, Emmanuel Macron demande les pleins pouvoirs pour faire une politique plus dure que celles de Hollande et Sarkozy. Sous couvert d'un visage neuf, il recycle en réalité de vieilles idées qui ont déjà fait la preuve de leur inefficacité. Ses premiers actes annoncent un premier choc social. S'il obtient une majorité à l'Assemblée, il détruira le code du travail par ordonnances, réduira les retraites en augmentant la CSG, dégradera les services publics et abandonnera les 9 millions de pauvres à leur sort. Il acceptera les accords de libre échange, tel le CETA, destructeur d'emplois et dangereux pour notre écosystème. 

Avec les pleins pouvoirs son mandat serait aussi celui de l'irresponsabilité écologique : il ne prévoit ni la sortie du nucléaire, ni l'abolition des OGM, ni l'interdiction de tous les perturbateurs endocriniens. Protéger l'environnement c'est aussi protéger notre santé et celle des générations futures. J'en ferai, moi, une priorité absolue.

La politique doit retrouver sa vertu. Les élus ne doivent plus être au service d'une minorité, mais du peuple tout entier. Je vous propose d'imposer ensemble un autre gouvernement au Président Macron. Nous appliquerons alors immédiatement le programme "L'avenir en commun", qui répond aux urgences démocratique, écologique et sociale de notre temps."

Oui, Clément a des chances de pouvoir combattre le Président Macron au second tour des législatives si les électeurs et électrices qui ont fait confiance à Jean-Luc Mélenchon au premier tour des Présidentielles comprennent que Sandrine Mazetier, qui était vice-présidente de l'Assemblée Nationale, a voté toutes les lois défavorables aux salarié-e-s (*) et qu'il y a de grandes chances pour qu'elle respecte les voeux de son parti, le PS, qui invitent à donner une chance à Emmanuel Macron. Rares sont les candidats socialistes qui ne cherchent pas à se réclamer de la majorité présidentielle. 

Nos électrices et électeurs du premier tour des présidentielles pourraient également se poser la question suivante :  " Pourquoi est-ce que le Parti Communiste soutient la candidature de Marianne Journiac, qui n'est pas membre du PCF mais de "République et socialisme", qui a certes été membre du Front de Gauche qui n'existe plus cependant? Nous n'avons évidemment aucun grief contre cette dame, mais il nous semble curieux qu'une telle déperdition des votes  se fasse au détriment des chances que se construise une opposition forte à LREM, au nouveau Président et au Gouvernement. 

Dans une intervention sur TF1 le 6 juin, Jean-Luc Mélenchon appelait ses électeurs à construire les 11 et 18 juin cette opposition par les urnes. 

"M. MACRON PRÉPARE UN COUP D'ÉTAT SOCIAL" - Mélenchon © JEAN-LUC MÉLENCHON

Ce que propose Clément Bony c'est ce que propose tous les candidats de la France insoumise, Paméla Hocini dans le Val d'Oise, Alexis Corbière en Seine Saint-Denis (Montreuil-Bagnolet), Philippe Juraver, Charlotte Girard dans l'Essonne, Philippe Dubourg dans les Landes, évidemment Jean-Luc Mélenchon à Marseille, etc, etc et c'est, sans ambiguïté,  le programme.

La suppléante de Clément,  Bérénice Hemmer, 30 ans, le soutient activement dans son action. 

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Je soutiens la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon et Clément Bony  parce que ce mouvement qui se situe en dehors des partis, crée une dynamique qui permet de régénérer la conscience politique par une nouvelle façon de militer, et qu’il présente, à gauche, une véritable alternative sociale et écologique dans un programme cohérent, avec l’écriture d’une constitution qui veut mettre en place ce programme.

Féministe, issue d’une famille mi bretonne-mi pied-noir, Bérénice a grandi en banlieue. Collégienne à Mantes-la-Ville, lycéenne à Mantes-la-Jolie, étudiante en classe préparatoire littéraire, elle a rédigé, à Paris I, un master sur la guerre d’indépendance algérienne. Elle est actuellement professeure certifiée d’Histoire et Géographie à Créteil, dans un collège de Réseau d’Éducation Prioritaire.

Sympathisante en 2012, je fréquentais l’Usine où j’allais, de temps en temps, donner un coup de main pour tracter. J’ai signé la Charte M6R, je me suis présentée à l’assemblée du mouvement pour la 6ème République sur la plateforme et j’ai été élue. J’ai rencontré JL Mélenchon et son soutien m’a touchée. J’ai rejoint la FI pour la préparation des élections présidentielles et législatives en 2016.

Selon moi, la mesure la plus importante du programme L’Avenir en Commun, c’est la lutte contre le carriérisme en politique, c’est la dynamique qui permet nouvelle façon de faire de la politique, c’est l’appel au peuple pour écrire une nouvelle constitution : on vivrait là un vrai moment de ré-appropriation populaire de la vie politique.

 

Les points essentiels du programme L'avenir en commun. 

♥ Renforcer la démocratie : passer à la 6ème République, instaurer le droit de révoquer les élus, lutter contre le conflits d'intérêts, lutter contre la fraude fiscale. 

Conquérir de nouveaux droits : abroger la loi El Khomri, rembourser à 100% les soins de santé, restaurer la retraite à 60 ans avec 40 annuités, créer l'allocation d'autonomie pour les jeunes. 

Créer un protectionisme solidaire : abolir la directive sur les travailleurs détachés, sortir des traités de libre échange (CETA.....), signer des accords économiques équitables, développer l'économie sociale et solidaire.

Engager la transition écologique : sortir du nucléaire par le 100% renouvelable, favoriser l'agriculture bio et les circuits courts, lutter contre la pollution de l'air et des sols, développer les transports en commun

N'attendez pas cinq ans, permettez qu'une opposition forte refuse les pleins pouvoirs à Emmanuel Macron et retrouvez toutes les propositions de la France insoumise dans le programme et les livrets thématiques.

Claire Delaroche_________________________________________________________

(*) Sur la déchéance de nationalité, Sandrine Mazetier s'est abstenue. Surtout, elle a défendu avec zèle la loi El Khomri, dès sa première mouture, la plus dure (février 2016). En témoigne sa prestation dans l'émission "ça vous regarde" sur LCP (La Chaîne parlementaire) du 23 février 2016 où , à l'unisson d'un élu de droite et d'un représentant du MEDEF, elle fait le sale boulot. Une cerise sur le gâteau : la proposition signée par Mazetier visant à la censure des médias dans le cadre de l’état d’urgence. Heureusement rejetée !

ART. 4 N°CL41

ASSEMBLÉE NATIONALE

18 novembre 2015

PROROGATION DE L'ÉTAT D'URGENCE - (N° 3225)

Retiré

AMENDEMENT N°CL41

présenté par

Mme Mazetier, M. Fourage, Mme Dagoma, M. Potier, M. Premat, Mme Massat, Mme Fabre, M. Delcourt, M. Valax, M. Fournel, Mme Le Houerou, M. Ménard, Mme Gosselin-Fleury, Mme Bruneau, M. Travert, Mme Gueugneau, Mme Guittet, M. André, M. Denaja, M. Popelin et M. Gagnaire

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ARTICLE 4

Après l’alinéa 22, insérer l’alinéa suivant :

« Le décret déclarant ou la loi prorogeant l’état d’urgence peut, par une disposition expresse, habiliter les autorités administratives visées à l’article 8 à prendre toutes mesures pour assurer le contrôle de la presse et des publications de toute nature ainsi que celui des émissions radiophoniques, des projections cinématographiques et des représentations théâtrales. »

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement vise à rétablir en l’état une disposition de la loi relative à l’état d’urgence de 1955, qui ouvre la possibilité de contrôler toute publication lorsque l’état d’urgence est déclaré.

Au moment des attentats de janvier 2015, des manquements ont été constatés dans le traitement des attentats dans différentes publications, manquements qui ont pu mettre en danger nos concitoyens et les forces de l’ordre.

Cette disposition ne donne pas lieu à un contrôle systématique, elle ouvre une possibilité qu’il serait dommage de supprimer alors qu’elle peut participer à la protection de nos concitoyens.

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